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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
(c) Disjointed Societies 2021
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Leslie A. Sunderland
Leslie A. Sunderland
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Surnom : Les', Boucles d'or
Âge : 27
Origines : Australiennes par son père et américaines par sa mère
Occupation : Après avoir été barman puis escort, il est désormais serveur au Neuktae's Café
Lieu de résidence : Appartement dans le Queens
A New York depuis : Revenu début 2018 après 11 ans d'absence
Situation Amoureuse : Pris à son propre jeu, sa vie est désormais rythmée par la sienne et son âme prend le même chemin
Orientation sexuelle : Les humains de manière générale
Trigger Warning : Addictions / Pornographie / RP hot cru

Listing RPs - Liens

1m85 - Piercings à la langue et la nuque - Son accent australien est toujours encore perceptible dans sa voix - Souvent une clope aux lèvres
uc
Why couldn't you find another way? (ft. Levi) 0is9
  • United Heart
Why couldn't you find another way? (ft. Levi) VEo0rLeU_o
RPs : 6
Pseudo : Jesse
Pronom : Il
Messages : 5643
Faceclaim : Luke Hemmings
Crédits : me
Inscription : 11/11/2020
Multicomptes : Greg K., Alexis W. & Sören S.
Nombre de mots par RP : ~800
Fréquence de RP : Régulière
Je suis plutôt : dark et chill.
Instant Crush
Why couldn't you find another way? (ft. Levi) WtHvdh8l_o
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Modérateur ✧
(#) Mar 2 Mar - 23:52

Why couldn't you find another way?
Levi & Leslie

L'épaule appuyée contre le chambranle de la porte de la chambre d'Olivia, bras croisés, expression fermée, l'Australien avisait la scène qui se déroulait sous ses yeux, silencieux. Sa demi-sœur, bien trop enthousiaste à l'idée de présenter le fameux Gingerbread à Levi, lui parlait en long en large et en travers des aventures de son compagnon rongeur depuis de longues minutes déjà, le regard pétillant d'une joie certaine. Si le bonheur de sa cadette aurait pu être communicatif il n'en n'était rien, Leslie gardant un visage dur, imperturbable, la nervosité et le mal qui le rongeait bien trop vifs pour qu'il parvienne à se détendre un tant soit peu. Ils étaient tirés, ses traits, les cernes qui cerclaient son regard étant une preuve indéniable des trop nombreuses heures de sommeil qui manquaient au compteur, vestiges de nuits trop agitées, trop courtes, ses yeux dénués depuis des semaines déjà de cette lueur de vie qui, pourtant, le caractérisait. Elles restaient ternes, ses prunelles, malgré les sourires qu'il s'efforçait d'afficher pour entretenir l'illusion, mais les personnes qui gravitaient dans son cercle proche n'étaient pas dupes, elles avaient bien perçu ce changement, tout comme Liv avait su associer sa mine plus triste à l'absence de l'artiste. Avait-il lui aussi remarqué que les iris du blond avaient cet éclat en moins ? Peut-être, pas difficile, et ce malgré le fait qu'il s'appliquait en effet à ne pas croiser son regard, bien incapable d'affronter ce qu'il pourrait y voir.

Un brin trop tendu, l'escort tirait son téléphone de la poche de son jean, remarquant l'heure déjà bien avancée. Un soupir et il relevait le nez, son attention reportée sur la fillette. « Il va être l'heure ma puce. » Inutile d'en dire plus, elle savait très bien de quoi il parlait et ne bataillerait sans doute pas d'avantage, absolument pas du genre à faire des caprices ni s'opposer à ce qui lui était demandé, plutôt triste considérant les raisons pour laquelle elle était aussi docile, mais il n'en n'abusait pas, le bouclé, et avait su faire du mieux possible pour qu'elle se sente à l'aise et ose s'imposer un minimum. Elle passait une dernière fois ses doigts dans le pelage doux de l'animal avant de fermer la cage et de se lever, affirmant qu'elle allait se brosser les dents puis reviendrait dire bonne nuit. Lorsqu'elle eut disparu de la chambre, Leslie suivait le même chemin, rejoignant le salon. Pas un mot à son cadet, rien, un quelconque échange était juste au-delà de ses capacités, là, Leslie prenant déjà considérablement pour lui pour se préparer à la discussion qui suivrait. Je te demande juste d'écouter ce que j'ai à te dire que lui avait dit le brun, et bien qu'il n'en n'ait aucune envie, qu'il ne se sente absolument pas prêt à une potentielle seconde vague ni même à tout remettre en question en ayant le cerveau retourné par des explications qui seraient trop sincères, il avait capitulé, acceptant sa requête, incapable pour autant de s'apaiser ne serait-ce qu'un peu.

L'attente rompue par le retour de la blondinette, elle avait approché jusqu'à l'étreindre, lui souhaitant une bonne nuit, avant d'accorder le même traitement à Levi, ajoutant tout de même qu'elle était contente de l'avoir revu et qu'il pourrait revenir jouer avec Ginger. Lorsque la porte de la chambre se refermait, l'Australien se risquait enfin à poser le regard sur son visage, tâchant de ne pas se focaliser sur ses traits amaigris, déglutissant difficilement. « On y va ? » Simple question rhétorique parce-qu'il n'avait de toute évidence pas envie de tenir cette conversation ici, pas avec le risque que le ton monte et que l'immeuble entier soit dérangé par ce règlement de compte. Veste récupérée et enfilée par dessus son sweat, il prévenait sa colocataire de leur départ, laissant le plus jeune sortir en premier avant de refermer derrière lui. Pesant, le silence qui les enveloppait jusqu'à arriver dehors, une atmosphère bien plus lourde que ce qu'ils avaient déjà pu avoir, prouvant sans aucun doute cette distance qui s'était creusée entre eux. Y aurait-il seulement un moyen de la combler un jour ? Leslie parviendrait-il à lui pardonner lorsqu'il aurait eu ces explications ? Une part de lui le voulait, sans doute même lui avait-elle déjà pardonné, parce-qu'un quotidien sans sa présence perdait toute sa saveur, n'en devenait que plus insignifiant, l'absence bien trop difficile à porter, mais passer l'éponge sur tout ceci, sans condition, n'était pas envisageable pour autant. Le plus âgé avait été bien trop blessé, son cœur lacéré par les mots durs qui avaient filé des lèvres de l'artiste, ce dernier ayant toutes les cartes en main pour savoir précisément où appuyer pour que tout soit le plus douloureux possible. Et il avait réussi son coup avec brio.

Enfin dehors, Sunderland tirait machinalement de sa poche son paquet de cigarettes, en allumant une nerveusement. Première bouffée longue, nécessaire, l'autre main vissée au fond de sa poche. Le poids qui entravait sa cage thoracique ne s'apaisait pourtant pas, pire encore, il ne s'était fait que plus lourd depuis qu'il était là, d'avantage alors qu'il luttait corps et âme pour ne pas céder au besoin vital de le prendre dans ses bras, de lui dire combien sa présence lui manquait, combien il comptait, qu'il avait besoin de lui. Sans doute était-ce le plus compliqué à gérer, s'efforcer de garder ses distances pour se protéger, ne pas plonger dans son regard tant pour ne pas flancher que pour ne pas lui laisser l'occasion de voir ce qu'il y avait dans le sien. Cette détresse qui le bouffait, à peine atténuée par les drogues qui filaient dans son sang. Misérable, pitoyable, pathétique, tout ça parce-qu'il avait été suffisamment con pour lui accorder ce pouvoir. « J't'écoute » qu'il disait après avoir avancé de quelques pas, incapable de rester sur place en attendant que quelque chose se passe. Bouger, quitte à se poser quelque part plus tard, mais ne pas rester statique, principalement pour que sa nervosité soit un peu moins perceptible. Bien sûr qu'il était trop froid, beaucoup plus sec que ce qu'il avait pu être jusqu'alors mais, là encore, il se devait de maintenir les apparence, de mettre en avant cette part de lui qui en voulait terriblement le plus jeune, qui le détestait, pour ne pas le laisser prendre conscience d'à quel point il se laissait réellement couler, sans lui, d'à quel point son emprise était encore bien ancrée.
CODE BY ÐVÆLING // @Levi Welch



I know that i'll dream about you always and forever 'cause you broke my heart in two but then you pieced it together.
♪♫♪
©crackintime

Levi Welch
Levi Welch






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Surnom : levi pour ce qu'il en est aujourd'hui, alo pour les vieux démons du passé.
Âge : 22
Origines : franco-britanniques et américaines, il a vu le jour à bâle mais a grandi sous le ciel velvet de californie.
Occupation : producteur, auteur, compositeur, interprète, ceo de son propre label et fouteur de trouble à ses heures perdues.
Lieu de résidence : manhattan, un triplex avec deux de ses potes.
A New York depuis : trois ans désormais.
Situation Amoureuse : dans une relation sans véritable nom qui le rend plus heureux qu'il n'ose l'admettre.
Orientation sexuelle : volatile de lit en lit, d'âme en âme, préférence masculine, horrifié par l'emprise des femmes.
Trigger Warning : suicide, mort, maladies mentales, pornographie, addictions, violences, inceste, violence animale.

