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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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(#) Sam 19 Déc - 22:44:30
Fairness comes from the heart, the righteousness of reason... Lugos & Alan

Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation, avait dit Arthur Ashe, célèbre tennisman New Yorkais dans les 60's. Et Alan Bell était certainement l'un des hommes les mieux préparé de la ville, s'attachant à prévoir le moindre détail, imaginant la plus infime des possibilités sur le déroulés des évènements. Tout prévoir de la sorte lui permettait de jouir d'un contrôle absolu de sa vie. Du moins... Cela avait été le cas la majeur partie du temps qui lui avait été jusqu'alors accordé. Dès son plus jeune âge, déjà, il avait dû apprendre à prévoir toutes les possibilités et ce pour un seul et même objectif: survivre. Parce que tu as dû t'accrocher pour atteindre le piédestal où tu sièges actuellement, n'est-ce pas Noah? En réalité, personne dans New York ne devait mériter d'avantage sa place que lui. Il s'était battu, jours après jours pour ne pas se laisser mourir de faim alors que sa mère préférait avoir sa rame de cocaïne plutôt que de le nourrir. Il avait encaissé les coups de son beau-père alors que sa seule faute avait été de simplement voir le jour, rendant ainsi le canal vaginal de sa prostituée de génitrice bien trop large et bien moins précieux à la profession qu'elle occupait. Et personne parmi ceux qu'il fréquentait n'avaient tenté de l'aider. Pourtant, les marques sur ton corps frêle de garçonnet auraient dû alerter tes instituteurs, à l'époque, tout comme ton hygiène. Probablement qu'ils devaient savoir ce qu'il se tramait chez toi mais qu'ils n'avaient aucune intention d'intervenir. Parce que ce n'était pas leur problème, parce que ta misérable petite vie n'avait pas assez de valeur à leurs yeux. Parce qu'elle n'avait pas de valeur et ce, aux yeux de quiconque. Cela aurait arrangé tout le monde, au fond, que tu disparaisses.

Mais cela n'était pas arrivé et au lieu de simplement se laisser guider vers le chemin que lui dictait quotidiennement sa chienne de vie, Noah Smith avait bousculé l'ordre des choses. Le petit crasseux du Bronx avait levé la lame tranchante du désespoir pour venir trancher la ligne de son destin, à l'instar de la gorge de son beau-père, le laissant se noyer dans son propre sang. C'est là que ta vie a changé du tout au tour, te donnant enfin la chance que tu méritais d'avoir : une chance de simplement réellement exister. Et il l'avait saisi au vol, se donnant corps et âme - littéralement - pour gravir la falaise du succès. Et aujourd'hui, il contemplait la vie de Noah Smith depuis la tour de Manhattan portant son nouveau patronyme en lettre d'acier: Bell. Telles les cloches de l'apocalypse annonçant le jugement dernier, il aspirait à redonner vie aux âmes égarées et ignorées - tout comme toi, Noah - et à faire disparaitre ceux qui faisaient régner le mal et l'anarchie, tels des parasites qu'il lui faudrait exterminer. Purger New York, puis l’état, puis le pays. La voilà, sa vocation profonde. Faire des États-Unis d'Amérique une terre unie, sûre et compatissante envers ses membres les plus fragiles.

Mais avant de prétendre à la présidence, Alan devait tout d'abord s'élever au rang de maire de New York et pour se faire, il n'hésitait pas à utiliser toutes les cartes en sa possession. Dont l'argent. Il avait fait un don de 50 000 $ à la Police de New York City à la fin de l'été et était venu constater les résultats de son investissement. Accompagné par le chef de la police qui lui faisait visiter les différentes brigades, lui expliquant où ses fonds avaient été placés, il inspectait les murs tel l'actionnaire majoritaire d'une holding. Mais n'était-ce pas le cas? Tu es leur actionnaire majoritaire, puisque la ville ne leur donne pas les moyens de faire leur travail correctement. Discutant du nouveau jeu " Dare" pour lequel il éprouvait une profonde aversion avec son vis-à-vis, il passa le couloir et arriva face aux locaux de la brigade criminelle. Le chef de la police lui désigna un homme en uniforme à l'air sévère, un peu plus petit que lui mais indéniablement mieux battis : " Voici le lieutenant Wolf. Il gère la brigade criminelle" lui indiqua son guide. Alan tendit une main vers ce lieutenant de police et lui adressa un léger sourire: " Alan Bell." se présenta-t-il. " Comment évolue le taux de criminalité ces temps-ci ?" questionna l'homme politique, réellement curieux, accrochant son regard bleu dans celui de son vis-à-vis attendant sa réponse avec une certaine impatience.

@Lugos Wolf


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Lugos Wolf
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Surnom : Wolfie, une référence geek que ses amis aiment utiliser pour le comparer au loup qui apporte régulièrement son aide à un certain Mike dans le jeu vidéo Until Dawn. Mélange de gentillesse, de tendresse et de férocité, comme cet animal qui ne recule devant aucun danger et se bat pour ses convictions et ceux qu'il aime.
Âge : 28
Origines : Principalement américaines, des racines françaises du côté paternel et britanniques du côté maternel.
Occupation : Anciennement militaire déployé en Afghanistan (Capitaine, O-3 d'un escadron), éprouvé sur la durée par toutes les horreurs dont il a été témoin, parfois investigateur, sur le terrain au nom de la "paix". De retour au pays depuis janvier 2020 et Lieutenant de Police depuis (Detective Bureau).
Lieu de résidence : Brooklyn, un entre-deux intéressant d'un point de vue purement financier. Immeuble n°3 (appartement 18).
A New York depuis : toujours, malgré une interruption de plusieurs années au gré de ses missions partout à travers le monde.
Situation Amoureuse : Consacrée à une liberté qui permet de nager à vue, une relation longue qui n'a pas survécue à plusieurs années de déploiement en Afghanistan et un désir d'être surpris plutôt que de provoquer le destin.
Orientation sexuelle : Bisexuel assumé depuis toujours, il aurait pu être dangereux de s'affirmer à l'armée mais personne ne l'a jamais confronté à ce sujet-là.
Trigger Warning : Mort / Violence excessive / Injures / RP' hot

(Ce que je ne tolère pas en rp') : Cruauté animale, inceste, viol.

