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the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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Gregoire B. Kent
Gregoire B. Kent






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Surnom : Greg
Âge : 27
Origines : Brésilien et polonais
Occupation : Lieutenant à la brigade des stups
Lieu de résidence : Loft 15 au cœur de Manhattan
A New York depuis : Toujours
Situation Amoureuse : En couple avec Diego mais toujours marié à son boulot
Orientation sexuelle : Seuls les hommes attirent son regard
Trigger Warning : Mort / Addictions / Pornographie / RP hot cru

Listing RP - Liens

1m94 - Tatouages sur les clavicules et avant-bras gauche - Souvent des cernes sous les yeux - Rabat-joie en chef
If you got questions or you need advice, then talk to God
'Cause He's the only one that listens even when you think He isn't
Even good people are great at making bad decisions
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When daylight dies (ft. Olivia) Cpq0
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When daylight dies (ft. Olivia) VEo0rLeU_o
RPs : 2
Pseudo : Jesse
Pronom : Il
Messages : 1277
Faceclaim : Francisco Lachowski
Crédits : Avat par babine
Inscription : 28/08/2020
Multicomptes : Leslie S., Alexis W. & Sören S.
Nombre de mots par RP : ~800
Fréquence de RP : 2-3 fois par semaine en fonction des moments
Je suis plutôt : dark et chill.
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When daylight dies (ft. Olivia) 7SUAyPN9_o
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(#) Dim 10 Jan 2021 - 3:22

When daylight dies
Olivia & Greg

Dimanche, 3 janvier 2021




Être flic comportait des risques évidents que chaque agent acceptait dès la prise de service, dès le moment même où la porte vers ce monde était ouverte, aucun d'eux n'était épargné par cette sorte d'épée de Damoclès qui menaçait de tomber à chaque instant, tous bien conscients que le moindre faux pas, la moindre inattention, pouvait mener à une finalité bien funeste. Greg faisait indéniablement de ceux qui avaient pleine conscience de cette situation et qui, sans doute tragiquement, l'avaient accepté sans hésiter une seconde, privilégiant d'autres vies plutôt que la leur. Il était de ceux-là, le grand brun, trop professionnel, trop à cheval sur toutes ces procédures en effectuant son boulot de manière juste et impartiale. Tellement impartiale que t'as toi-même annoncé son licenciement à ton mec, comme si ça te concernait pas le moins du monde, comme si tu étais une toute autre personne une fois au boulot. Et c'est bien le cas, Kent, pas vrai ? Vrai. Professionnalisme qui leur avait déjà valu quelques querelles avec Diego, qui avait aussi causé des dégâts dans la vie du lieutenant par le passé, mais il était hors de question de laisser ses émotions personnelles s'immiscer dans son travail, même si cela concernait la personne qu'il aimait le plus en ce monde. Du moins faisait-il au mieux, parce-qu'il l'avait déjà couvert, une fois, lors d'un test toxicologique, afin qu'il ne perde pas son boulot. Une fois, et il le lui avait clairement dit à ce moment là : la prochaine fois, il ne serait pas là pour lui sauver la mise. Promesse qu'il avait de toute évidence tenue.

Malgré tous les risques que comportait cette profession, tenant en réalité bien plus d'une vocation à ses yeux à lui, il y avait de ces fois où seule la vie suffisait à faire basculer un destin, la mort tirant les ficelles, venant s'immiscer dans le quotidien des vivants de la manière la plus imprévisible qui soit. Elle n'était pas en service, Elina, lorsque la balle avait pénétré sa chair, que le tireur avait décidé de descendre des personnes au hasard, juste dans l'optique de faire le plus de dégâts possibles. Elle n'était là qu'en simple civile et, pourtant, sa vie s'était retrouvée en suspend de la manière la plus brutale qui soit, la plongeant dans un coma qui plongeait sa vie dans un espace-temps complètement figé, inexistant, là où le monde autour poursuivait inlassablement sa course, preuve incontestable que chaque âme n'était qu'un grain de sable dans un mécanisme bien plus complexe et imprévisible. Fait que t'as déjà eu à intégrer un paquet de fois dans ta vie, celle-ci ne pouvant de toute évidence pas être dissociée de la mort. Et pourtant. Pourtant chaque tragédie restait lourde à encaisser, parce-que derrière ses airs distants, presque trop froid et condescendant, l'humain était bien plus sensible, plus torturé, gardant cependant ces ressentis pour lui seul, ayant bien trop de difficultés à s'ouvrir, forcé à contrer les insomnies par des somnifères, les paralysies du sommeil par des anxiolytiques, mode de fonctionnement plutôt discutable mais qui était un mal nécessaire.