Why couldn't you find another way? (ft. Levi) 4ef2959836c2023b7e20d7557c6605f6 Why couldn't you find another way? (ft. Levi) 3483045802677ad727bcd14dbe803ce4 Why couldn't you find another way? (ft. Levi) Cf65389082be1633e8c03014e28c458d Why couldn't you find another way? (ft. Levi) Dfbb0a14c471b2105be47a635acb2afd
le p'tit blabla is coming soon les potes.
first you wanna fight,
then you wanna fuck.
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Pseudo : dunk, dk pour les copains.
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Inscription : 25/09/2020
Multicomptes : forty cook // boniface santos.
Nombre de mots par RP : 500 à plus de 4000 mots selon mon inspi.
Fréquence de RP : régulière, plusieurs fois par jour ou par semaine, ça dépend de mes dispos.
Je suis plutôt : dark et chill.
Young Idiot
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(#) Mar 16 Mar - 21:20
WHY COULDN'T YOU FIND ANOTHER WAY ?

@Leslie A. Sunderland & LEVI „


Terne était le décor, les rushs de son quotidien se jouaient en noir et blanc, loin de la chaleur, des couleurs, de la raison. Là, dans l'obscurité la plus totale, sans le moindre filament de lumière, où le souvenir d'un meurtre sifflait ses échos, où, tel le grand vainqueur de l'ultime combat, arborait des airs supérieurs, des abords de roi, hautain, qui soufflait abondamment des « j'ai gagné, je gagne toujours » , le chant narcissique, pittoresque et irrémédiable d'un fantôme qui, bien que défunt, avait remporté chaque bataille jusqu'à la dernière. Dès lors, le silence l'avait accablé, enrobé d'un profond sentiment de vide, un gouffre avait creusé poitrine, entrailles et esprit, instaurant toute la puissance du néant le plus noir, les abîmes d'un enfer oublié qui, sans nulle doute, laissait échapper des démons, féroces, assoiffés, des démons aux griffes acérées qui, ressuscités, avaient mené leur révolution à son terme, là où le sang coulait à flot et tâchait les paumes des survivants, de ceux qui restaient, ceux qui, affamés de vie, réclamaient justice et l'appliquaient eux-mêmes, ceux qui, comme Levi, s'habillaient de violence et épousaient la vengeance, s'accommodant d'elle comme d'un trophée, parce que s'il ne se sauvait pas lui-même alors qui le ferait, qui s'oserait à confronter le diable, à le séduire et réduire ses plans en cendres, qui ?

Lui n'avait pas attendu pour le savoir. Dans l'urgence, l'urgence de vivre, de respirer, de renaître, s'était saisi de ses poings comme des armes de destruction massive et avait mit fin à l'entière mascarade qu'était l'intégralité de sa piètre existence. Fatigué d'être un pion, un pantin qu'on manipulait depuis le premier jour de sa vie, la marionnette d'un théâtre morbide à la morale barbare, désespéré de s'en sortir, de voir le jour enfin, il avait commit le pire en espérant mieux, encore, comme si finalement arracher la vie pouvait épargner la sienne. Ce soir là, lorsque l'infime étincelle restante s'était éteinte dans son regard, lorsque son souffle s'était bloqué dans sa trachée, lorsque l'envie de se battre l'avait quitté, il comprit ; personne ici bas ne pouvait plus rien pour lui, ses gènes n'étaient constituées que de rancœur, de colère et de violence, son âme n'était qu'une illusion translucide, limpide était la révélation, si on l'appréciait c'était pour l'image qu'il renvoyait mais qui, qui pouvait réellement prétendre apprécier ce qu'il était vraiment, au plus profond de lui-même, cette créature folle à liée, cette bête au regard livide, prête à bondir de sa torpeur et d'un coup de crocs impitoyables, régler son problème par le biais du crime, par facilité, par lâcheté, parce que s'il était bel et bien certain d'une chose, c'était de ce fait – il était lâche, à en crever et la situation dans laquelle il baignait présentement n'en était que la preuve formelle.

Le corps, les veines et la tête vide, rien ne l'habitait plus, pas même un quelconque sentiment de soulagement ; il ne ressentait plus rien et étrangement, ça ne l'effrayait pas, pas même un peu. Levi était éreinté de toujours tout ressentir de manière décuplée, joies, peines, terreurs et rages, exténué de ne pas savoir gérer et au vu de sa position actuelle, il était préférable de ne rien pouvoir ressentir. Assis près d'Olivia, il faussait un sourire et s'amusait de la voir lui présenter son adorable petit animal, au fond, ça lui donnait l'impression d'avoir un brin d'importance, d'être privilégié et c'était suffisant pour panser quelques plaies, infimes certes. Il promettait de lui offrir un cadeau de bienvenu dès qu'il aurait cinq minutes, parce que bien que sa relation avec Leslie était inévitablement cabossée au possible, sa petite sœur n'avait pas à en subir les dommages et il était important de la préserver, parce que de la même façon que son frère, elle s'était faite une place d'honneur dans sa vie et son existence lui était précieuse, tel un joyau. Alors, lorsque la voix de Leslie percutait ses tympans, il réclamait un câlin pour la laisser se soumettre paisiblement à Morphée. Dès cet instant, ses mains excessivement écorchées, encore à vifs, trouvaient le chemin de ses poches, là où elles ne pourraient faire de mal à personne. Silencieux, il hochait simplement la tête et suivait le mouvement quand son aîné le questionnait, c'est ainsi qu'il ramassait son sac qui traînait dans l'entrée avant de déserter les lieux.

La brise fraîche caressait les hématomes, glissait dans les mèches désordonnées qu'il n'avait plus l'énergie de dompter et réveillait les cernes creusées par des nuits à penser, à trop songer, à lui, à son absence et au manque considérable qu'il laissait, lézardant chaque mur, imbibant le moindre recoin de l'appartement. Cette voix familière le berçait à nouveau, pourtant soulignant le détour d'une conversation inévitable, une discussion qu'il avait réclamée et qu'il ne savait pas comment approcher. 《 -C'est une histoire assez longue alors laisse-moi te la raconter depuis le début, c'est pas glorieux, pas même un peu mais j'te le dois bien, après… tout ça, d'ailleurs je vais te mettre au courant de certaines choses, des choses que j'ai faites et si le poids est trop lourd à porter, t'as entièrement le droit de me dénoncer, j'assumerai entièrement la conséquence de mes actes. 》 expliquait-il d'abord, le ton particulièrement monotone au souvenir du parcours calamiteux qu'était le sien. 《 -Quand j'ai eu huit ans, ma mère est décédée, les flics ont conclu l'affaire en suicide malgré le fait d'avoir toujours crié au meurtre, ma parole a constamment été remise en doute alors j'ai fini par y croire moi-même, comme tu l'sais y'a quelques mois de ça j'ai eu l'opportunité de rencontrer mon géniteur, c'était cool, je l'aimais plutôt bien jusqu'à ce que j'apprenne qu'il était lié au meurtre de ma mère, quand il a su que j'avais des preuves irréfutables, il a tenté d'me tuer, alors je l'ai assassiné, j'ai toujours dis que c'était de la légitime défense mais j'étais surtout en colère… ça fait du bien d'le dire à voix haute, enfin bon, tu connaissais déjà l'issue de cette histoire mais c'est important que tu saches le pourquoi du comment pour comprendre ce qui va suivre. 》 qu'il confessait dans un premier temps, le ton étrangement neutre, détaché de son propre récit, à mille lieues des aveux qu'il était entrain de citer.