Lugos, un prénom celtique, inspiré par la mythologie qui l’accompagne. Une référence qui me va plutôt comme un gant. Lugos, ou, « Le Lumineux ». Une divinité spécialisée dans la communication, protecteur des arts. Je ne suis peut-être pas un artiste, mais j’ouvre grand mes yeux d’enfant devant le moindre morceau de bravoure cinématographique. ⌑ Les années quatre-vingt-dix, âge d’or musical aux yeux de plusieurs générations. Des classiques à ne plus savoir quoi en faire et un garçon qui vient au monde quelques minutes, à peine, après son frère. Des jumeaux (Neji Wolf) que tout opposera assez rapidement. ⌑ Une mère qui aime pudiquement, un père très absent, héros et bourreau à la fois. Une armoire à glace à l’éducation primitive, conservatrice diront certains. Un homme qui ne demande l’avis de personne et ne s’inquiète pas de blesser les autres. Un héros aux yeux d’une Nation tout entière, le Diable en chair et en os aux prunelles de ses enfants. ⌑ Un frère que j’ai toujours tenté de protéger en usant et abusant de mon aura de fils prodige. Moi qui, contrairement à Neji, me vouais au même chemin que mon paternel, à une carrière militaire qui ferait la fierté d’un père beaucoup trop sévère et violent. Combien de coups de ceinture, de remarques acerbes, de gifles… Tout le monde a perdu le compte, avec les années. ⌑ Bisexuel affirmé, une sexualité qui a toujours été assumée, et cela depuis mon plus jeune âge. Un premier baiser échangé avec une fille et une mauvaise impression qui m’a donné envie de faire mon coming out à treize ans, puis de me défaire de ma virginité l’année suivante avant une découverte tardive du sexe en compagnie féminine. Une préférence marquée pour les hommes malgré tout, au plus grand désespoir d’un père qui, dès lors, n’a eu de cesse d’assister impuissant à la dégringolade de son fils dans son estime. ⌑ À peine diplômé et déjà enrôlé (2010). Quelques années de formation, de petites missions à même la base militaire new-yorkaise puis l’obtention d’un premier grade (lieutenant) synonyme de premiers déploiements (2013). Un parcours initiatique dans les pas de mon propre père, lui-même envoyé en Irak en son temps (2014-2017). Un second grade (Capitaine) et l’accès à de nouvelles responsabilités. La formation d’une équipe à part entière, d’une famille embarquée en Afghanistan pour une mission sur le long terme. La violence d’un terrain sous-estimé, d’une réalité qui glace le sang et hante jusqu’au plus profond de tes rêves et un traumatisme, comme ultime coup de grâce, qui mène à une démission en mai 2019 avant rapatriement en janvier 2020. Lieutenant Détective depuis 2020, en conflit avec un père qui ne m’adresse plus du tout la parole et estime qu’une pédale dans mon genre n’aura de toute manière jamais assez de cran pour avancer dans la vie.

Célibataire, adepte des relations d’un soir, d’étreintes régulières qui n’engagent rien et n’entrainent pas le moindre problème. Ce n’est pourtant pas faute de rêver à une belle histoire, mais quelque chose semble toujours me retenir de franchir un tel pas. ⌑ Solaire, malgré une stature qui inspire la méfiance de prime abord. Je ne suis pourtant qu’optimisme et joie de vivre. Accroché à la vie au point où mes proches me taquinent souvent en sous-entendant que je sors tout droit d’un dessin animé utopiste. Mon monde, il est pourtant bien plus sombre que cela. Je préfère juste me concentrer sur la lumière afin d’éviter d’être emporté par une obscurité qui fait mal. ⌑ Sportif de haut niveau, entrainement militaire oblige, je continue à énormément m’entrainer à la salle de sport, le tout en combo avec plusieurs sports de combat qui enrichissent ma pratique professionnelle. Une petite dose de natation en supplément, lorsque la musculation me sort par les yeux. ⌑ Engagé, fervent défenseur de la cause LGBT+ au point de participer à l’ensemble des événements organisés dans les environs, qu’il s’agisse d’une Pride ou d’une manifestation plus sensible. J’apporte un soutien financier, bien-sûr, mais surtout humain à plusieurs associations qui apportent leur aide à des jeunes isolés à cause de leur sexualité. Un combat que j’ai également mené à mon échelle, que je continuerais toujours à mener contre mon père. ⌑ Gourmand, ne m’offrez pas de cookies au risque d’être récompensés par une demande en mariage. La nourriture est mon pêché mignon, j’irais même jusqu’à dire qu’il s’agit de mon talon d’Achille.

GREGOIRE (collègue)
chapitre 1 (en cours)
CLARK (psychologue / collègue)
chapitre 1 (en cours)
YURI (bénévole, allié dans l'urgence)
chapitre 1 (en cours)
DIEGO (ancien collègue, asset)
chapitre 1 (en cours)
SETH (suspect initial, match NYCMEET)
chapitre 2 (en cours)
chapitre 3 (en cours)
LESLIE (match NYCMEET)
chapitre 1 (en cours)
MACK (match NYCMEET)
chapitre 1 (en cours)
CHANI (blind date)
chapitre 1 (en cours)

TERMINÉS / ANNULÉS
MARLA (lien annulé Marla)
chapitre 1 (abandonné Marla)
LEITH (informateur)
chapitre 1 (abandonné Leith)
ALAN (politicien / allié)
chapitre 1 (en cours)
SETH (suspect initial, match NYCMEET)
chapitre 1 (sujet terminé)
When you’re constantly thinking of others and what they must be thinking or feeling or expecting, you wind up in this perpetual state of trying to please them. You see yourself through their eyes and you lose sight of who you are. Michael Soll
Fairness comes from the heart, the righteousness of reason... Ft. Lugos EuYxyPzq_o
  • United Heart
Fairness comes from the heart, the righteousness of reason... Ft. Lugos VEo0rLeU_o
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Pseudo : BOY BYE
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Faceclaim : James Yates
Crédits : monocle.
Inscription : 06/12/2020
Multicomptes : Aucun DC.
Nombre de mots par RP : 400-1800 mots
Fréquence de RP : Plusieurs fois par semaine (disponible)
Je suis plutôt : dark et chill.
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(#) Mer 23 Déc - 0:22:01
" Fairness comes from the heart, the righteousness of reason... "
Perseverance is the hard work you do after you get tired of doing the hard work you already did. | @Alan Bell