Trois jours. Jours qu'Elina était maintenue en vie par les machines, ses plans d'avenir mis sur pause à l'instar de tout son être. Et les nouvelles allaient vite au poste, comme toujours. Le tatoué n'avait pas tardé à avoir vent de la situation bien qu'elle n'appartenait pas au même service que lui. Ils avaient discuté à quelques reprises, avaient même travaillé ensemble sur une enquête quelques mois auparavant alors oui, son état ne le laissait clairement pas indifférent. Suffisamment pour qu'il se décide, en ce dimanche après-midi, à passer la voir à l'hôpital, comme un besoin de conscientiser, de se confronter à cette réalité dégueulasse selon laquelle le Grand là-haut n'épargnait personne. Comme il n'avait ni épargné Samuel, ni Elias, arrachant à ce monde ces personnes qui lui étaient chères sans le moindre scrupule. Et pourtant tu continues à t'adresser à Lui, à entretenir cette relation complexe avec ta foi, oscillant entre une haine évidente et un attachement certain. Il avait prié pour Elina, ce matin, pour elle et sa fille, espérant de tout cœur qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant que leur monde, leurs vies, ne reprenne leur cours.

Un passage rapide à l'accueil de l'hôpital et, deux minutes à peine plus tard, le lieutenant arrivait à la hauteur de la chambre de sa collègue, le cœur lourd malgré son visage habituellement fermé. Inspirant, il toquait à la porte, comme si elle allait l'inviter à entrer. Une seconde avant qu'il ne pousse le battant, son regard sombre se posant sur une fillette et une femme, la vision de cette dernière le frappant net. Elina avait une jumelle. Souvenir qui refaisait surface dans sa mémoire, la concernée ayant déjà vaguement abordé le sujet par le passé. Elle était désormais nouée, sa gorge, parce-qu'il savait. Il savait combien il était difficile de voir l'autre moitié de soi de la sorte, sans vie, il ressentait l'impuissance et le désespoir, précisément parce-qu'il l'avait lui-même vécu. « Bonjour... excusez-moi de vous déranger, je voulais venir voir Elina mais je peux repasser plus tard » qu'il annonçait d'une voix tranquille, avenante, laissant bien entendre qu'il n'avait pas l'intention de les déranger. Parce-que tu le sens bien que t'as pas ta place ici, que peut-être t'es de trop. Malgré tout il attendait une réponse, ses prunelles se posant sur les machines parce-que, d'une certaine manière, il était bien plus simple de regarder cela plutôt que les visages déconfits des deux personnes présentes.
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(#) Ven 15 Jan 2021 - 11:43
When daylight dies

Cela faisait des années qu'Olivia avait coupé les ponts, elles devaient s'éloigner l'une de l'autre si elles souhaitaient être heureuses, elles devaient apprendre à vivre pour elles-mêmes sans s'inquiéter en permanence pour l'autre, l'autre ne devait plus avoir d'importance. Et Olivia pensait avoir réussi, elle s'était battu pour vivre sa vie comme elle l'entendait, ce qu'elle était devenue n'était pas bien glorieux, mais elle y était parvenue seule. Et il n'eût fallu que d'un appel, d'un mot, d'une fraction de seconde, pour que ce qu'elle avait batti s'effondre. Olivia n'avait pas voulu y croire, elle s'était ruée à l'hôpital, avait hurlé sur cette idiote d'infirmière qui refusait de lui dire où était sa moitié, avait poussé l'agent de police qui s'était interposé entre la porte et elle, et une fois face à la vérité, face à ce corps, à son corps inerte, Olivia s'était écroulée. Elle s'était accroché à l'idée qu'ils s'étaient trompés de famille, que ce n'était pas sœur, et une fois face à la réalité, elle s'était accroché à l'immonde blouse d'hôpital. Les premières heures furent les plus dures. Olivia était au fond du gouffre. Le seul bruit que sa gorge produisait était un râle d'agonie, un cri de détresse semblable à celui qu'avait poussé sa première victime féline. 

La douleur avait fini par devenir supportable et l'ancienne chirurgienne reprit contenance, remettant son masque d'impassibilité. Elle supporta le poids des responsabilités qu'on lui imposa. Elle accueillit cette enfant dont elle ne connaissait rien, pour Elina, parce qu'elle savait que sa sœur la tuerait si elle s'éveillait et ne trouvait pas sa progéniture à ses côtés. Mais la douleur demeurait ancrée, dès que les paupières d'Olivia se fermait, l'image de sa sœur reliée à une multitude de tuyaux venait la hanter. 