《 -Après cet événement j'avais vraiment l'impression que tout ce bordel était fini, pour de bon… tu vois ? J'ai été stupide d'y croire, quand tu regardes bien le schéma de ma vie c'est quand même un bel enchaînement merdique, c'est risible j't'assure... quoi qu'il en soit, ma tante toujours présente pour faire de ma vie un putain d'enfer est revenue à la charge, elle faisait chanter Minki, elle menaçait mes proches, j'ai su qu'elle savait pour les preuves, que j'comptais m'en servir pour la faire tomber alors j'me suis rendu à los angeles avec un ami et je lui ai rendu la monnaie de sa pièce, j'ai vengé ma mère, je l'ai poussé à écrire une lettre dans laquelle elle avouait tout, tout ce qu'elle avait fait depuis le jour où j'suis né, tout et là… là je l'ai poussé, elle est passée par dessus la rambarde du balcon et elle est morte, elle m'a enlevée ma mère alors j'lui ai enlevé la vie, j'ai fais passer ça pour un suicide en demandant à mon pote d'me couvrir parce que c'est tout ce que cette foutue dégénérée méritait, tu comprends ? Non, peut-être que tu comprends pas, mais elle avait pas l'droit, c'était pas juste qu'elle vive paisiblement sa putain d'vie, c'était pas juste, pas après avoir gâché la mienne, pas après avoir arrachée celle de ma mère, c'était pas juste. 》 peut-être en disait-il trop, mais là, maintenant, ça lui importait peu, il n'avait plus grand-chose à perdre, plus grand-chose à miser alors il faisait tapis sur la vérité.

Les yeux rivés sur le sol, il laissait échapper un soupir, conscient que ce qu'il racontait ne pourrait que faire fuir Leslie, l'éloigner de lui plus qu'il ne l'était déjà et pourtant, prêt à être pleinement honnête, il reprenait le cours de son récit. 《 -Vraiment, à ce moment là j'me suis senti léger, c'était terminé, y'aurait plus jamais de cave, plus de torture, plus d'abus, juste… juste la liberté que j'pensais mériter alors j'suis rentré à new-york, mais y'a ce putain de notaire sorti de nulle part qui m'a refilé les affaires de ma tante, les fameux dossiers que j'voulais pas que tu vois… dans les dossiers j'ai pu découvrir à quel point ma famille était tordue, y'avait tous ces trafiques d'êtres humains, des réseaux de prostitutions, de pédopornographie et puis entre deux atrocités, y'avait ce dossier…》 la pause était nécessaire, difficile d'articuler quand le souvenir se jouait encore dans l'écrin de son esprit, cependant, il le lui devait, il lui devait la vérité, toute la vérité, aussi dure était-elle à émettre. 《 -Avant de débarquer à new-york y'a plusieurs années de ça, je bossais dans une maison close et j'ai rencontré quelqu'un, j'le voyais régulièrement mais rien de sérieux, j'en avais rien à foutre, c'était juste… une distraction, j'ai pris la fuite quand un agent m'a proposé un contrat et je l'avais jamais revu depuis le jour où il m'avait avoué bien m'aimer, dans le dossier, j'ai vu son nom, c'est là que j'ai appris que- euh, il- désolé, c'est dur d'le dire à voix haute sans avoir envie de gerber. 》 qu'il daignait soumettre, incapable d'élever les yeux du sol, le souffle court.

《 -Du coup j'disais… ouais, mh, j'ai appris que c'était le fils de ma tante, c'était… mon cousin, je- mh, à partir de ce moment là tout m'a complètement échappé, la situation a déparée trop vite et j'ai pas pu gérer, c'était… c'était trop, tu vois ? Il a vite prit le contrôle sur ma vie, il s'est installé chez moi et m'a fait chanter, moi comme mes proches, Minki n'avait plus l'droit de me parler, Ace de même, Leith s'était limite et toi… Toi c'était autre chose, le soir où t'étais là quand j'suis rentré, j'ai reçu un message, il avait fait installer des caméras de surveillance et il menaçait de s'en prendre à toi, j'ai cherché un moyen mais j'ai été pris de cours et j'ai fais la pire chose à faire, je t'ai dis toutes ces choses, je l'ai fais pour te préserver d'lui et malgré tout ça, il a réussi, il a gagné et ça me- 》 contrains de s'éclaircir la voix pour ne pas flancher, il abattait la capuche de sa veste sur ses cheveux, le coeur au bord des lèvres, prêt à imploser en un millier d'éclats. 《 -Les raisons qui m'ont poussées à te traiter de la pire façon qui soit n'excusent rien et j'en suis conscient, sur l'coup je savais tellement pas quoi faire alors j'ai fais n'importe quoi et ça a été… ça a été terrible de devoir te mentir, j'aurai voulu tout te dire et j'ai choisi l'option que j'pensais être la meilleure pour te protéger du bordel qui m'entoure et là encore, j'ai échoué, je croyais que ça te mettrais à l'abri de ses foudres mais il a découvert la supercherie, il a vu les messages que je t'envoyais quand j'te débloquais et ça l'a foutu en rogne, genre… vraiment en rogne et il s'est vengé de la pire des manières, de la putain de pire des manières, il- 》, levi prenait une inspiration, sifflant son surplus anxiogène dans l'air, le muscle vital en miette, enserré par une vision d'horreur, un souvenir encore trop ancré, trop récent, récurrent à souhait.

《 -Un soir il est rentré et il m'a tendu son téléphone et c'est là que j'ai compris ce qu'il avait fait, apprendre qu'il ait couché avec toi j'avais déjà du mal à gérer mais il a dit cette phrase… il l'a dite, il t'a manqué de respect et j'ai déraillé, j'peux pas me cacher derrière les voix parce que la vérité c'est qu'elles étaient pas là, non, je l'ai fais en étant pleinement lucide, parce qu'il t'a touché, parce qu'il avait pas l'droit de faire ça, t'utiliser par intérêt, pour m'atteindre, il t'a touché et je- l'idée même m'a rendue dingue, il parlait de toi de manière dégradante et j'pouvais pas l'encaisser, il le méritait, putain ouais, il méritait chaque coup jusqu'au dernier, il avait pas l'droit de parler de toi comme ça, tu comprends ? il avait pas l'droit, personne n'a le droit d'parler de toi de cette façon alors… alors je l'ai frappé, jusqu'à ce que j'sente plus son pouls, j'avais la haine et j'voulais juste qu'il la ferme, j'voulais juste qu'il arrête de dire toutes ces choses parce que tu- j'étais tellement en colère, contre lui, contre moi-même, je t'avais dis ces trucs monstrueux et ça avait servi à rien, pas même un peu, j'suis désolé, j'suis vraiment désolé parce que rien d'tout ça ne serait jamais arrivé si j'étais pas putain d'amoureux de toi et ça me flingue de savoir que j'ai pu te faire du mal, tout ce que je voulais c'était faire en sorte qu'il t'arrive rien, j'pouvais pas supporter l'idée d'te perdre mais il a gagné, il a gagné parce que j'ai perdu quand même je- j'me doute que ça te semblera sûrement un peu tiré par les cheveux, tu décideras peut-être de pas me croire et ça fait rien, c'est pas grave, je comprendrais, mais au moins tu sais, tu sais tout et je- euh, je- attends, je- 》 l'information était assimilée ; 'si j'étais pas putain d'amoureux de toi', les mots lui avaient échappés et désormais, il était trop tard.



design ϟ vocivus // icons ϟ vocivus


call out my name
you're on top ✻ i put you on top, i claimed you so proud and openly babe, and when times were rough, i made sure i held you close to me, so call out my name and i'll be on my way.