Certaines journées ne sont tout simplement pas faites pour être appréciées. La matinée démarrait pourtant très bien, placée sous le signe d’une certaine légèreté au bureau, à compléter la paperasse autour de dossiers mis de côté, faute de main d’œuvre. L’occasion rêvée de porter un regard nouveau sur une enquête qui parvient toujours à nous apprendre quelque chose de nouveau. Un petit détail à côté duquel on était passé jusqu’à maintenant, faute de temps pour apprendre par cœur les inscriptions d’un foutoir pas possible. Mes collègues détestent cela, se replonger dans des papiers qu’ils ont déjà bien du mal à remplir en premier lieu. Ce n’est pas mon cas, ordonné par réflexe depuis mes premières années à l’armée, j’apprécie tout particulièrement revenir sur mes notes, les retravailler, les peaufiner au besoin et apporter un semblant d’ordre à des fichiers qui pourraient tôt ou tard se retrouver dans d’autres mains que les miennes. Il n’est après tout pas rare qu’un collègue reprenne une enquête et je me suis beaucoup trop arraché les cheveux sur certaines affaires confiées par ces derniers pour leur réserver le même sort. Je fonctionne avec le même code, constamment. Une introduction récapitulative, de la place laissée en cas d’évolution à notifier. Un sommaire et des marques pages, trombones et autres outils qui permettent de distinguer chaque partie de celle qui la précède ou la succède. En bref, la journée promettait d’être calme, dédiée à un travail de forme nécessaire pour oser espérer être performant sur le fond en toutes circonstances. Un turnover incessant au commissariat, véritable fourmilière qui grouille constamment d’officiers spécialisés ou non et cet échange intercepté à la machine à café, pendant que s’écoulait mon thé à la menthe. « Ces arabes, l’armée ferait mieux de les éradiquer dès la naissance, plutôt que de les laisser se reproduire et abreuver un vivier de terroristes qui ne cesse de croitre ! » Un trigger, comme on pourrait plus communément résumer cela et une réaction à vif, qu’ils n’attendaient pas. Un rappel à l’ordre nécessaire, une explication étayée de ma propre expérience en Iraq, puis en Afghanistan, là où aucun de ces deux flics ne s’est jamais aventuré. Deux visages qui n’ont cessé de blêmir jusqu’à ce qu’une montagne d’excuses soient invoquées dans le but de désamorcer la situation, de justifier une discussion qui, en sous-texte, n’aurait jamais dû être interceptée et une parole volontairement coupée pour mettre fin à un débat qui, de toute manière, ne devrait pas avoir lieu d’être… J’en suis resté là, bien trop exaspéré par leur attitude, conscient qu’aucun mot ne leur aurait permis de véritablement s’éduquer plutôt que d’enchainer les justificatifs bidons. Il est toujours plus facile de se donner bonne conscience plutôt que d’effectuer un travail en profondeur, basé sur une remise en question qu’ils ne parviennent pas à initier de leur propre gré.

Cette frustration, teintée d’un degré de colère variant en fonction du moment de la journée, elle ne m’a pas quitté d’une semelle, petite voix allant et venant, se rappelant à ma mémoire lorsque je pensais enfin pouvoir passer à autre chose. Une sacrée garce qui, à l’issue de mon service, décide enfin de s’estomper pour m’offrir une paix longuement quémandée. Sur le point de quitter les lieux, badge accroché à la ceinture de mon pantalon, arme de service à l’autre extrémité de cette dernière, je suis interrompu par un visage familier… Celui avec lequel personne n’a envie de déconner. Tu es familier avec le Chef de Police, c’est lui qui s’est chargé de t’accueillir lorsque tu es arrivé. Lui qui, sans que tu sois capable de l’expliquer, a décidé de te prendre sous son aile les première semaines. Il a été une oreille attentive, un homme que tu respectes profondément. Il a ta confiance contrairement à un certain nombre de tes collègues et des agents qui évoluent autour de toi quotidiennement. Il n’est pas seul et je reconnais immédiatement l’individu qui l’accompagne. Un politicien sur lequel je suis encore incapable d’apposer un avis tranché. Je me méfie d’eux, de ces hommes qui prétendent avoir à cœur de changer le monde pour le meilleur et qui finissent toujours par nous la mettre à l’envers une fois au pouvoir. Ils ne fonctionnent qu’à l’argent, le chéquier comme unique moyen de pression. Je l’étudie brièvement du regard, très logiquement happé par le bleu perçant de ses prunelles. Dans d’autres circonstances, tu le trouverais mignon. Tu pourrais même t’intéresser à lui si tu n’étais pas interpelé dans l’exercice de tes fonctions. Si tu n’étais pas un lieutenant de police mais un garçon comme un autre. Je divague un peu trop longtemps sur ses courbes délicieuses, fasciné et me recentre sur son visage, bientôt interrompu dans mes pensées par cet aspect solennel employé pour me saluer. « Lugos Wolf, lieutenant détective ! Enchanté ! » Une main tendue que j’attrape d’une poignée amicale et virile à la fois sans jamais me déconnecter de ses opales. « Tout dépend de votre angle d’approche, monsieur… Bell ? » Mes souvenirs me font-ils défaut ? Dans l’incertitude, je préfère l’interroger plutôt que d’affirmer des âneries. « L’optimisme du verre à moitié plein, réaction à un taux de criminalité qui fait du surplace mais n’a pas augmenté pour la première fois depuis quelques mois ou verre à moitié vide et pessimisme face à une diminution qui, ma foi, semble pour l’heure hors d’atteinte. » La réalité d’un terrain compliqué, d’une politique qui ne nous simplifie pas souvent la tâche.



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(#) Mer 30 Déc - 0:10:19
Fairness comes from the heart, the righteousness of reason... Lugos & Alan

En traversant les différentes brigades de la police de New York City, Alan s'était retrouvés face à des poules, se goinfrant de les graines qu'il avait distribué et affairés à faire semblant de travailler pour faire bonne figure devant le Chef de la Police. Paressant devant les machines à café, bon nombre changeant promptement de conversation à l'approche de leur supérieur. Au milieu de ces poules et de ces poulets à l'esprit aussi épais d'une noix, il venait de trouver un chien de garde. Le lieutenant Wolf se tenait devant lui le regard féroce, le dos droit et l'air réellement impliqué. Un loup au milieu d'un poulailler. Peut-être même un des seuls au sein de ce poste de police.