Elina était là, inanimée dans ce lit d'hôpital tellement semblable à celui qui avait accueilli Olivia des années plus tôt, dans cette chambre si blanche, remplie de tuyaux, semblables à celle où Olivia avait passé une grande partie de son adolescence. La vision de son double dans cet état tordait ce cœur déjà meurtri qui avait prit place dans sa poitrine. Et pourtant, Olivia ne pouvait s'empêcher d'y retourner. Rendre visite à sa sœur tenait plus du besoin que du devoir, elle avait besoin de voir sa sœur, elle avait besoin de feuilletter son dossier médical, elle en avait besoin pour espérer, espérer qu'elle se réveille un jour. Le soir, Olivia s'endormait avec l'image animée de sa sœur. Le matin, la première chose qu'Olivia voyait en se levant était le visage d'Eva, et tous les matins, la chirurgienne était frappée par la ressemblance entre la petite et sa mère. Olivia savait que sa nièce espérait aussi, elle savait que l'enfant emportait le téléphone fixe dans sa chambre et le gardait avec elle, juste pour que quelqu'un l'entende, pour que quelqu'un puisse répondre lorsque sa maman appellerait.

Ce dimanche-là, Eva avait insisté pour suivre Olivia à l'hôpital. La tante s'était d'abord montrer réticente, si cette vision l'avait traumatisé, elle, elle ne donnait pas cher d'Eva. Cela faisait déjà plusieurs heures que les deux jeunes filles s'étaient installées au chevet de la comateuse. Olivia était demeurée silencieuse, elle était juste resté là, assise, les yeux plantés sur le visage endormi de sa sœur, sans dire un mot … Olivia demeurait là, aussi inerte que sa sœur, si bien que l'adulte ne bougea pas le moindre muscle lorsqu'un inconnu ouvrit la porte de la chambre. Seule la voix de la petite Eva s'éleva.

«Si vous êtes un ami de ma maman vous pouvez rester … On ne veut juste pas voir de docteur.»

Une preuve de maturité excessive de la part d'une enfant. Une maturité qu'elle avait dû rapidement développer pour pouvoir endurer cette épreuve, pour supporter les regards des adultes qui l'entourait, pour supporter le manque flagrant d'empathie de sa tante, pour survivre à cette privation soudaine de marque d'affection. Ce fut cette maturité qui interpella Olivia alors que se décidait enfin à poser son regard sur autre chose que son reflet. 

«Vous êtes un flic vous aussi ? Ne vous épuisez pas à arrêter qui que ce soit. Vous n'attraperez qu'un type bon pour l'asile. Comme toujours.»
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Gregoire B. Kent
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(#) Dim 24 Jan 2021 - 22:56

When daylight dies
Olivia & Greg

L'atmosphère pesante avait été la première chose à frapper le lieutenant lorsqu'il avait ouvert la porte de cette chambre où reposait Elina, ç'avait été comme ouvrir un passage vers un autre monde, un monde de douleur et de deuil, univers qu'il ne connaissait que trop bien considérant les pertes qu'il avait déjà dû essuyer au cours de sa vie. Pourtant t'as jamais eu à être au chevet de quelqu'un comme ça, alors qu'il était entre la vie et la mort, parce-que Sam comme Elias y sont passés quasiment sur le coup, qu'une hospitalisation aurait servi à rien du tout. Aurait-il préféré être dans une telle situation de veillée, d'attente ? Aurait-ce été plus facile de nourrir un espoir vain pour se préparer psychologiquement à ces pertes ? Sans doute pas, la finalité restait la même, la douleur également, autant arracher le pansement d'un coup net, c'était du moins ce qu'il se disait, lui, bien trop réaliste pour ne pas ignorer les atrocités réservées par la vie, bien trop bousillé même s'il n'en donnait pas l'air. Réalisme bien plus semblable à une certaine négativité donc, cette dernière le mettant relativement mal à l'aise quant au coma de sa collègue, ses épaules pesant d'un coup bien trop à voir de la sorte sa jumelle et sa fille.

Il serait reparti si elles l'avaient souhaité, n'ayant aucune envie de briser ce moment familial auquel il n'avait aucune légitimité à participer. Il serait reparti, mais la fillette affirmait qu'il pouvait rester, prenant la décision elle-même considérant le mutisme de sa tante, visiblement à mille lieues d'ici. Nul besoin d'analyser trop la situation pour remarquer combien le regard de l'enfant était déjà bien trop éveillé, trop torturé, son innocence ébranlée devant la vision traumatisante de sa mère uniquement maintenue à la vie par des machines. Un regard bien trop mature pour un enfant que tu connais trop bien, pas vrai, Kent ? Tu le reconnais rapidement pour l'avoir croisé à de nombreuses reprises dans le miroir alors que tu n'étais toi-même qu'un enfant. Samuel éteint, le seul reflet de toi que tu pouvais encore observer était ce vide dans ton regard. « Je ne suis pas docteur » répondait-il en un petit sourire pour la rassurer quant à ce fait, s'approchant prudemment en avisant toutefois les réactions de la sœur de sa collègue qui, enfin, posait les yeux sur lui. Regard tout aussi éteint que l'avait été le sien.