Levi sera dans le coma jusqu’au 10.06.
Leslie A. Sunderland
Leslie A. Sunderland
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(#) Ven 19 Mar - 23:58

Why couldn't you find another way?
Levi & Leslie

Tendue, l'atmosphère, à l'instar de chacun de ses muscles, chaque partie de son corps, jusqu'à ses doigts qui portaient nerveusement à ses lèvres une cigarette sur laquelle il inspirait profondément, sa seconde main crispée en un poing au fond de sa poche, bien incapable de se détendre ne serait-ce qu'un minimum parce-qu'il le savait, Leslie, la discussion à venir serait lourde, sans doute trop. Une part de lui n'avait aucune envie d'y participer, pas même de l'entendre, souhaitant simplement laisser tout ce bordel derrière, le laisser lui pour se protéger soi-même, mais l'autre part, bien plus présente, ne pouvait se résoudre à lui tourner le dos, tout comme elle ne pouvait le regarder sans se trouver peinée de le voir aussi amaigri, de voir les cernes, de voir combien il n'avait l'air d'être plus que l'ombre de lui-même. Peut-être l'Australien parvenait-il un minimum à entretenir les apparences, peut-être ses sourires étaient-ils suffisamment appliqués pour paraître vrais bien que ceux qui le connaissaient le mieux devaient voir l'absence de lumière dans son regard, ils devaient avoir compris que le soleil avait quitté son écrin, ne laissant qu'obscurité et désespoir, probablement même Levi l'avait-il remarqué, mais qu'importait au fond, le but n'était pas de savoir qui souffrait le plus, qui perdait le plus pied, ce n'était ni une course ni un pari débile qu'ils s'étaient lancés et, dans le fond, maintenir les apparences n'était que de la poudre aux yeux considérant sa consommation nettement plus importante de drogues. Confronté à tout ce qu'il avait toujours voulu éviter, à cette dépendance envers quelqu'un d'autre, dépendance qui donnait à la personne concernée tous les outils pour le traîner dans la poussière jusqu'à l'en faire suffoquer, jusqu'à lui faire rendre son dernier souffle, il ne parvenait pas à gérer, forcé à s'abrutir le crâne pour porter ces poids ne serait-ce que quelques heures de plus, se berner lui-même en se persuadant qu'il tenait le coup. Foutaises.

Alors, là, la mine fermée, regard porteur de cette déception mêlée à la douleur, il attendait que son cadet ne daigne parler, espérant presque qu'il n'ait pas d'excuse valable, tout pour ne pas sentir son cerveau se faire retourner, pour ne pas le sentir s'immiscer une nouvelle fois au plus profond de son être pour fouler les vestiges de ce qui y était auparavant érigé. Mais, malgré tout, mieux valait qu'il ait une bonne excuse s'il voulait espérer un jour obtenir un semblant de pardon de sa part, conciliation que le blond n'était pour l'heure absolument pas prêt à faire, pas même envisageable tant son âme toute entière avait été réduite en charpie. Disposé à écouter cependant, bien conscient que le plus petit ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il ne lui aurait pas accordé cela, Leslie s'était mis à marcher, supposant que le concerné suivrait. Et les mots commençaient à tomber, le tendant instantanément d'avantage, comme si le simple fait d'entendre sa voix soulevait des souvenirs auxquels il préférait ne plus songer, et sans doute était-ce précisément le cas. Ils se fronçaient, ses sourcils, lorsqu'il fut question de le dénoncer, un simple « mh » soufflé pour montrer qu'il écoutait. Le dénoncer de quoi au juste ? Celui qui était son meilleur ami et frère de cœur, assassiné il y avait de cela plusieurs semaines maintenant, était un foutu trafiquant d'organes, et jamais le bouclé n'en n'avait dit quoi que ce soit, jamais l'info avait été trop lourde à porter, alors quoi que lui dise son cadet il n'envisageait pas une seconde de balancer le moindre détail mais, évidemment, Levi ne pouvait avoir connaissance de cette loyauté dont il savait faire preuve, ni même de ce détachement quant à la vie de ceux qui ne lui importaient pas réellement.

Et le récit débutait, remontant à l'enfance de l'artiste et, si Leslie ne voyait pas le rapport, il jugeait préférable de ne pas l'interrompre, lui laisser l'occasion de dire ce qu'il avait à dire, d'une traite, pour se laisser le temps aussi de processer les informations qui lui étaient données. Sa mère décédée, un suicide en apparence, un meurtre dans les faits, meurtre confirmé lorsque le géniteur du concerné s'était pointé dans le tableau. Ça faisait déjà un sacré schéma que le bouclé s'efforçait de matérialiser dans son esprit pour ne pas perdre le fil d'une explication qui semblait de toute évidence loin d'être terminée, en témoignait le ce qui va suivre qui bouclait cette introduction. Ainsi donc Levi avait tué son père, ce dernier ayant participé à la mort de sa mère. Aucun problème jusque là, œil pour œil, ça se valait, même si le souvenir de l'état dans lequel avait été Levi suite à cette histoire lui refilait un frisson désagréable. Ils s'étaient tous les deux retrouvés dans un état pitoyable ce soir là, et les séquelles physiques comme morales avaient traîné un temps encore. Et l'histoire reprenait, la tante entrant cette fois dans le tableau, cette fameuse tante qu'il n'avait pas voulu que le blond voit lorsqu'il avait proposé de l'accompagner à l'aéroport, sans doute. Visiblement pas mieux que son géniteur au vu de ce qu'il disait et désormais six pieds sous terre elle aussi. Hochant la tête en tirant sur son cancer en stick pour montrer qu'il écoutait toujours, il répondait un « j'comprends, Levi » lorsque celui-ci supposait le contraire, principalement pour l'apaiser, lui montrer qu'il n'y portait aucun jugement, bien décidé cependant à ne pas commenter d'avantage afin de ne pas le couper dans son élan.

Clope terminée et consumée trop vite à son goût, le plus grand s'arrêtait, l'écrasant sous sa semelle avant d'en sortir une autre de sa poche sans même se soucier du fait que sa consommation était un brin trop abusive. Il était désormais question d'un dossier, celui qu'il ne devait pas voir, celui qui comportait visiblement des bails bien sombres. Immobile, l'Australien arquait un sourcil à la pause prise par son homologue, attendant patiemment la suite. Nouveau retour en arrière qui les ramenait à cette époque où le jeune travaillait dans une maison close, information qui le poussait à déglutir. Difficile de croire qu'il pouvait en être là aujourd'hui, sorti de tout ce bordel bien que, d'une certaine manière, le passé avait clairement semblé l'avoir rattrapé. Attentif, les schémas se faisaient dans son esprit, ce type qu'il fréquentait qui était en réalité son cousin et qui, suite à la mort de la fameuse tante, avait refoutu un pied dans la vie de Levi. Bien sûr qu'il pouvait comprendre que c'était trop à encaisser, lui-même ne sachant pas réellement comment intégrer la nouvelle, mais le passé n'était pas le plus important, là, du moins pas un passé aussi lointain. Ce qui importait était le pourquoi du comment la situation avait terminé de la sorte entre eux, pourquoi l'avait-il dégagé comme la dernière des merdes pour finalement revenir supplier pour un peu de temps et une oreille attentive.

Il menaçait de s'en prendre à toi. Un soupir s'extirpait de ses lèvres alors qu'il fermait les yeux quelques secondes, intégrant une idée de plus. Tout comme pour son agression en décembre, il semblait que sa trop grande proximité avec l'artiste était dangereuse, qu'elle attirait clairement son lot d'ennui, mais l'escort s'en fichait pas mal à dire vrai, ne s'attachant pas aux gens en fonction du lot de dangerosité compris dans le packaging. Ainsi donc ils étaient surveillés à ce moment là, et ç'avait été pour le protéger qu'il lui avait balancé toutes ces atrocités. Mais il avait gagné tout de même ? Sourcils froncés, il l'observait rabattre la capuche sur sa tête, dans l'incompréhension la plus totale. Le problème n'avait-il pas été réglé ? Nouveau soupir alors qu'il passait une main nerveuse sur sa nuque, les souvenirs de cette altercation encore bien trop présents, sûr que s'il y songeait d'avantage il pourrait sans mal sentir encore les doigts de son vis-à-vis entravant sa gorge, il pourrait encore entendre sa voix assassine, les mots tout aussi destructeurs. Malgré tout, il se détachait rapidement de ce souvenir, se focalisant sur ce qui lui était dit, l'incompréhension toujours plus grande. « Mais de quoi tu parles ? Personne s'en est pris à moi » rétorquait-il, perdu dans le flou le plus total, incapable de se rappeler d'un moment où quiconque serait venu à lui pour une vengeance.