Serrant sa main avec une bonne poigne, le politicien sourit à la présentation de son vis-à-vis et hocha la tête quand le chef de la police lui expliqua qu'il était en charge de la brigade criminelle. Adressant une question au sujet du taux de criminalité, réellement soucieux d'avoir une réponse, il s'accrocha bien volontiers au regard de son vis-à-vis. Non, pas un chien de garde Noah... Un loup. L'autre lui répondit que la réponse dépendant de son point de vue, semblant peu sûr du nom du politicien. Souriant légèrement, Alan rappela son identité : " C'est cela. Bell, comme les cloches." répliqua-t-il, moyen mnémotechnique utilisé comme atout marketing dans son entreprise évènementiel : les cloches sonnant l'heure de faire la fête. Le lieutenant, assuré de son nom, entreprit de lui répondre, lui présentant la situation sous deux perspectives différentes. Alan fronça les sourcils, peu enclin à voir la vie comme optimiste ou pessimiste, se basant sur les faits, les chiffres et les sondages. Surtout, les sondages. Retenant cependant l'idée qu'il y avait du mieux dans cette catastrophe qu'était la gestion de la police de New York, il adressa un sourire à son interlocuteur: " C'en est presque triste." admit-il de manière étonnement sincère: " Que nous puissions nous réjouir que le taux de criminalité n'ait pas augmenté." Il adressa un regard au chef de la police: " Je pense que ça en dit long sur les capacités d'intervention de la police et vos moyens actuels..." Son vis-à-vis allait répondre mais fut coupé dans son élan par la sonnerie de son téléphone portable. Arquant un sourcil, Alan l'observa décrocher et lui faire signe: "Je suis navré Monsieur Bell, j'ai une urgence à gérer." Puis reporter son attention sur son subalterne : " Lieutenant Wolf, puis-je vous laisser terminer la visite avec Monsieur Bell?" questionna-t-il, sans toutefois attendre de réponse, filant à travers le couloir.

Le grand blond reporta son regard sur son nouveau guide et tenta un sourire de circonstance. Il remarqua le badge à la ceinture du lieutenant et poussa un petit soupire: " Vous aviez terminé votre service, n'est-ce pas?" questionna-t-il, las: " Je ne vais pas vous imposer la suite de ma "visite"." continua-t-il: " A moins que vous ayez du temps à tuer." Attendant la décision de son nouvel accompagnateur, il regarda sa montre : il était de toute manière trop tard pour retourner à Bell Corporation ou à son cabinet de campagne pour ce jour-ci.



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A New York depuis : toujours, malgré une interruption de plusieurs années au gré de ses missions partout à travers le monde.
Situation Amoureuse : Consacrée à une liberté qui permet de nager à vue, une relation longue qui n'a pas survécue à plusieurs années de déploiement en Afghanistan et un désir d'être surpris plutôt que de provoquer le destin.
Orientation sexuelle : Bisexuel assumé depuis toujours, il aurait pu être dangereux de s'affirmer à l'armée mais personne ne l'a jamais confronté à ce sujet-là.
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(Ce que je ne tolère pas en rp') : Cruauté animale, inceste, viol.

Lugos, un prénom celtique, inspiré par la mythologie qui l’accompagne. Une référence qui me va plutôt comme un gant. Lugos, ou, « Le Lumineux ». Une divinité spécialisée dans la communication, protecteur des arts. Je ne suis peut-être pas un artiste, mais j’ouvre grand mes yeux d’enfant devant le moindre morceau de bravoure cinématographique. ⌑ Les années quatre-vingt-dix, âge d’or musical aux yeux de plusieurs générations. Des classiques à ne plus savoir quoi en faire et un garçon qui vient au monde quelques minutes, à peine, après son frère. Des jumeaux (Neji Wolf) que tout opposera assez rapidement. ⌑ Une mère qui aime pudiquement, un père très absent, héros et bourreau à la fois. Une armoire à glace à l’éducation primitive, conservatrice diront certains. Un homme qui ne demande l’avis de personne et ne s’inquiète pas de blesser les autres. Un héros aux yeux d’une Nation tout entière, le Diable en chair et en os aux prunelles de ses enfants. ⌑ Un frère que j’ai toujours tenté de protéger en usant et abusant de mon aura de fils prodige. Moi qui, contrairement à Neji, me vouais au même chemin que mon paternel, à une carrière militaire qui ferait la fierté d’un père beaucoup trop sévère et violent. Combien de coups de ceinture, de remarques acerbes, de gifles… Tout le monde a perdu le compte, avec les années. ⌑ Bisexuel affirmé, une sexualité qui a toujours été assumée, et cela depuis mon plus jeune âge. Un premier baiser échangé avec une fille et une mauvaise impression qui m’a donné envie de faire mon coming out à treize ans, puis de me défaire de ma virginité l’année suivante avant une découverte tardive du sexe en compagnie féminine. Une préférence marquée pour les hommes malgré tout, au plus grand désespoir d’un père qui, dès lors, n’a eu de cesse d’assister impuissant à la dégringolade de son fils dans son estime. ⌑ À peine diplômé et déjà enrôlé (2010). Quelques années de formation, de petites missions à même la base militaire new-yorkaise puis l’obtention d’un premier grade (lieutenant) synonyme de premiers déploiements (2013). Un parcours initiatique dans les pas de mon propre père, lui-même envoyé en Irak en son temps (2014-2017). Un second grade (Capitaine) et l’accès à de nouvelles responsabilités. La formation d’une équipe à part entière, d’une famille embarquée en Afghanistan pour une mission sur le long terme. La violence d’un terrain sous-estimé, d’une réalité qui glace le sang et hante jusqu’au plus profond de tes rêves et un traumatisme, comme ultime coup de grâce, qui mène à une démission en mai 2019 avant rapatriement en janvier 2020. Lieutenant Détective depuis 2020, en conflit avec un père qui ne m’adresse plus du tout la parole et estime qu’une pédale dans mon genre n’aura de toute manière jamais assez de cran pour avancer dans la vie.

