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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
(c) Disjointed Societies 2021
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(#) Lun 4 Jan 2021 - 16:11

H E A L I N G
« les enfants des boulevards
vivent des nuits sans sommeil,, suhee & eli »


LEA CASTEL & SLIMANE,, 'ABÎMEE'
1:43 ━━━━●━━━━━━━━━ 3:13
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ce n’est silence terrible et pesant qu’elle récolte; les messages sont envoyés, mais elle ne répond pas marla. elle n’est pas là. les lèvres se pincent, l’inquiétude grimpe en rage au bord des lèvres. ce n'est pas dans ses habitudes, elle avait promis de revenir ce soir, elle avait promis d’être là, mais, elle ne l’est pas. le talon tape contre le sol dans une mesure répétée. l’esprit se détourne un instant sur sa conversation avec eli, le cœur qui quémande la présence de ses chats - boules de poils qui lui manquent terriblement. elle renifle, délaisse son portable sur le canapé quand il signale son départ. alors, elle attend.

mais, elle sent l’explosion; bombe à retardement, elle attrape son portable une nouvelle fois, envoie un message de détresse ; eli t’arrives quand ? eli, eli, suhee, elle a besoin de toi. eli, eli, revient.

[ bam bam bam bam ] les coups portés font vibrer chaque parcelle de l’être humain - ça fait mal, ça empêche de respirer. fait bouillir l’élixir carmin coulant en ses sillons comme un poison, et si la logique veut que le myocarde soit l’élément essentiel à la vie, il est, en cet instant précis, le meurtrier de suhee; les coups résonnent en son âme, comme un tambour de guerre, comme un chant de défaite. ça cogne dur contre les barreaux de la cage; à s’exploser encore et encore contre les barres pour se libérer, s’échapper. palpitant emporté dans une valse endiablée, menée par le cavalier de la peur. la peau encore mordue par les tâches de la nuit est prise de frissons désagréables, elle tourne en rond, suhee. comme une lionne blessée, prise au piège dans une cage. le regard se relève et si chez elle était son havre de paix, il n’est rien d’autre qu’une prison à ses yeux; elle devient folle suhee. les mains glissent dans les cheveux délavés, la respiration est bousillée par les sanglots étouffés. elle a du mal à respirer; les poumons se gonflent si fort, compresse le cœur, rien ne va; rien ne va. elle s’écroule au sol, les jambes remontées contre ce ventre troué [ il ne l’est plus, suhee ] les bras qui encerclent les jambes abîmées, elle panique. la crise qui remonte comme de l’acide, comme un vomi sous lsd. les paupières qui se ferment, un instant. les images qui se dessinent derrière la rétine, l’empêchent de faire le vide. une de ses mains bat un rythme sur la cuisse. tap. tap. tap. mais, elle peine à suivre le chant, les mains remontent et c’est sur les omoplates qu’elles finissent.

[ souris, nabi - et quand tu as peur, pense à l’étreinte du papillon ]

mouvement frénétique d’une silhouette de l’avant à l’arrière, les dents s’accrochent à la chair de son bras. les mains reprennent les tapes. tap. tap. tap. tap. tap. et, elle se concentre. compte, un. deux. trois. quatre. les secondes s’écoulent, le temps l’enveloppe et elle se calme; presque. ça tape contre la porte et elle relève le visage. et sans le vouloir, sans s’y attendre, les larmes coulent à nouveau sur les joues creusées, elle se lève avec difficulté; elle est faible suhee. si faible que l’équilibre est chancelant lorsqu’elle arrive à la porte, qu’elle l’ouvre sur la silhouette d’eli, son regard qui s’accroche un instant sur les cages de ses enfants avant de fermer les yeux, se décale pour le laisser passer, cages déposées au sol et c’est avec les traits tirés par cette profonde tristesse, qu’elle pleure.