Elle était nerveuse, la voix de l'artiste, les mots fusant avec une rapidité qui en faisant quelque chose de presque décousu, suffisamment limpide cependant pour que Leslie parvienne à ordonner les événements dans son esprit, et l'information énoncée le figeait net, le poussant à poser le regard sur lui, cloque qui se consumait seule entre ses doigts. Ils avaient couché ensemble ? Qui ? Quand ? Mâchoire crispée, il essayait de se remémorer de qui il pouvait s'agir bien que les dates restaient floues. L'événement avait cependant l'air de secouer considérablement Levi qui, malgré son calme apparent, laissait clairement entrevoir une nervosité dévorante, une rage étouffée qu'il avait déversée contre son cousin afin de le faire taire. Amoureux de toi. Bloquant sur l'aveu, médusé, il n'entendait la suite que d'une oreille trop distraite. Bien sûr qu'il avait remarqué avoir auparavant une place importante aux yeux du plus jeune, mais il avait été bien plus simple de ne pas mettre de mots dessus, plus simple que d'espérer bêtement quelque chose et de se brûler les ailes, et pourtant. Pourtant il venait d'énoncer clairement les faits. Et tout se mélangeait dans la tête de l'Australien, incapable de déceler le vrai du faux, de savoir s'il ne pensait en effet rien des horreurs qu'il lui avait balancées, s'il était réellement amoureux ou si ce n'était qu'une manière de plus de l'attirer dans ses filets. Dieu qu'il avait envie de le croire, de croire pleinement à tout cela, de tout effacer, le prendre dans ses bras et lui dire que ce n'était pas grave, qu'il lui pardonnait, qu'il l'aimait bien trop lui aussi. Il en crevait d'envie. Mais la blessure était telle qu'il en était incapable. Des semaines qu'il marchait sur les éclats de son propre cœur, percevant chaque fissure sous ses pieds, alors comment pourrait-il seulement balayer cela par ces simples mots ? Rien n'était simple, rien du tout.

Forcé à lâcher la cigarette qui venait lui chauffer considérablement les doigts, quasiment terminée, il la laissait tomber au sol, inspirant profondément. « J'suis désolé qu'il te soit arrivé tout ça, sincèrement. Tu méritais pas un tel chemin, autant d'merdes » commençait-il, sincère malgré son timbre trop blanc, presque distant. Prunelles recalées sur lui, il reprenait. « Mais t'aurais vraiment pas pu trouver un autre moyen ? Quelque chose de moins dur que c'que tu m'as foutu dans les dents ? Putain t'imagines même pas à quel point ça a fait mal Levi, à quel point ça fait toujours putain d'mal à chaque fois que j'y pense, que j'te vois, que j'pense à toi. Peut-être que c'était la seule solution qu'tu voyais, mais j'aurais juste préféré prendre le risque de m'attirer du bordel plutôt que d'avoir à encaisser... ça. » Un silence, pesant, avant qu'il ne passe une main lasse sur son visage, doigts légèrement tremblants. Elle était perceptible dans ses orbes, cette haine, cette déception, cette palette de sentiments en bordel qui portait surtout une immense teinte d'incompréhension. « S'il était si dangereux pourquoi tu t'es même pas dis que c'était peut-être une bonne idée d'm'en toucher un mot ? Pour que j'puisse me préparer, savoir à quoi il ressemblait, ça aurait évité qu'il arrive à t'atteindre quand même à travers moi... Mais nan, t'as de nouveau tout voulu gérer tout seul, comme si t'avais personne autour de toi, alors tu peux t'en prendre qu'à toi, Levi. C'est qui ce mec même ? C'est quoi son nom ? À quoi il ressemble ? Qu'je sache au moins à quel moment j'ai donné mon cul à la mauvaise personne. » Sans doute un brin trop agressif, son ton, mais il ne contrôlait plus rien, là, bien trop à fleur de peau, les émotions trop vives pour qu'il parvienne à rester de marbre.

« Et puis merde, c'est quoi ça d'me balancer qu't'es amoureux comme ça ? C'est genre une tentative pour m'refoutre le grappin dessus pour mieux m'rejeter plus tard mh ? » Parce-qu'il était impensable que ce soit autre chose, vraiment autre chose, principalement parce-que l'image que le bouclé avait de lui-même était devenue au fil des semaines tellement biaisée qu'il ne supportait qu'à peine son propre reflet. Ridicule, ce regard éteint, pathétique, ce cœur en miettes, éparpillé aux quatre coins de son être. Il n'y avait plus rien en lui à aimer, rien du tout. « J'comprends pas. J'entends c'que tu dis, et j'suis profondément désolé que t'aies eu à traverser tout ça, vraiment Levi, mais... putain, j'savais qu'ça allait m'retourner l'cerveau cette conversation. » Inspirant en se remettant à marcher un peu, mains filant sur sa nuque pour essayer de se calmer, il finissait par revenir sur ses pas, s'accroupissant, accoudé sur ses genoux, menton déposé sur ses poings. « A aucun moment tu t'es dit que, peut-être, j'étais prêt à prendre ce risque pour toi ? Que même si ma vie avait été sur la sellette j'aurais juste préféré ça que... » Secouant la tête, expirant bruyamment, il le quittait des yeux, fixant un point aléatoire en face de lui, tombant dans un silence complètement opposé à toute l'agitation dans sa tête, assourdissante, à toutes ces parts de lui qui s'affrontaient pour essayer de garder le contrôle de ses émotions, de prendre le dessus l'une sur l'autre pour reprendre la situation en main.
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I know that i'll dream about you always and forever 'cause you broke my heart in two but then you pieced it together.
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Levi Welch
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Origines : franco-britanniques et américaines, il a vu le jour à bâle mais a grandi sous le ciel velvet de californie.
Occupation : producteur, auteur, compositeur, interprète, ceo de son propre label et fouteur de trouble à ses heures perdues.
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Situation Amoureuse : dans une relation sans véritable nom qui le rend plus heureux qu'il n'ose l'admettre.
Orientation sexuelle : volatile de lit en lit, d'âme en âme, préférence masculine, horrifié par l'emprise des femmes.
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WHY COULDN'T YOU FIND ANOTHER WAY ?

@Leslie A. Sunderland & LEVI „


Jusque là, il avait fait de son mieux, de son mieux pour énoncer le récit des dernières semaines sans flancher, sans omettre le moindre détail, sans s'évertuer à céder à la brume de son regard le droit d'écouler une quelconque faiblesse sur ses joues déjà rougies par le froid. Il avait fait de son mieux, mais là encore, ça n'était pas assez. L'entière vérité s'était glissée entre les mailles de ses paroles, telle une dernière tentative, celle d'être translucide, limpide, assez pour émettre sans filtre la véritable couleur de ses sentiments à son égard. Il avait essayé, d'être bien, d'être bon, de gérer au mieux, pour tout le monde, quitte à s'y perdre lui-même, à risquer d'y laisser sa vie, son âme et toute volonté de vivre, pourtant chaque décision avait laissée l'écume d'une empreinte amer qu'il regrettait aujourd'hui. Il n'existait aucun mot, aucune citation au monde pour soumettre combien la culpabilité le rongeait assez pour songer à y mettre un terme, radical et définitif. Inconcevable lui était la simple pensée de vivre dans un univers détraqué, un univers dans lequel il s'en voulait d'être entouré, de protéger à tel point, un univers dans lequel ses paumes étaient tâchées d'un sang qui n'était pas le sien, dans lequel il se sentait coupable, coupable d'aimer, d'aimer vraiment.

Alors, le récit terminé, lorsque la vérité s'était faite sa place au gré de sa volonté, lorsque les mots étaient tombés, entre deux révélations et une poignée de regrets, son coeur éteint s'emballait, à nouveau, comme avant, comme si là, en l'instant, il était prêt, prêt à vivre, prêt à vivre une dernière fois, à tout tenter, à tout miser, à faire tapis. Immobile, pantelant dans l'attente d'une réponse, d'une seule, une réponse qui lui soumettrait qu'il ne lui en voulait pas d'être ainsi dépendant de lui, aussi accro et désespérément amoureux. Cependant, lorsque sa voix s'élevait, c'était d'abord pour souligner qu'il aurait pu trouver un autre moyen, une autre manière de le préserver, de faire les choses, une solution qui n'aurait pas causée tant de discordes, un torrent constant de peine et de douleur. Le silence s'immisçait à nouveau et le laissait penser qu'il n'avait pas entendu, qu'il n'avait porté aucune attention à cette part de lui qui depuis toujours criait qu'il l'aimait, vraiment, profondément, démesurément, cette part qui ce soir, l'avait émise à voix haute, sans l'ombre d'une hésitation et d'une certaine façon, ça le soulageait. Le souffle court, il daignait élever le regard sur lui, parce qu'après tout, il lui devait bien ça. « -J'pouvais pas te le dire, comment j'aurai pu te dire un truc pareille, à l'instant où j'ai su qui c'était j'me suis trouvé à gerber et la dernière chose dont j'avais envie c'était que tu l'penses aussi et puis ouais, j'sais bien que t'y crois pas, j'suis pas idiot mais j'voulais juste t'épargner, tu vois après tout ce que t'as vécu, après tout ce que tu m'as dis, tout ce que j'voulais c'était juste… j'sais pas, j'voulais juste éviter d'en rajouter une couche, j'me suis dis que ça serait plus facile pour toi si tu me détestais, j'sais que c'est la pire décision que j'ai prise et j'le regrette et… j'suis vraiment désolé, pour tout ça, pour tout ce que j'ai fais, tout ce que j'ai dis, je suis désolé, je pensais pas un seul mot de ce que j'ai dis, pas un » confessait-il à nouveau, tentant tant bien que mal de garder contenance, de ravaler chaque faiblesse qui menaçait de faire front contre lui.