Célibataire, adepte des relations d’un soir, d’étreintes régulières qui n’engagent rien et n’entrainent pas le moindre problème. Ce n’est pourtant pas faute de rêver à une belle histoire, mais quelque chose semble toujours me retenir de franchir un tel pas. ⌑ Solaire, malgré une stature qui inspire la méfiance de prime abord. Je ne suis pourtant qu’optimisme et joie de vivre. Accroché à la vie au point où mes proches me taquinent souvent en sous-entendant que je sors tout droit d’un dessin animé utopiste. Mon monde, il est pourtant bien plus sombre que cela. Je préfère juste me concentrer sur la lumière afin d’éviter d’être emporté par une obscurité qui fait mal. ⌑ Sportif de haut niveau, entrainement militaire oblige, je continue à énormément m’entrainer à la salle de sport, le tout en combo avec plusieurs sports de combat qui enrichissent ma pratique professionnelle. Une petite dose de natation en supplément, lorsque la musculation me sort par les yeux. ⌑ Engagé, fervent défenseur de la cause LGBT+ au point de participer à l’ensemble des événements organisés dans les environs, qu’il s’agisse d’une Pride ou d’une manifestation plus sensible. J’apporte un soutien financier, bien-sûr, mais surtout humain à plusieurs associations qui apportent leur aide à des jeunes isolés à cause de leur sexualité. Un combat que j’ai également mené à mon échelle, que je continuerais toujours à mener contre mon père. ⌑ Gourmand, ne m’offrez pas de cookies au risque d’être récompensés par une demande en mariage. La nourriture est mon pêché mignon, j’irais même jusqu’à dire qu’il s’agit de mon talon d’Achille.

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TERMINÉS / ANNULÉS
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La journée se termine enfin, promesse que la prochaine sera surement nettement plus agréable à traverser que celle qui vient de s’égrainer. Tu n’as aucune certitude à ce sujet, mon gars. Pourtant tu continues à croire au Père Noël, à considérer la vie avec optimisme. Quel intérêt servirais-je, si je partais constamment du principe que le pire reste encore à venir ? L’aigreur ne passera pas par moi, je la laisse ronger jusqu’à l’os l’ensemble de mes collègues ou presque. Peut-être agissent-ils ainsi parce qu’ils ont toujours eu une perspective presque assurée de survivre à leur journée de travail quoiqu’il en coûte, du moins au sens littéral du terme. Ce n’était pas mon cas jusqu’en janvier dernier. En reconnaissance en Afghanistan, dans des villages à l’accueil très souvent mitigé et anxiogène, rien ne pouvait être prédit à l’avance, si ce n’est la présence de cette Épée de Damoclès constamment rivée au-dessus de notre tête. Nous avons traversé de sales moments tous ensemble, là-bas. Certaines images continueront à nous réchauffer le cœur jusque dans notre dernier souffle quand d’autres scènes, elles, auront le mérite de continuer à nous hanter jusque dans nos ultimes instants. Tu te souviens d’un soldat religieux qui vous a accompagné ton bataillon et toi pendant quelques semaines. Ce garçon n’était tout bonnement pas fait pour cela, pour la réalité d’un terrain qui n’a rien à voir avec ce que l’on peut vous vendre à la télévision. Il priait tous les soirs , sans jamais manquer ce rendez-vous qui lui permettait d’évacuer la pression. Une nuit, après avoir été témoin impuissant de l’attentat kamikaze d’un môme d’une dizaine d’années et avoir ramassé ses restes, tu t’étais confronté à certaines de ses interrogations. Il se demandait si vous finiriez tous en Enfer pour les atrocités commises ici, dans l’urgence, par nécessité. Ce soir-là, tu lui as répondu un tas de choses, tu as su trouver les mots pour apaiser sa souffrance et contribuer à lui faire trouver le sommeil… Mais ses mots ont continué à te hanter, ils t’ont poursuivi jusqu’à ce qu’à son image, tu décides finalement de démissionner après le traumatisme de trop. Sur le terrain, chaque minute pouvait être la dernière. Les bombes artisanales étaient partout, le déminage parfois chaotique et les routes loin d’être sécurisées. Comment pourrais-je ne pas apprécier le calme de la vie qui m’est offerte à présent ? Un homme pourrait surgir à la sortie du commissariat et me tirer dessus à bout portant, bien-sûr, mais le risque n’a jamais été aussi peu élevé au regard de mes expériences professionnelles. Ce sentiment de sécurité, il est même grisant parfois. Tu en viens à t’inquiéter de ne pas suffisamment rester sur tes gardes… Cela, avant de réaliser qu’au commissariat, tu es surement le plus observateur d’entre tous.

Quitter le commissariat ne semble plus être une option, pas pour le moment en tout cas. Lorsque le Chef de Police débarque en personne, sans envoyer de pigeon voyageur afin d’effectuer le sale travail à sa place, c’est qu’il a besoin de quelque chose et qu’il ne prendra pas non pour réponse. Je découvre l’homme qui l’accompagne. Musclé juste ce qu’il faut à en juger par ce que je perçois en analysant cette chemise et ce costard adapté, bien que légèrement moulant, de sorte à attirer le regard et inspirer une appréciation qui ne manque pas de filtrer discrètement à travers mes prunelles lorsqu’elles se posent officiellement sur lui et ce visage que je détaille brièvement pendant qu’il m’est présenté. Tu n’écoutes peut-être pas assez attentivement puisque son nom de famille commence déjà à t’échapper après quelques minutes à peine, concentré sur l’océan de détails que tu repères discrètement, d’un œil qui ne manque jamais rien, habitué à étudier des scènes de crime à la recherche du moindre indice qui fait toujours la différence. Tu le passe au peigne fin, de ton air de ne pas y toucher, sans pour autant perdre de vue les interrogations qui te sont adressées au sujet du taux de criminalité des dernières semaines. « Vous méritez mieux que d’être comparé à des cloches, cela dit ! » Il ne s’agit-là que d’un simple constat, déguisé en compliment qu’il mérite amplement, de prime abord même si les politiciens et moi ne faisons généralement pas bon ménage. Je suis tenté d’exprimer un jugement préliminaire, simplement basé sur son langage corporel, sur ce costard qui n’a clairement pas sa place dans un commissariat de police au centre duquel tout le monde trime avec les moyens du bord… C’est-à-dire, pas grand-chose. J’oriente mon bilan en deux axes, tantôt teinté d’optimisme et tantôt enclin à considérer les choses avec pessimisme. Sa réaction fait s’étirer un large sourire sur mes lèvres. « Ça l’est ! » Ce sentiment de tristesse, nous le partageons tous les deux. « Je déteste me contenter de peu, mais à moins de posséder une ribambelle de pouvoirs magiques ce qui, à ma connaissance, n’est malheureusement pas le cas. C’est à peu près tout ce que l’on peut être en droit d’espérer accomplir en prenant en compte les conditions actuelles ! » Il sait exactement où je veux en venir, je n’ai pas besoin d’énumérer les chiffres d’un budget qui, de toute manière, m’échappe en partie. La paperasse, j’en ai suffisamment sur mon bureau pour m’intéresser à celle de gradés qui ne feront que m’indigner davantage. Je croise le regard de mon Chef qui oscille entre admiration vis-à-vis de cette franchise à toute épreuve et la promesse d’une remontrance dispensée dans les règles de l’art lorsque le politicien quittera les lieux. Tu n’es pas impressionné le moins du monde par cet homme, tu aimes cependant lui laisser penser le contraire. Arrondir les angles, dans la mesure de ce qui est acceptable, c’est ta spécialité. Son téléphone sonne, il bafouille une interrogation qui, nous le savons tous les trois, n’en est pas une. « Bien-sûr ! »