elle pleure, les épaules lourdes de ces traumatismes pesant au-dessus d’elle, s’abattent sur elle quand elle pensait toucher du bout de ses doigts, le bonheur. les mains remontent à ce visage, tentent de faire taire les sanglots bruyants, inquiétants, font sursauter la silhouette et le corps s’avance, les bras se glissent autour de la nuque du garçon. et elle s’accroche à lui comme s’il était son dernier espoir, cette faible lueur à laquelle on s’accroche quand tout est perdu. elle est faible suhee, elle est abîmée suhee; elle n’a pas la force de sourire, de passer par-dessus les événements, elle n’est pas assez forte, pour oublier.

« je- veux -quça -s’rrête » c’est saccadé, c’est murmuré en un souhait déchirant. ô qu’elle aimerait que tout s’arrête. que ces vagues déferlantes se calment, que le cœur s’apaise, que-. les mains s’agrippent à la veste, elle cherche réconfort dans les bras d’un être oublié. pourtant, le confort ressenti est familier, comme un déjà-vu, comme ces madeleines de proust.

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Eli Jiang
Eli Jiang
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Surnom : Eli, c'est tout, bye.
Âge : 26
Origines : Coréennes et Vietnamienne
Occupation : Il a fait des études en infographie, du théâtre, il a abandonné. Il passe ses journées à apprendre à hacker avec son père, à jouer à la guitare et à suivre les cours de théâtre
Lieu de résidence : Manhattan, une nouvelle maison avec un espace encore plus grand... Avec toute sa famille
A New York depuis : Qu'il est né.
Situation Amoureuse : Bof bof, hein. Pas trop son truc, il dirait quand même pas non à une fille s'il peut dormir chez elle un temps avant de la plaquer.
Orientation sexuelle : Pan
Trigger Warning : mort / racisme / homophobie / enlèvement / Addictions / Vol

*
“I love the rich life of the asshole.“
[ enfants oubliés ]  4a049d87f6fba395a9aad8c674457953ba117fb4
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[ enfants oubliés ]  VEo0rLeU_o
RPs : 1
Pseudo : Leahn - Mr Turtle
Pronom : La flemmarde, celle qui a la méga flemme de faire des efforts. (oui elle)
Messages : 7691
Faceclaim : Min Yoongi ((Suga))
Crédits : ©Winter ((avatar))
Inscription : 11/07/2020
Multicomptes : Le paresseux Cheung et l'extraverti Ed
Nombre de mots par RP : 200 - 900
Fréquence de RP : Yolo ?
Je suis plutôt : dark et chill.
Young Idiot
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(#) Lun 4 Jan 2021 - 22:47

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LEA CASTEL & SLIMANE,, 'ABÎMEE'
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Eli
Pourquoi tu t’habilles en noir ?
C’est pour qu’on ne me voit pas dans le noir. Que je reste invisible.


La main contre les yeux, il sent le crâne si lourd, tellement lourd sur ses épaules qui n’arrivent plus à soutenir quoi ce que ce soit. Il préfère rester dans l’obscurité pendant un bon moment, dans ce noir qui est plutôt réconfortant pour lui… Pour dormir ne serait-ce cinq minutes, dix minutes, peut-être plus, ce serait du luxe… Même si c’est assis, contre les marches des escaliers, ce n’est pas grave, il s’en fiche. Il a bien eu pire, il a pu dormir dans le froid, contre la bouche du métro qui le réchauffait à peine. Il veut juste fermer les yeux, se retrouver dans le noir, ne penser à rien, n’être rien, être juste dans son monde de vide. Où il ne ressent rien.