« -Roman, Roman Ramirez, un mètre quatre-vingt, brun, il a- enfin, il avait une croix tatouée sur l'annulaire gauche, une cicatrice sur la joue et un penchant pour foutre en l'air ce qu'il pouvait pas avoir, j'espère que ça te parle parce que j'ai gardé aucune photo de cet enfoiré », la seule peinture de ce tableau le ramenait à des souvenirs qu'il aurait volontiers préféré oublier, cependant nécessaire à Leslie de le savoir alors il faisait l'effort, pour lui, pour lui seulement. Brusquement, la situation prenait un tournant peu ordinaire, lorsque son vis à vis faisait référence à la révélation inopinée de ses sentiments. Figée, son âme entière ne répondait plus de rien et ses mots avaient l'effet identique à une gifle, une douche de givre. Certes, Levi s'était conduit tel un monstre d'une désinvolture et d'une cruauté affligeante, ceci dit, jamais il n'irait prétendre être amoureux de lui s'il n'en était rien. La vision brouillée sous les secousses émises par son coeur, il fermait les yeux de brèves secondes, puisant au fond de lui la force de balayer cette faiblesse qui luttait pour avoir l'emprise, pour régner en reine. Alors terré dans le mutisme, il avait rouvert les paupières, laissant à son semblable l'opportunité de s'exprimer.

« -J'comprends que tu sois en colère, en colère et triste mais t'as pas l'droit de dire ça, t'as pas le droit de sous-entendre que le fait que j'sois amoureux d'toi c'est un mensonge parce que de toute ma putain de vie, j'ai jamais rien dis d'aussi vrai ok je- j'ai merdé, j'ai vraiment merdé, sur toute la ligne, du début à la fin, mais ça c'est pas des putain de conneries, c'est réel et si tu crois que c'était une partie de plaisir de te dire tout ça la dernière fois, tu te trompes, t'as peut-être du mal à le croire, mais tu te trompes je- la dernière chose dont j'avais envie c'était de blesser la seule et unique personne à m'faire ressentir ce que j'connaissais pas, j'ai jamais voulu te faire de mal je- » jamais et pourtant, il l'avait fait. Très peu rôdé quant à l'évocation de ses sentiments, il tentait difficilement de les exprimer, de faire savoir que tout ça n'était pas du vent et qu'en effet, il était trop tard, trop tard pour son coeur fatalement éprit du sien. « -J'savais que t'étais capable de prendre le risque et c'est pour ça que je t'ai rien dis, parce que je voulais pas que tu te lances là dedans parce que c'est que t'aurai fais et tu te serais fais descendre alors c'est peut-être égoïste de ma part mais j'voulais pas te perdre, j'voulais pas te perdre pour de bon c'est tout je- » incapable de terminer sa phrase, il laissait un soupir las lui échapper avant d'ôter son sac de ses épaules pour fouiller dedans avant d'en sortir un carnet noir, l'un d'eux, pour le lui tendre. « -Si tu crois pas tout ce que j'viens de te dire tu devrais lire ça, j'veux dire quand tu seras prêt je-, euh, tout est daté et j'évoque tout ce qui est arrivé et… enfin, si après l'avoir lu tu veux plus me parler alors je comprendrais parce que, euh, j'parle de toi un peu, enfin pas mal, j'veux dire, beaucoup ».



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call out my name
you're on top ✻ i put you on top, i claimed you so proud and openly babe, and when times were rough, i made sure i held you close to me, so call out my name and i'll be on my way.

Levi sera dans le coma jusqu’au 10.06.
Leslie A. Sunderland
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Occupation : Après avoir été barman puis escort, il est désormais serveur au Neuktae's Café
Lieu de résidence : Appartement dans le Queens
A New York depuis : Revenu début 2018 après 11 ans d'absence
Situation Amoureuse : Pris à son propre jeu, sa vie est désormais rythmée par la sienne et son âme prend le même chemin
Orientation sexuelle : Les humains de manière générale
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1m85 - Piercings à la langue et la nuque - Son accent australien est toujours encore perceptible dans sa voix - Souvent une clope aux lèvres
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Why couldn't you find another way?
Levi & Leslie

Trop nerveux, le bouclé, enchaînant clope sur clope pour essayer de contrer son envie de plus, ce besoin viscéral de se plonger dans des tonnes de rails pour s'abrutir réellement le crâne, nécessité de mettre un gros stop à ces pensées qui l'accablaient, tout pour ne plus ressentir combien son cœur se serrait, combien l'entrave se faisait de plus en plus pressante à chaque fois qu'il posait son regard sur lui, que leur échange violent revenait se répandre sur les pans de sa mémoire, ces paroles dures à encaisser, les gestes qui l'avaient été tout autant. Il était prêt à tout donner en l'instant, tout pour effacer ces souvenirs, pour les empêcher de le terrasser d'avantage, tout pour ne pas associer tout ce qu'ils avaient pu être -aussi flou soit ce quelque chose- à cet échange douloureux. Mais il ne pouvait pas y échapper, là, n'ayant aucune échappatoire, pas d'autre choix que d'écouter ce que le brun avait à lui dire, d'essayer de le croire, et de faire taire ces parts de lui qui n'avaient de cesse de s'affronter, de l'aimer à en perdre la raison, de le détester tout autant. Ça faisait mal, ça faisait putain de mal de devoir gérer cette guerre interne alors qu'il n'avait qu'une seule foutue envie : déposer les armes, apaiser ces émotions trop vives, lui dire combien il lui manquait, combien il avait besoin de lui, lui dire aussi que tout était bien plus compliqué sans lui, que l'absence était trop intolérable, mais la haine et la peur pesaient tout autant dans la balance alors il se l'interdisait, Leslie, son regard pourtant porteur de cette tempête douloureuse qui le prenait aux tripes.

L'entendant lui dire qu'il voulait juste le préserver, le protéger de tout ce bordel, que le meilleur moyen pour cela avait été de le pousser à le détester, l'Australien avait laissé filer un bref rire amer, dénué d'une quelconque joie, presque excédé. « C'était la pire décision, ouais. » Elles étaient pires que tout, ses excuses constantes et répétées, parce-qu'il crevait d'envie de lui pardonner, de le croire, de lui dire qu'ils pouvaient passer l'éponge, mais chaque bribe de souvenir était semblable à un coup de lame dans son être. Il n'avait pas simplement brisé son être, Levi, il s'était appliqué à sauter sur les débris à pieds joints, foutant en l'air tout ce qui aurait pu être sauvé, toutes ces parts de lui animées par cette part d'eux, et il lui en voulait pour ça, il lui en voulait terriblement. Le cœur au bord des lèvres, son regard aussi assassin que blessé, il l'écoutait lui parler de ce type, cet inconnu avec qui il avait passé la nuit et qui, au final, était la source initiale de ce putain de bordel. La description suffisait à ramener ses souvenirs, le poussant à simplement hocher la tête pour signifier que oui, il se rappelait, et la culpabilité vint immédiatement l'accabler, toute son attention reportée sur l'aveu de son cadet quant au fait qu'il soit amoureux. Trop craintif, trop apeuré de ce que tout ceci pourrait signifier, plus terrifié encore à l'idée de s'ouvrir, de lui accorder une nouvelle chance et de s'en retrouver encore d'avantage brisé. Alors il remettait tout en doute, même l'aveu le plus sincère. Remise en question qui semblait ne pas passer aux yeux de l'artiste.