Le silence s’installe et me pousse à réfléchir à un moyen de rebondir sur notre précédente conversation. Il me coupe pourtant l’herbe sous le pied, plus observateur qu’on pourrait le croire. « Je ne me contente pas d’heures de bureau. Je quitte le commissariat lorsque j’estime que le travail est fait… Mais… Oui, je m’apprêtais à partir ! » Il l’a très bien compris, inutile de mentir ou de trouver des excuses à la noix. Du temps à tuer, pas vraiment avec le train de vie que je mène et la salle de sport que je me dois encore d’investir pour ma séance du jour mais… Tu ne sais pas dire non. « Vous savez quoi ? Que diriez-vous de terminer la visite du commissariat en vitesse, loin d’un discours barbant que vous avez déjà surement entendu mille fois auparavant, et que vous me laissiez répondre à vos questions éventuelles autour… D’un verre ? »




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(#) Lun 4 Jan - 21:56:49
Fairness comes from the heart, the righteousness of reason...


Les cloches étaient des incantatrices du destin. Annonçant les changements marquants dans toutes civilisations, dans toutes époques, dans toutes circonstances. En son usage religieux, elles marquaient les moments décisifs d'une vie : la naissance, le baptême, l'union et la mort. Premières et dernières compagnes mélodiques de tout chrétien. A son sens biblique, elles évoquaient l'apocalypse, seules détentrices de l'annonce du jugement dernier. Témoins éternelles des grands moments de l'histoire : alertant les citoyens des invasions, des guerres, des victoires et des libérations. Tout comme les cloches de Bell Corporation annonçaient l'heure de faire la fête, la candidature d'Alan Bell sonnait telle la promesse de changements. «  L'homme est-il un monstre ou le monstre un homme ? Et les cloches sonnent, sonnent, sonnent... » Disait la comptine, extraite naïvement d'une œuvre cinématographique pour enfant mais représentant une métaphore sur mesure pour le politicien : parce que tu es certainement l'homme politique le plus mal placé pour parler de criminalité. Tu es monstre, tout te déterminait à en devenir un. Et pourtant, il demeurait un monstre voulant faire le bien. Paradoxe identique à celui de l'antéchrist : le mal incarné punissant les êtres malveillants, donnant réparation pour les actes qu'ils avaient commis. Parce qu'après-tout, à part lui, qui aurait les épaules pour faire ce qui devait être fait ? C'était pour toutes ces raisons que l'idée d'être comparé à une cloche ne l'importunait pas : il était une cloche, une cloche tonnant l'air du changement. Un air qui deviendrait irrespirable pour toutes les êtres contribuant à accabler les plus fragiles : «  Cela me convient parfaitement, d'être comparé à une cloche. » répliqua-t-il, un léger sourire entendu sur les lèvres : «  Ces instruments ne marquent-ils pas l'annonce des changements les plus majeurs ? » Bien sûr, il avait saisi l'éloge qui lui avait été fait mais décida de ne pas le relever, se contentant d'adresser un sourire au lieutenant de police.

La réponse au sujet du taux de criminalité de ce dernier ne lui convint que partiellement, il fit remarqué que la situation en était accablante : qu'ils en soient à se réjouir de ne pas voir les crimes augmenter plutôt que de les voir peu à peu disparaître. Il laissa entendre que ce fait pouvait être largement expliqué par les financements accordés à la police, ceux-ci étant trop peu élevés, ne suffisant pas à déployer suffisamment de moyen pour faire de cette ville un lieu sûr et à défaut, un endroit acceptable pour vivre. Son interlocuteur répondit à la positive, affirmant qu'effectivement la situation était clairement triste et avouant d'un air culotté qu'il n'avait pas de pouvoirs magiques lui permettant de changer la situation dans les conditions actuelles . Au vu du regard que le chef de la police lança à son subalterne, la réponse ne lui plût que modérément. Alan ne s'en formalisa pas, au contraire, son sourire s'élargit un peu plus, juste assez pour déloger cette petite fossette qui venait entourer ses rictus amusés : «  Le maire compte cependant visiblement sur vous pour que vous en développiez, puisqu'il ne semble pas décidé à augmenter les budgets. Il prévoit probablement d'aller recruter ses nouvelles forces armées à Poudlard à défaut de l'académie de Police. » Petite pique adressée à un de ses rivaux, chiffe molle faisant office de maire actuel. Ajoutant au chef de la police que cela en disait long sur les moyens financiers actuels qui leurs étaient alloués, l'homme n'eut pas le temps de répondre, coupé par un coup de téléphone visiblement primordiale. Demandant à son subordonné de poursuivre la visite avec le politicien, il s'en alla sans demander son reste, pressant le pas.

Passablement dépité mais n'en montrant pas l'ombre sur son visage, le businessman se tourna vers son nouveau guide quand ce dernier accepta de remplacer son supérieur. Avisant un regard à sa ceinture, badge prêt à être déposé, il releva le regard vers son interlocuteur lui demandant s'il avait terminé sa journée. La réponse du lieutenant étira un léger sourire sur son visage. Un amusement qui n'avait rien à voir avec la conscience professionnelle de l'homme mais plutôt de l'association qu'en faisait Alan : ça ne te rappelle personne, Noah ? Un type qui ne quitte le bureau que lorsqu'il se sent satisfait de son travail ? Combien de nuit as-tu passé entre les murs de Bell Corporation ou ceux de ton cabinet de campagne ? Beaucoup trop. Le grand blond se fit toutefois compréhensif, indiquant qu'il n'allait pas lui imposer la suite de « sa visite ». Par visite, il voulait dire inspection. Il en avait déjà suffisamment vu de toute façon, bien navré de voir la bande d'incapable en qui il avait eut la bêtise d'investir. Parfois, il faut changer le personnel avant de racheter du matériel... Songea-t-il, amer. Laissant cependant la possibilité à l'homme de l'accompagner s'il le souhaitait – principalement pour ne pas lui attribuer d'ennuis dans le cas où le chef de la police n'apprécie pas sa désertion – mais commençant déjà par prendre le chemin de la sortie.