Des mains qui le frôlent. Qui le touchent, qui se posent sur lui.
Des sourires faux. Dangereux avec un regard narquois.
Un coup de batte sur la tête, une douleur blanche pour ensuite atteindre les ténèbres.
Puis… Une main qui le gigote


Il donne un coup de coude assez violent, pour repousser la personne qui le touchait pour le ‘’réveiller’’. Faussement inquiet de son état, Eli lance un regard noir à cette personne qui regrette tout de suite son geste… mais qui monte quand même les marches de l’immeuble, maintenant qu’elle réalise qu’il n’est pas mort ou malade. Donc elle peut vite oublier son existence, oublier ce moment et passer son chemin. Comme la cannette de coca qu’elle vient de jeter dans la poubelle, il est juste un souvenir jeté dans l’oubli intersidéral. Le sourire de Eli se dessine doucement, il lâche un petit rictus et laisse tomber la tête contre les barreaux de la rambarde des escaliers. Il aimerait bien fermer les yeux, mais il ne peut pas. Il ne peut plus. Il ne veut pas retrouver ces souvenirs là qui le hantent, qui hantent ses nuits tout du long. Que les somnifères n’arrivent plus à faire quoi ce que ce soit, si c’est juste l’alcool. Rien que l’alcool, mais il ne peut pas en boire. Si c’est juste la baisade, mais il en a perdu le goût et surtout l’énergie de draguer, rentrer chez les gens dans la pure provocation. Comme si toute sa répartie avait vite disparue depuis le coup de batte.

Il regarde le téléphone, il voit les messages de Suhee.  « Merde. » Il s’appuie sur la rambarde et se lève difficilement. Il n’arrive plus à marcher, parce qu’il en a trop fait pour aller déposer une simple carte ID à Staten, pas si dégueulasse chez Leith… Il l’envierait en vrai, ce mec. À qui tout semble être simple, avant de se souvenir qu’il se réfugie dans la drogue. Non, il ne doit pas penser à lui, il veut juste fermer les yeux, se retrouver dans le noir, ne penser à rien et être… Non, ne pas fermer les yeux. Les chats. Il ne doit pas oublier les chats. Il lui a promis de les ramener. Il en met plus de temps que prévu, mais il fait ce qu’il peut Eli. Il a juste à monter ces putains de marche, les ascenseurs ne semblent pas exister du tout. Pourquoi ça n’existe jamais quand y en a besoin putain de merde ?

Les dernières marches faites, il appuie sur la sonnerie comme un bourrin, qui ne relève pas le doigt pour arrêter ça, il appuie jusqu’à qu’elle lui ouvre la porte. Eli se tient sur le genou vous voulez de l’eau ? Il hoche la tête, il veut bien de l’eau. Il veut vraiment boire un peu d’eau. Il est invité à entrer à l’intérieur et cette amie dit qu’elle galère tellement à mettre un des deux chats dans la cage, il ne veut pas, il est trop stressé. Eli boit juste le verre d’eau et demande à voir le chat qui s’est caché au fond du canapé. Il se met à plat ventre et regarde en dessous du canapé, pour retrouver ce beau chat dans le fond du canapé. Il le trouve beau et il ne peut pas s’empêcher de sourire en voyant cette beauté. « Eh salut toi… » Il sourit encore plus, les yeux brillants alors que le chat ne semble pas être plus à l’aise avec lui, mais pourtant Eli, il est là à tenter de le caresser du bout de son doigt, quitte à se le faire mordre, à se le faire griffer. « J’vais pas te faire du mal t’sais ? J’veux juste te ramener à ta maîtresse, t’as besoin d’être avec elle autant qu’elle a besoin d’être avec toi… » explique-t-il il lui caresse la patte comme il peut et se pousse un peu sous le canapé, quitte à s’y coincer, il s’en fiche. Eli commence enfin à le caresser la tête et il réussit peu à peu à le calmer pour le prendre dans ses bras et le mettre dans la cage, sous le regard surpris de cette femme qui n’y arrivait pas du tout. Dans tous les cas, ça lui a pris un temps fou, plus que nécessaire, mais il ne tarde pas Eli. Il ne doit pas trainer trop longtemps. Il galère à envoyer un message à Suhee, pour lui dire qu’il a les chats, qu’il descend de chez son amie à elle. Qu’il va prendre le métro pour la rejoindre, mais elle semble avoir besoin de suite. Il ne peut pas aller plus vite, il ne peut pas courir, pas avec les deux chats qui sont quand même paniqués en plus, il ne peut pas faire ça, parce qu’il n’a pas d’énergie pour ça.