Les mots reprenaient, rapides, pleins de la détresse de la situation, de ce besoin qu'il le croit, qu'il l'entende, au moins, et Leslie ne pouvait soutenir plus longtemps son regard, sentant sa propre vision se faire plus embuée, la boule d'émotion qui logeait sa gorge toujours plus étouffante. Tirant une dernière fois sur sa cigarette d'un geste tremblant, il la jetait plus loin, enfouissant les mains dans les poches de sa veste. Pas un mensonge, une pure vérité, contrairement à toutes les horreurs qu'il lui avait balancé lorsqu'il l'avait trouvé chez lui. Plus les paroles étaient énoncées et plus le poids des émotions se faisait accablant, plus elles devenaient vives, au point qu'il en était contraint à fermer les yeux pour inspirer profondément, tout pour essayer de contenir ce trop plein de ressentis, de détresse, tout pour que ses yeux s'assèchent au plus vite. En vain. Bien incapable d'aligner le moindre mot, trop conscient qu'il serait déversé avec le reste de ces émotions, le bouclé restait mutique, mâchoire trop tendue, mains crispées en deux poings au fond de ses poches. J'ai jamais voulu te faire de mal. Pourquoi était-ce à la fois si facile et si terrifiant de le croire ? Malgré tout, le brun avait raison sur un point : il aurait été capable de prendre le risque, sans hésiter la moindre seconde, quitte à foutre sa vie en jeu, parce-qu'il valait tous les risques du monde. Alors qu'il affirmait ne pas avoir voulu le perdre, Leslie reportait son regard sur sa silhouette, l'expression profondément peinée. « Mais tu m'as perdu quand même. » Une réalité, parce-que s'il était toujours en vie, son être était animé par un tel chaos qu'il n'y avait plus rien à sauver, plus rien à prendre, rien d'autre que cette douleur qui filait dans ses veines lorsque les souvenirs survenaient.

L'observant alors sortir un carnet de son sac, le plus grand n'eut aucun mal à reconnaître l'un de ces fameux carnets présents dans la chambre du concerné, l'un de ceux qu'il n'avait pas le droit de lire, une demande qu'il avait respectée, accroché à l'idée de ne jamais briser cette promesse. Mais Levi lui demandait le contraire, là, lui intimant de lire les notes qui s'y trouvaient, quand il serait prêt. Le serait-il seulement ? Avait-il seulement envie de se confronter à ce qui noircissait ces pages ? Pas maintenant, pas tout de suite, il n'était pas prêt, du tout, cette conversation pesant déjà bien lourd dans son cœur, ses iris gorgés de toutes ces émotions qu'il peinait à contenir. Il y parlait de lui, beaucoup, c'était du moins ce qu'il disait, mais ça n'en disait pas plus sur la contenance de ces propos et il n'était pas certain d'avoir les épaules pour tolérer une nouvelle vague semblable à celle qui avait déferlé dans l'appartement du plus jeune. Et pourtant il avait affirmé ne rien penser de tout ce qu'il avait dit et, d'une certaine manière, l'Australien avait la folie de vouloir le croire. Après quelques secondes, il sortait une main de sa poche pour récupérer le bien, l'avisant un instant avant de relever son regard vers son homologue. « T'avais autre chose à m'dire ou on a terminé ? » Étranglés, ses mots, preuve de tout ce qui s'animait en lui, et tant pis, tant pis si l'artiste voyait dans son regard cette guerre interne, tant pis s'il comprenait combien il était juste difficile d'être loin de lui, combien il se sentait tiraillé de ne pouvoir lui pardonner aussi facilement. Une part de lui ne voulait pas qu'il s'en aille, qu'ils en aient terminé, il voulait pouvoir l'écouter encore, entendre sa voix des heures durant, sentir sa présence qu'importait qu'elle soit tout aussi douloureuse. Il le voulait lui et juste lui, lui tout entier, sans les souvenirs destructeurs qui ravageaient tout à l'intérieur mais, comme il lui était impossible pour l'heure d'éradiquer ces derniers, de les enfouir dans une boîte tout au fond de son être, il n'avait d'autre choix que d'accepter le terme potentiel de cette discussion, ses doigts crispés sur le carnet comme s'il était la seule chose qu'il lui restait d'eux.
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Levi Welch
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Âge : 22
Origines : franco-britanniques et américaines, il a vu le jour à bâle mais a grandi sous le ciel velvet de californie.
Occupation : producteur, auteur, compositeur, interprète, ceo de son propre label et fouteur de trouble à ses heures perdues.
Lieu de résidence : manhattan, un triplex avec deux de ses potes.
A New York depuis : trois ans désormais.
Situation Amoureuse : dans une relation sans véritable nom qui le rend plus heureux qu'il n'ose l'admettre.
Orientation sexuelle : volatile de lit en lit, d'âme en âme, préférence masculine, horrifié par l'emprise des femmes.
Trigger Warning : suicide, mort, maladies mentales, pornographie, addictions, violences, inceste, violence animale.

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le p'tit blabla is coming soon les potes.
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(#) Dim 25 Avr - 18:40
WHY COULDN'T YOU FIND ANOTHER WAY ?

@Leslie A. Sunderland & LEVI „


C'était terminé, rien n'existait plus, ils n'étaient définitivement plus rien, pas même un semblant de quelque chose, en cendres, réduit à néant, c'en était fini de se leurrer dans la brume, à tenter de la franchir main dans la main, fini de s'éprendre de l'autre à en taire les raisons, les paumes s'étaient séparées, comme ce chemin jusqu'alors partagé qui désormais brisé par un écart béant, ne se retrouverait probablement jamais. Là où l'intention avait pourtant été foncièrement bonne, le choix s'était finalement ligué contre lui, lui prouvant combien, malgré ce qu'il en pensait, prendre des décisions n'était pas dans ses cordes. Loin de ce à quoi il s'attendait réellement, de toute évidence les restes de naïveté prônaient toujours bel et bien, il avait cru pouvoir panser les plaies, recoller les morceaux, ramasser ce qu'il avait envoyé voler en éclats et suturer ce qu'il avait lui-même volontairement déchiré à coups de mots acérés et de gestes violents. C'était terminé, terminé de se voir, de s'étreindre, terminé ce « nous » sans réellement avoir commencé, pourtant aussi douloureux que s'il en avait été autrement, terminé, il n'existait plus rien à faire, plus rien, c'est sans doute ce qu'ils seraient désormais.

Mais tu m'as perdu quand même, les mots tombaient, ils étaient rudes, poignants, tel une lame de givre, ils lui lacéraient le cœur et lui fauchaient un battement douloureux. Rien n'était plus dur à entendre, rien, non rien n'était plus dur à confronter que la fin, la fin d'une collision enivrante, de son âme liée à la sienne, la fin d'un quelconque cerceau de douceur, plus difficile encore d'affronter la fin lorsqu'il en était le seul auteur. Accablé par ce qui lui filait entre les doigts, conscient de ce qu'il perdait, de tout ce qui semblait lui être dérobé, il tendait la main vers lui pour l'abaisser aussitôt, dépassé par l'ascension d'émotions trop lourdes à porter, des ressentis conséquents qui sur ses épaules, semblaient peser le poids du monde. La gorge nouée de choses qu'il aurait pu encore dire, de déclarations nouées par les sentiments, de mots qu'il taisait parce que non légitimes, il réalisait alors combien tout était entièrement sa faute et qu'au delà des actes, au-delà de la parole, jamais il ne pourrait éradiquer le mal causé, les dommages engendrés et jugeant en avoir assez fait, il ne rétorquait rien de plus, rien qui serait susceptible de tout effacer, de terrasser les mauvais souvenirs pour céder la place au pardon, rien, aussi déchirante était-elle il acceptait silencieusement la défaite.