Il fut coupé dans son élan par la voix de l'homme de loi, lui faisant une proposition à laquelle il ne s'attendait pas. La perspective qu'un représentant des forces de l'ordre puisse lui parler franchement et à l’abri des oreilles indiscrètes le séduit. Elle le séduit tout autant que la promesse d'une conversation vivifiante autour d'un verre en cette si charmante compagnie. Oh bien sûr, Alan n'était ni aveugle ni candide, il les avait capté ces regards qui s'étaient glissés le long de son corps et s'étaient plantés dans ses yeux. Et bien qu'il n'en laisse rien transparaître, cette attention qui lui était porté ne le laissait pas indifférent. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire, révélant ses deux canines dans un sourire avec bien plus de franchise qu'il n'en accordait d'ordinaire : «  Vous me plaisez, Wolf. » lâcha-t-il. Affirmation à double sens que son interlocuteur serait libre d'interpréter comme il le souhaitait. Sans attentes particulière, simplement piqué par une curiosité assumée: «  Je vous suis. » confirma-t-il en lui emboîtant le pas.


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Lugos Wolf
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Surnom : Wolfie, une référence geek que ses amis aiment utiliser pour le comparer au loup qui apporte régulièrement son aide à un certain Mike dans le jeu vidéo Until Dawn. Mélange de gentillesse, de tendresse et de férocité, comme cet animal qui ne recule devant aucun danger et se bat pour ses convictions et ceux qu'il aime.
Âge : 28
Origines : Principalement américaines, des racines françaises du côté paternel et britanniques du côté maternel.
Occupation : Anciennement militaire déployé en Afghanistan (Capitaine, O-3 d'un escadron), éprouvé sur la durée par toutes les horreurs dont il a été témoin, parfois investigateur, sur le terrain au nom de la "paix". De retour au pays depuis janvier 2020 et Lieutenant de Police depuis (Detective Bureau).
Lieu de résidence : Brooklyn, un entre-deux intéressant d'un point de vue purement financier. Immeuble n°3 (appartement 18).
A New York depuis : toujours, malgré une interruption de plusieurs années au gré de ses missions partout à travers le monde.
Situation Amoureuse : Consacrée à une liberté qui permet de nager à vue, une relation longue qui n'a pas survécue à plusieurs années de déploiement en Afghanistan et un désir d'être surpris plutôt que de provoquer le destin.
Orientation sexuelle : Bisexuel assumé depuis toujours, il aurait pu être dangereux de s'affirmer à l'armée mais personne ne l'a jamais confronté à ce sujet-là.
Trigger Warning : Mort / Violence excessive / Injures / RP' hot

(Ce que je ne tolère pas en rp') : Cruauté animale, inceste, viol.

Lugos, un prénom celtique, inspiré par la mythologie qui l’accompagne. Une référence qui me va plutôt comme un gant. Lugos, ou, « Le Lumineux ». Une divinité spécialisée dans la communication, protecteur des arts. Je ne suis peut-être pas un artiste, mais j’ouvre grand mes yeux d’enfant devant le moindre morceau de bravoure cinématographique. ⌑ Les années quatre-vingt-dix, âge d’or musical aux yeux de plusieurs générations. Des classiques à ne plus savoir quoi en faire et un garçon qui vient au monde quelques minutes, à peine, après son frère. Des jumeaux (Neji Wolf) que tout opposera assez rapidement. ⌑ Une mère qui aime pudiquement, un père très absent, héros et bourreau à la fois. Une armoire à glace à l’éducation primitive, conservatrice diront certains. Un homme qui ne demande l’avis de personne et ne s’inquiète pas de blesser les autres. Un héros aux yeux d’une Nation tout entière, le Diable en chair et en os aux prunelles de ses enfants. ⌑ Un frère que j’ai toujours tenté de protéger en usant et abusant de mon aura de fils prodige. Moi qui, contrairement à Neji, me vouais au même chemin que mon paternel, à une carrière militaire qui ferait la fierté d’un père beaucoup trop sévère et violent. Combien de coups de ceinture, de remarques acerbes, de gifles… Tout le monde a perdu le compte, avec les années. ⌑ Bisexuel affirmé, une sexualité qui a toujours été assumée, et cela depuis mon plus jeune âge. Un premier baiser échangé avec une fille et une mauvaise impression qui m’a donné envie de faire mon coming out à treize ans, puis de me défaire de ma virginité l’année suivante avant une découverte tardive du sexe en compagnie féminine. Une préférence marquée pour les hommes malgré tout, au plus grand désespoir d’un père qui, dès lors, n’a eu de cesse d’assister impuissant à la dégringolade de son fils dans son estime. ⌑ À peine diplômé et déjà enrôlé (2010). Quelques années de formation, de petites missions à même la base militaire new-yorkaise puis l’obtention d’un premier grade (lieutenant) synonyme de premiers déploiements (2013). Un parcours initiatique dans les pas de mon propre père, lui-même envoyé en Irak en son temps (2014-2017). Un second grade (Capitaine) et l’accès à de nouvelles responsabilités. La formation d’une équipe à part entière, d’une famille embarquée en Afghanistan pour une mission sur le long terme. La violence d’un terrain sous-estimé, d’une réalité qui glace le sang et hante jusqu’au plus profond de tes rêves et un traumatisme, comme ultime coup de grâce, qui mène à une démission en mai 2019 avant rapatriement en janvier 2020. Lieutenant Détective depuis 2020, en conflit avec un père qui ne m’adresse plus du tout la parole et estime qu’une pédale dans mon genre n’aura de toute manière jamais assez de cran pour avancer dans la vie.