Il s'arrêtait, le grand brun, à quelques mètres du lit, peu désireux de mettre un pied dans cette bulle particulière qui les enveloppait toutes les trois, trop respectueux pour prendre ce risque. La voix de la jumelle s'élevait enfin, le poussant à arquer un sourcil. « Elina est une collègue oui. Mais même si le concerné est bon pour l'asile, il est nécessaire de ne pas prendre le risque de le laisser dehors » disait-il d'un ton calme, persuadé de ce qu'il disait pour la simple raison que son boulot était une vocation, pas une simple lubie ou une volonté d'un quelconque pouvoir, juste un besoin de porter son aide à ses pairs, de rendre cette ville meilleure, tout pour faciliter la vie des autres et éviter qu'ils ne passent par les mêmes traumatismes que lui. Et pourtant tu le sais bien que t'as pas ce pouvoir, que tu peux pas tout empêcher. L'état d'Elina te le prouve, et ça fait que te bouffer d'avantage de pas avoir pu empêcher ça. Inspirant, il reportait ses prunelles ambrées sur la comateuse, se perdant quelques secondes dans la contemplation de ce visage dénué de toute once de vie. « Je suis désolé que vous ayez à traverser ça. » Sincère, son ton, à l'instar du regard compréhensif et empathique qui se posait sur elles. « Que disent les médecins ? » Question posée à la plus âgée cette fois et, même s'il était risqué d'espérer, il espérait, Greg. Il espérait qu'Elina rouvre les yeux, pour sa sœur, pour sa fille, pour ne pas laisser derrière elle deux âmes brisées.
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(#) Mar 2 Fév 2021 - 10:41
When daylight dies

L'homme semblait déterminer à arrêter le dégénéré qui s'en était prit à la Belle Endormie, un message d'espoir qui aurait dû réchauffer le cœur d'Olivia, après tout, justice allait être faite, non ? Mais tout ce que cela suscita ce fut de la moquerie, de l'ironie. Ah qu'elle serait belle la justice ! Arrêter un fou, le placer dans un hôpital psychiatrique, le bourrer de médicament et le relâcher sous suivi médical. Il ne fera plus de mal, il est drogué du matin au soir. Après tout, n'était-ce pas ce qui s'était passé avec le tueur de leur mère ? Envoyé en asile six ans puis relâcher. Parce qu'un fou sous traitement n'est pas un fou, juste un malade. Alors Olivia se contenta de lâcher un petit "hm" emplein de mépris. Cet homme n'était qu'un rêveur. Sans intérêt.

Et l'homme poursuivit dans le cliché, lâchant cette phrase qu'Olivia avait bien trop souvent entendue. «Je suis désolé pour votre maman, soyez forte.» «C'est horrible ce qui vous arrive.» «Je suis désolé mes chéries mais … Abuela ...» «Toutes mes condoléances pour votre grand-père.» «Désolé.» «Désolée.»
Des mots que l'on s'efforce de dire lorsque quelqu'un est confronté à un deuil, à une injustice. Des mots que l'on ne pense jamais. Des mots que l'on se contente de dire en espérant que cela ne nous arrivera jamais. Des mots dont nous ne pouvons comprendre la portée tant que nous n'avons pas expérimenté pareille souffrance. Des mots qui, souvent, ne font que rendre la douleur plus intense encore. Des mots qu'Olivia se serait passer d'entendre si ils n'avaient pas été dit avec autant d'empathie, avec autant de sincérité. Ce policier n'était peut-être pas si générique que cela finalement … Intéressant.

La chirurgienne n'avait pas lâché l'intervenant du regard, le gardant en permanence dans son champ de vision, comme l'aurait fait un animal méfiant, prêt à prendre la fuite à chaque instant. Une question de plus, pour un homme qui ne voulait pas s'imposer, il semblait bien locace. Trop pour la psychopathe qui se leva et s'approcha de sa nièce.

«Il y a un distributeur dans le couloir. Vas te chercher un truc à manger. Et n'essaie même pas de protester, c'est ça ou l'hypoglycémie», déclara la tante en poussant l'enfant vers la sortie.

Olivia se souvenait avoir déjà été à la place à la place de l'enfant. Elle se souvenait parfaitement du jour où leur mère les avaient conduites dans le couloir, le temps de discuter avec les médecins. Peut-être que leur mère avait-elle été plus douce. Peut-être qu'Olivia avait été trop dure … Sûrement. Mais la petite brune ne tiqua pas, hors de question de revenir en arrière. Elle observa l'enfant longer le couloir et patienta, Eva ne devait pas entendre ça.

«Le corps médical n'a que peu d'espoir. Mais … Les idéalistes travaillent rarement en réanimation, et les pessimistes ont tendance à oublier l'existence des patients qui s'en sortent. Je suis sûre qu'elle se réveillera, je ne sais juste pas quand. Qui avez-vous perdu, officier ?»
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