Alors il commande un Uber, mais il sent les chats s’agiter. « WOH ! » lâche-t-il d’un coup, mais aussitôt ça l’épuise, comme s’il venait de mettre toute son énergie là-dedans, dans ce hurlement auprès des chats, ce qui fait retourner les passants autour de lui. Mais Eli il s’en fiche des regards, il n’existe pas de toute manière. Aussitôt, les gens vont vite l’oublier, effacer de leur mémoire. Il aura peut-être existé tout au plus cinq minutes, pas moins. Enfin, il espère. Les chats ne se calment pas malgré tout. « ‘tain vous êtes aussi chiant que Eleven ! »

Puis ça le frappe.
Eleven

Eli ferme les yeux et relâche les caisses des deux chats. Il soupire et passe la main sur le front, son mal de crâne ne s’arrange pas vraiment, même s’il est moins pire que les derniers jours, il est vraiment agaçant. « ‘tain Eleven… Vous me faites vraiment penser à cette racaille d’Eleven, ce matou, assez relou, mais qui n’a que la peau sur les os, j’faisais au mieux pour le nourrir ce chat noir là… Détesté de tout le monde, il était forcément devenu le chat des poubelles, avec des puces… J’sais même pas s’il est vivant en ce moment même, j’ai pas pu le retrouver… Alors, arrêtez de faire vos putains de divas à la con bande de chats de merdes là. Vous avez de la chance d’avoir été dans un appartement, au chaud d’une pote, contrairement à ce chat-là. » grogne-t-il alors que Uber arrive. Ça va lui coûter une blinde, mais Eli s’en fiche, même s’il s’y fait pas: il est riche. Il peut bien perdre environ 15$ pour une si petite distance.

Le trajet se fait en silence.
Il ne parle pas au chauffeur, il ne répond pas même. Il s’en fiche. Il observe juste le paysage se défiler sous les yeux, un paysage lumineux que… Il ne pensait pas voir ça, dans une voiture luxueuse quand même. Il ne pensait pas du tout à tout ça… Qu’il vivrait ça quasiment tous les jours, qu’il retrouverait sa famille, sa mère. Sa mère qu’il aime vraiment plus que tout. Il regarde le chauffeur et Eli se rend compte d’une chose, il est comme les autres: à être un de ceux qui va oublier son visage et son existence une fois qu’il sortira de la voiture. Il fait un petit sourire et n’hésite pas à lui laisser un gros pourboire, c’est sûr qu’au moins, ce chauffeur se souviendra de lui, pour être cet homme qui a donné 100$ en plus. Juste comme ça, sans rien demander de plus. Il sait à quel point cette application est une merde, à sous payer ces gens comme des merdes.

Puis voilà, il sort de la voiture, en arrivant enfin devant chez Suhee, mais il ne s’attendait pas à ce que le chauffeur l’aide à ouvrir la porte. Eli fait un petit sourire pincé pour le remercier, il ne pensait pas qu’il engendrait un tel geste comme ça. Il soupire en voyant l’ascenseur, il appuie frénétiquement le bouton, sentant que ça ne va pas s’arranger, que rien ne s’arrangera. Il se sent un peu agressé dans le fond, beaucoup trop même. Il ne comprend pas ce qui se passe. Pourquoi les chats sont si calmes d’un coup… Avant de réaliser une chose: putain de merde. Le café, il est juste près du café. Le café… Où il s’est pris un coup sur la tête. Sans attendre plus que ça, Eli entre et monte dans cet ascenseur, il arrive à l’étage et …