Résolu, il lui confiait tout de même le choix de lire ou non le carnet qu'il lui tendait, pantelant dans l'attente qu'il daigne le prendre ou refuser catégoriquement d'en savoir davantage. Sans grande conviction, il gardait fébrilement le bras dressé devant lui, jusqu'à ce que finalement, Leslie ne récupère son bien le plus secret. Peut-être le lierait-il, peut-être acceptait-il de le garder par bonté d'âme, en sachant qu'il ne l'ouvrirait pas, pas même une seconde et au fond, Levi se fichait de le savoir, il l'avait, il en était à présent le seul et unique détenteur et pouvait faire ce qu'il voulait de ce cahier aux récits désarticulés, décousus et irrémédiablement gorgés de sentiments. Les regards se croisaient, une fois encore, une fois de trop et son rythme cardiaque lui soumettait qu'il était temps d'abréger l'instant, de se résoudre à s'en aller, avant qu'il ne soit trop tard, que les faiblesses ne menacent d'apparaître sans pouvoir les arrêter d'une quelconque façon que ce soit. « -Tu m'as sauvé la vie, j'ai seulement voulu sauver la tienne », déclarait-il le plus simplement du monde, l'esprit à mille lieues de ce qui se produisait en ce moment même, inapte à faire face.

Lorsqu'il demandait s'il restait des choses à évoquer, il aurait désiré répondre par la positive, lui déclarer tout ce qui sommeillait encore sous sa peau, tout ce qu'il n'avait pas dit et qu'il aurait voulu qu'il sache, cependant il était trop tard, visiblement trop tard pour eux, pour lui-même, défendre sa cause perdue d'avance. « -J'ai- je suis désolé d'avoir laissé mes sentiments pour toi altérer mon choix » qu'il rétorquait une dernière fois, le pas de recul lourd sur le bitume, au même titre que ce muscle vital qui, de toute évidence, n'éprouvait plus la moindre envie de battre, « -on a terminé, merci de m'avoir écouté, prends soin de toi Leslie » concluait levi d'un regard profondément triste, convaincu qu'il s'agissait là de la dernière fois. De ce fait, il l'observait, muet, un instant, avant de baisser les yeux sur le sol pour lui tourner le dos et dans la pénombre fragile, disparaître sans plus un mot, sans même un geste, le cœur serré, fracturé et l'esprit lui, toujours tourné vers lui, ce soir, comme ceux d'après, il lui serait difficile de mener une vie dans laquelle il ne serait pas, dans laquelle il ne serait plus.




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call out my name
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Levi sera dans le coma jusqu’au 10.06.
Leslie A. Sunderland
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(#) Jeu 29 Avr - 13:22

Why couldn't you find another way?
Levi & Leslie

Carnet noir fermement tenu entre ses doigts blanchis sous la force qu'il y mettait, le bouclé ne pouvait empêcher ses pensées de s'y diriger, des tonnes de questionnements filant dans son esprit. Il l'avait su à l'instant même où il avait accepté de tenir cette conversation : elle lui retournerait complètement la tête, remettrait en doute toutes les positions sur lesquelles il campait, viendrait assener à cet amas de douleur un coup violent qui ne ferait que la répandre dans tout son être, insinuant en lui d'avantage de doutes et de perdition. Et c'était précisément ce qui était entrain de se passer, les tourments s'agitant dans son crâne de manière assourdissante, déversant leur essence chaotique en remettant en question tout ce à quoi il se raccrochait tant bien que mal, ébranlant cette nécessité de préservation déjà bien bancale. Il le savait, que se tenir loin de lui était d'une certaine manière tout aussi douloureux que l'avoir tout proche, mais désormais il n'était plus sûr de rien. Parviendrait-il seulement à ouvrir ce carnet ? À lire ces lignes qui parlaient de lui, avec le risque de s'en trouver encore plus perdu et dérouté ? Se protéger n'était-il pas plus important que quoi que ce soit d'autre ? Peut-être pas. Peut-être que, dans le fond, il restait plus important que tout, plus que lui-même, plus que ses insécurités, plus même que sa propre protection. Peut-être valait-il le coup de se brûler encore d'avantage, de se jeter tête la première dans un gouffre sans aucun parachute ni assurance d'un filet pour le réceptionner en bas. Peut-être que ce nous qu'ils avaient doucement tenté de construire auparavant valait tous les risques, tous les maux. Mais il ne pouvait s'y résoudre pour l'instant, bien incapable de réfléchir convenablement, incapable de le détester réellement tout comme il n'était pas en capacité de lui pardonner dans l'immédiat bien qu'une part de lui crevait d'envie de le prendre dans ses bras, lui dire combien il lui manquait, combien il avait besoin de sa présence, seule solution viable qu'il voyait pour panser les plaies et, pourtant, aussi douloureuse que bénéfique.

L'entendant alors dire qu'il avait simplement voulu sauver sa vie comme lui avait sauvé la sienne, un soufflement amer filait de ses lèvres, sa gorge ne se nouant que d'avantage. Était-il seulement possible de sauver quelqu'un en ne le détruisant que d'avantage ? Était-ce seulement viable ? Si c'était cette vie à laquelle il avait désormais droit alors il n'en voulait pas, il n'en désirait pas la moindre part, bien trop incapable de porter ces poids, de poursuivre le chemin sans lui. Et pourtant personne ne lui avait laissé le choix, la tragédie imposée, le laissant complètement impuissant face à une quelconque décision. Serrer les dents et encaisser, ç'avait été la seule chose à faire, et la manière avec laquelle il se laissait dangereusement couler ne faisait que prouver de son incapacité à se maintenir à flot, alors il se foutait royalement que Levi ait voulu lui sauver la vie, il n'en voulait pas, il n'en voulait plus, pas de celle-là. Le cœur bien trop lourd, il n'épiloguait pas plus longtemps, mettant un terme à l'échange en demandant à l'artiste s'il avait d'autres choses à lui dire ou s'ils en avaient terminé, taisant les propres mots qui pesaient dans son être, bloqués dans sa gorge, son regard emplit de cette émotion bien trop difficile à contenir. Et Levi s'excusait, désolé que ses sentiments aient mené à une telle finalité. Était-ce seulement étonnant cela dit ? L'idée que Leslie se faisait de l'amour était bien trop erronée, persuadé que seul l'égoïsme résidait en finalité, que tout finissait par voler en éclat à un moment ou à un autre. Alors c'était de sa faute à lui, parce-qu'il s'était attaché malgré sa volonté de ne pas le faire, il avait laissé son cadet entrer dans son cœur, lui donnant ainsi le pouvoir de tout ravager, de le briser, et c'était précisément ce qu'il avait accompli.

Persuadé d'avoir sa part de responsabilité dans la situation, Leslie haussait simplement les épaules, abaissant son regard embué, bien incapable de soutenir celui de son vis-à-vis. On a terminé, mots qui ne faisaient que bien trop écho à leur situation de manière générale. Tout était terminé, et il s'en irait peut-être pour de bon. Possibilité qui le terrifiait, rendait sa respiration compliquée, son myocarde bien trop entravé pour parvenir à pulser convenablement. Malgré tout, il soufflait un « toi aussi » qui mettait un terme définitif à cet échange. Ce n'est que lorsque le plus jeune s'était éloigné que l'Australien relevait les yeux vers sa silhouette, l'observant s'éloigner dans l'obscurité. Le temps d'un instant il avait été mu par cette envie profonde de le retenir, d'envoyer valser la douleur et de l'enserrer sans plus jamais le lâcher, un besoin vital plus qu'une envie cela dit, mais il restait figé, pétrifié, incapable d'amorcer un quelconque mouvement. À quoi bon assouvir une nécessité vitale alors qu'il n'était plus animé de la moindre once de vie ? Trop tard, trop tard pour sauver quoi que ce soit. Bien incapable de contenir d'avantage ses émotions, il passait une main rageuse sur son visage, ôtant de ses joues les sillons provoqués par ce vide béant qui logeait en lui.

Terminé, seul lui restait ce carnet auquel il se raccrochait comme s'il était la clé de tout et, d'une certaine manière, il avait envie d'y croire, il avait besoin d'y croire, mais il était trop tôt, son cœur bien trop à vif pour ne serait-ce qu'envisager l'ouvrir. Le laisser fermer pour l'instant, tout comme il s'était fermé lui-même à celui qui avait su lui donner l'espoir d'un lendemain meilleur. Il ne résidait pour l'heure qu'obscurité et chaos, faisant de lui une âme errante, son corps suivant le même chemin, évoluant alors dans les rues sans aucun but autre que simplement marcher vers du rien, continuer à avancer tant bien que mal dans l'attente que le temps accomplisse son œuvre réparatrice et que, peut-être, il puisse enfin envisager un nouveau lendemain, un après où il serait à nouveau présent.




-FIN-
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