TOC TOC TOC

Il toque à la porte, il est déjà venu chez elle, il connait sa maison. Il se rappelle de cette première soirée, où il est venu chez elle pour lui rendre le rouge à lèvre qu’il lui a volé, pour au final donner la mauvaise. Il n’est même pas désolé en vrai Eli. Il se rappelle de cette petite Suhee, qui avait du mal à se mêler dans la foule, à cette fête d’Halloween, qui avait du mal à se déguiser, qui avait du mal tout court à être comme les autres à force d’être unique. Il se rappelle comment il s’est souvenu d’elle, mais qu’elle non. Elle l’a complètement oublié. Il se rappelle comment son coeur lui a fait si mal. Mais très vite, il s’est repris, en allant mieux en voyant ce sourire, en se disant qu’elle était heureuse au final. Que ce n’est pas si mal… Mais il s’est très vite trompé. Comme si tout ce qu’il a pu faire dans le passé a été fait en vain.

La porte s’ouvre et c’est encore une fois de plus, les larmes qui accueillent Eli. Pas un sourire éclatant. Immédiatement la gorge se noue, ça fait mal. Pourquoi ça fait si mal ? Il la laisse regarder les chats, puis il finit par entrer. Il ferme la porte derrière lui, quand elle la relâche, incapable de la tenir à force de pleurer. Il dépose les cages des chats qui miaulent inquiet, qui reconnaissent l’endroit par l’odeur. « Suhee ? » demande Eli, un peu timidement et surtout inquiet pour cette fille qui se recroville un peu en elle-même, comme si elle était sur le point d’exploser, comme si tout était trop pour elle. Elle essaye d’étouffer ses sanglots, mais elle n’y arrive pas. Eli se penche un peu vers elle pour capter son regard. « Suhee ? »

Puis elle s’accroche. Il écarquille les yeux, très surpris Eli. Il ne s’y attendait pas. Elle le prend dans ses bras ? Enfin non, elle ne le prend pas, elle s’accroche. Il sent qu’elle s’accroche vraiment à lui en vrai. Comme si elle allait sombrer et immédiatement Eli l’entoure maladroitement de ses bras. « Eh..? Oh ?? » non non. Il ne faut pas qu’elle sombre. Il ne faut pas qu’il soit seul à tenir bon comme ça. Il ne peut pas.

je- veux -quça -s’rrête

Je veux que ça s’arrête. Que tout soit en suspend. Eli qui était surpris, un peu paniqué, un peu au bout, il finit par la serrer, vraiment dans ses bras, la main sur le crâne de Suhee, à lui caresser les cheveux. Il s’en fiche, ce que penseront les gens, ce que penserait Suhee de ce geste qui ne lui ressemble pas. Il s’en fiche vraiment, parce qu’elle en a besoin malgré tout. Elle a besoin de quelqu’un qui soit là pour elle. « Ferme les yeux. » dit-il, continuant à caresser les cheveux. Il attend quelques secondes qu’elle le fasse. Il est contre elle, debout. « Cale toi sur ma respiration. » Il arrête de parler encore, pour qu’elle puisse écouter sa respiration, la ressentir même. Il essaye de la rassurer comme il peut Eli, même s’il tremble lui aussi, même s’il a les yeux qui brillent de larmes. « Imagine, que tu es à la plage. Assise sur le sable chaud, avec tes chats que tu entends miauler. Tu regardes la mer, t’souris quoi. Le soleil te réchauffe la peau. T’es bien, t’es en paix avec toi même. Plus rien ne t’atteint Suhee.» murmure-t-il, il devrait lui aussi fermer les yeux. Retrouver le noir, pour aller dans un endroit plutôt confortable, la plage de Miami, où il était allé avec Tae-Hyuk, cette plage où il se sentait très bien, pas jugé, juste.. Libre ? Ou encore, dans sa chambre, en train de jouer à sa guitare pour la première fois, en sentant le sourire de sa mère dans son dos, malgré les fausses notes. Il lui frotte le dos. « ça va s’arrêter. » Il retire la main des cheveux pour se frotter les yeux.

Il faut bien que ça s’arrête.

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(#) Ven 8 Jan 2021 - 22:09

et ce n’est plus qu’une question de temps, avant que tout se brise; que l’implosion de son coeur fasse des ravages - bombe à retardement amorcé, ce n’est plus qu’une question de quelques secondes avant qu’elle n’explose; une, deux, trois, quatre et le regard que dépose le garçon sur sa silhouette fébrile n’aide pas. et suhee, elle se retient, elle retient avec toute la force qu’il lui reste le coeur dynamite. à l’abris du monde, elle se sent faillir. lèvre inférieure aspirée entre ses dents, elle ferme les paupières quelques instants [ suhee ] comme une voix lointaine, elle relève le visage, croise le regard inquiet d’eli et elle explose. c’est une tempête de perles salées qui roulent ses joues quand elle se jette dans les bras du garçon, pris au dépourvu. oubliée la bienséance, suhee se fait égoïste lorsqu’elle s’accroche à lui comme elle le ferait à une bouée de sauvetage. visage humide niché dans le creux du cou du garçon, les mains agrippées à la veste - elle s’effrite comme les pétales tombant d’une fleur; lentement, en douceur.

perdus entre les notes de ses pleurs, quelques mots se glissent comme un chant du coeur, une plainte, un voeu. elle veut que ça s’arrête, suhee. que tout s’arrête. que cette peur devenue trop quotidienne disparaisse de son coeur; qu’elle arrête de dévorer ses pensées fleuries. elle n’arrive pas à vivre avec, elle n’arrive plus à fermer les yeux sans voir les visages effrayés de ses amis, de ses clients. elle n’arrive plus à fermer les yeux sans voir le visage de cette fille venue hantée son être pour la seule raison d’une simple existence; elle n’arrive plus à fermer les yeux. et maintenant, c’est la peur qui gronde à l’absence de sa moitié. elle suffoque suhee, s’étrangle avec ses propres sanglots. les bras d’eli sont comme une cage rassurante autour de sa silhouette, donnent la sensation d’être maintenue sans cette noyade. et lorsqu’il lui demande de fermer les yeux, elle les ferme un peu plus fort. les bras se resserrent autour de son cou. s’apaise légèrement lorsqu’une de ses mains se perd en caresses contre ses cheveux. dans le désordre de ses émotions, il demande quelque chose qui lui semble impossible de faire tant elle n’a plus le contrôle sur quoique ce soit. mais, les gestes répétés de sa main attire l’attention et très vite, trop vite, elle se laisse bercer par les mouvements. par ce torse rencontrant sa poitrine vibrante, elle se cale alors sur sa respiration. et comme les vagues, après une terrible tempête, elle se calme suhee ;

[ - comment tu t’appelles ?
moi c’est eli et toi ?
moi c’est suhee ]

et sous ses mots, elle peint l’image en son esprit abusé. les fissures se gorgent de lumière, la chaleur du soleil caresse la peau nébuleuse. puis, elle voit une plage, déserte. apaisante, complice. comme une amie aux nombreuses promesses. les muscles se détendent, le coeur s’apaise après quelques minutes, les mains relâchent doucement leurs prises. douce suhee, elle imagine le chant des vagues, comme une symphonie - plus rien ne l’atteint et ça résonne comme un appel au souvenirs.

[ - tu voudrais faire quoi plus tard ?
je ne sais pas et toi suhee ?
moi je voudrais aimer ]

les doigts se referment sur le tissu et elle renifle suhee, les sens qui s’imprègnent du parfum du garçon, comme un déjà-vu, comme un souvenir (lointain); elle sait suhee, qu’il appartient à ce passé oublié, à ses souvenirs qu’elle a effacé, ceux qui ont été oubliés, ceux qui sont pourtant gravés, floués. elle se rattrape à cette promesse. ça va s’arrêter. elle hoche péniblement la tête, refuse de quitter l’étreinte de ses bras de peur de se retrouver happée par la solitude à nouveau. elle a terriblement besoin d’être accompagnée, d’être dans les bras de quelqu’un, de se sentir réelle dans un monde qui n’a eu de cesse de vouloir effacer son existence. son souffle se fait timide contre la peau de son cou alors qu’elle se détache discrètement, sans enlever ses bras de ses épaules. « je suis désolée » qu’elle souffle à peine, désolée d’être ainsi, de quémander ta présence lorsqu’elle ne se souvient pas de toi, désolée que tu la vois ainsi. les paupières toujours fermées, comme incapable de voir la triste réalité, de voir qu’elle n’est pas sur une plage, qu’elle n’est pas au calme. « je n’y arriverais pas » 

comment le peut-elle ? quand elle a déjà trop donné, quand elle a déjà trop forcé - trop tiré sur cette corde sur le point de rompre ? comment peut-elle continuer à vivre comme si de rien était quand sa peau est marquée par la haine d’une autre ? quand le coeur souffre de ne pas battre au rythme de celui qu’elle désire ? comment peut-elle faire quand tout s’acharne à la faire perdre pied ? « j’ai l’impression de me battre pour une cause perdue » elle s’essouffle l’enfant, elle a l’impression que ses démons gagnent la bataille. « je- » mais les mots sont arrachés par un battement de coeur, grattement et aboiement essoufflés entendus. les paupières s’ouvrent, elle fronce les sourcils. le visage qui se tourne vers sa porte, mauvais pressentiment qui brûle en elle. l’inspiration gonfle en ses poumons quand elle jette un regard inquiet à eli. secoue la tête, comme si. comme si elle savait. elle déglutit, se détache de ses bras pour aller ouvrir la porte et c’est le coeur qui se brise à la vue de ce chien. son chien. c’est un gémissement brisé qui s’échappe quand elle s’agenouille mais le chien ne perd pas une seconde pour entrer dans la maison, suhee qui s’effondre sur la cuisse quand elle le regarde se sauver sous la table, la queue entre les pattes. et les larmes reprennent de plus belle, se redresse pour regarder dehors. le prénom de marla qui s’échappe de ses lèvres comme une litanie. les mains qui glissent entre ses cheveux, à vouloir se les arracher. elle ne comprend pas suhee, pourquoi cette peur au ventre, pourquoi marla n’est pas là alors que son chien l’est. pourquoi. pourquoi.

Eli Jiang
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La plage.
L’eau qui devait être chaude, mais qui est au final froide. Eli est juste comme ça, les pieds dans l’eau de mer. Les mains dans les poches de son short, les lunettes de soleil sur le nez. Il se laisse un peu bercer par le rythme des vagues qui attaque gentiment ses chevilles. Il regarde juste l’horizon sans fin, quitte à se prendre un coup de soleil. Le soleil qui lui caresse la peau, le son des vague qui sont apaisantes, qui aident et aspirent à un certain calme. C’est vraiment son tout premier voyage, sa toute première fois qu’il quitte réellement New York, pour voir vraiment ce que c’est une plage grâce à Tae-Hyuk. Il l’a emmené à un week-end à Miami, juste pour le fun, pour se changer les idées. Et dans le fond, Eli, il a cette désagréable sensation quand même d’avoir brisé une promesse.

« On ira à la plage ensemble Eli ? 
- Qu’est-ce que tu racontes ? 
- L’eau est infinie, on ne voit que ça, elle est chaude et le sable est agréable, ça épouse la forme des pieds, c’est comme la neige mais en été ! 
- C’est quoi ces conneries que tu déblatères là ? »

C’est pour ça qu’il s’est retrouvé à être si mal au retour de New York, que son ami Tae-Hyuk ne comprenne pas. Même Eli ne comprenait pas au départ, avant de réaliser qu’il avait réellement rompu une promesse et qu’au final, il n’est plus rien, juste une sale sous-race qui n’a pas de valeur et d’honneur. Qui n’hésiterait pas à mordre la main d’une personne même à bout de force, à griffer s’il faut s’il est incapable de donner des coups de poings. Des promesses brisées, des promesses perdues. Et pourtant, elle est encore dans ses bras, à se calmer ne serait-ce quelques minutes. Juste des minutes de paix pour elle, à s’imaginer à la plage ensemble, l’esprit tranquille avec les grands sourires béas qui leur donnaient sûrement un air idiot. Il lui caresse vaguement les cheveux, jamais il ne la lâche, pas une seconde, pas une faiblesse de ses caresses.

Je suis désolée
« Non c’est moi qui suis désolé. » dit Eli. Désolé d’avoir brisé la promesse, désolé de t’avoir dit d’oublier, désolé de t’avoir abandonné, désolé de ne pas t’avoir aidé à aimer la vie comme tu le voulais petite, désolé d’être là maintenant pour te torturer davantage, désolé d’être un déchet de la vie.

Désolé.

Je n’y arriverais pas
« Si tu y arriveras, tu as survécu pour une bonne raison et surtout parce que même si tu n’as pas l’impression, t’es une battante et t’as tout fait pour survivre. Juste… Survis encore un peu, tu pourras ensuite vivre. » explique-t-il avec un petit sourire. « Je t’ai fait la promesse, ça va s’arrêter. » Une promesse faite par un homme qui en brise tout le temps. Qui l’a brisée et ce, à plusieurs reprises vis à vis d’elle. Et il espère qu’il ne va pas arrêter cette souffrance d’une horrible manière, il ne veut pas en arriver là, où elle serait à un stade où elle souffre trop pour vivre. Il ne veut pas en arriver là.

J’ai l’impression de me battre pour une cause perdue
Instinctivement, Eli serre le haut de Suhee dans ses mains, ne perdant pas le contact avec elle. Il secoue la tête pour ensuite essayer de retrouver son regard. « Ne pense pas à la cause perdue. Cela n’existe pas. » Il essaye de positiver Eli, mais c’est trop difficile. Parce que lui même n’arrive pas à positiver, parce que lui même dans le noir, lui même veut juste s’enrouler dans la couverture et fermer les yeux, ouvrir que quand tout sera arrangé, quand il aura repris le poil de la bête même.

Puis ça gratte, ça aboie. Eli se redresse un peu surpris, il se sent nerveux d’un coup. Les chats aussi. Il aime pas ça du tout. Il regarde Suhee, un peu étonné et inquiet, comme elle. Il la laisse ouvrir la porte et voilà qu’il voit le chien. Eli grimace et s’écarte d’un coup pour se coller contre le mur. Je hais les chiens putain sa race mais le gémissement le fait revenir à la dure réalité à laquelle il ne s’en sort pas: la souffrance perpétuelle de Suhee, à laquelle elle n’arrive absolument pas à s’échapper. Tout de suite, voyant le danger. Eli se rapproche et pose les mains sur celles de Suhee, pas pour qu’elle arrache ses beaux cheveux de son crâne. « Marla ? C’était pas ta pote qui est censée venir ce soir là ? » demande Eli qui est totalement perdu, vraiment paumé comme jamais, comme dans le passé. Un gamin paumé, qui savait qu’une chose: la préserver de la vie de merde qu’est dans les rues. « Suhee, oh Suhee !! » il essaye de capter son attention, le regard dans le sien. « Qu’est-ce qui se passe ? » Est-ce qu'il va recommencer, à la préserver à nouveau ?

crédit code, wonderland,, ne pas reprendre
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