Célibataire, adepte des relations d’un soir, d’étreintes régulières qui n’engagent rien et n’entrainent pas le moindre problème. Ce n’est pourtant pas faute de rêver à une belle histoire, mais quelque chose semble toujours me retenir de franchir un tel pas. ⌑ Solaire, malgré une stature qui inspire la méfiance de prime abord. Je ne suis pourtant qu’optimisme et joie de vivre. Accroché à la vie au point où mes proches me taquinent souvent en sous-entendant que je sors tout droit d’un dessin animé utopiste. Mon monde, il est pourtant bien plus sombre que cela. Je préfère juste me concentrer sur la lumière afin d’éviter d’être emporté par une obscurité qui fait mal. ⌑ Sportif de haut niveau, entrainement militaire oblige, je continue à énormément m’entrainer à la salle de sport, le tout en combo avec plusieurs sports de combat qui enrichissent ma pratique professionnelle. Une petite dose de natation en supplément, lorsque la musculation me sort par les yeux. ⌑ Engagé, fervent défenseur de la cause LGBT+ au point de participer à l’ensemble des événements organisés dans les environs, qu’il s’agisse d’une Pride ou d’une manifestation plus sensible. J’apporte un soutien financier, bien-sûr, mais surtout humain à plusieurs associations qui apportent leur aide à des jeunes isolés à cause de leur sexualité. Un combat que j’ai également mené à mon échelle, que je continuerais toujours à mener contre mon père. ⌑ Gourmand, ne m’offrez pas de cookies au risque d’être récompensés par une demande en mariage. La nourriture est mon pêché mignon, j’irais même jusqu’à dire qu’il s’agit de mon talon d’Achille.

GREGOIRE (collègue)
chapitre 1 (en cours)
CLARK (psychologue / collègue)
chapitre 1 (en cours)
YURI (bénévole, allié dans l'urgence)
chapitre 1 (en cours)
DIEGO (ancien collègue, asset)
chapitre 1 (en cours)
SETH (suspect initial, match NYCMEET)
chapitre 2 (en cours)
chapitre 3 (en cours)
LESLIE (match NYCMEET)
chapitre 1 (en cours)
MACK (match NYCMEET)
chapitre 1 (en cours)
CHANI (blind date)
chapitre 1 (en cours)

TERMINÉS / ANNULÉS
MARLA (lien annulé Marla)
chapitre 1 (abandonné Marla)
LEITH (informateur)
chapitre 1 (abandonné Leith)
ALAN (politicien / allié)
chapitre 1 (en cours)
SETH (suspect initial, match NYCMEET)
chapitre 1 (sujet terminé)
When you’re constantly thinking of others and what they must be thinking or feeling or expecting, you wind up in this perpetual state of trying to please them. You see yourself through their eyes and you lose sight of who you are. Michael Soll
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(#) Mer 13 Jan - 19:45:38
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Je l’écoute attentivement, d’un regard qui passe d’une silhouette musclée et appréciable à une apparence nettement plus négligée. D’un homme à qui tout reste à prouver face à celui dont les accomplissements lui ont permis d’atteindre le sommet de ses ambitions professionnelles et de se contenter de peu, à défaut d’exiger davantage au prix d’une immense dépense d’énergie. Tu n’es en rien comme lui, comme ce chef pour qui tu nourris malgré tout un profond respect. Il en a souvent bavé, sa carrière parle pour lui, mais tu as eu vite fait de réaliser qu’il avait tout simplement baissé les bras avec les années. Désabusé par une politique qui vous pousse constamment dans vos retranchements, par des coupes budgétaires d’une indécence scandaleuse et une opinion publique défavorable à tout ce que vous représentez, ou presque. Il se contente de faire ce qui est attendu de lui, pas plus, pas moins, irréprochable dans sa gestion des ressources, parfois surprenant d’ingéniosité en réaction à un sous-effectif devenu monnaie courante. Vous montez souvent au créneau, les collègues de la brigade et toi. Le changement, vous avez depuis longtemps compris qu’il ne viendrait de personne d’autre que vous. J’écoute le politicien s’exprimer, se présenter et son charisme me frappe comme une évidence, bien-sûr qu’il retient l’attention et donne envie d’être écouté. Pourtant l’image très largement connotée de sa profession te pousse à plonger tête la première dans des clichés qui, pourtant, ne te ressemblent pas. Ceux-là même que tu passes ton temps à dénoncer lorsqu’ils touchent les forces de Police. La faute à qui ? À des pourris qui se succèdent partout et empirent constamment la situation en se jouant des attentes de citoyens qui n’en peuvent plus et puisent dans leurs réserves depuis des années. De déception en déception, forcés à se serrer la ceinture pendant qu’eux jouissent d’une vie à mille à l’heure, mondaine au possible. J’analyse ses traits, peut-être trop intense pour être honnête et perd momentanément le fil d’une discussion qu’ils mènent tous les deux, tambour battant, sans pour autant m’en désoler. Tout ceci m’intéresse peu, à vrai dire. Je ne suis pas là pour parlementer, mais pour faire le job et mettre un terme à cette progression constante de la criminalité. Les chiffres sont catastrophiques, sarcasme ou non, et le simple fait de se féliciter d’une stagnation en dit long sur nos (in)capacités. Je me déride, enclin à laisser se dessiner un fin sourire amusé sur mes lèvres lorsqu’il use et abuse d’un sens de la répartie parfaitement maitrisé, d’une efficacité redoutable. Tu apprécies, bientôt éloigné d’une telle impression pour te concentrer sur une odeur reconnaissable parmi tant d’autres : celle du sang. Tel un requin, tu es attiré à des kilomètres à la ronde par cet arôme que tu décides de prendre en chasse. Comment résister à cette perche qu’il me tend ? La réponse est évidente, c’est tout bonnement impossible. « J’ai arrêté il y a bien longtemps de croire en ces changements majestueusement emballés par des politiciens qui ne s’inquiètent de représenter leur peuple que sur la durée d’une élection. Tout cela, pour piétiner l’ensemble de leurs belles promesses aussitôt élu. Il n’y a qu’à voir comment sont traités nos systèmes de justice, de santé... Sans parler de la Police, des vétérans ou de la libre circulation des armes qui, qu’on veuille se l’admettre ou non, pèse lourd sur ce fameux taux de criminalité que vous vous indignez de ne pas voir s’effondrer ! » Je marque une pause, le temps d’un souffle, d’un regard qui en dit long sur l’image que j’associe aux gens comme lui. Tu es incapable de définir s’il est véritablement différent des autres ou non. Tu ne le connais pas assez pour cela et pourtant… Quelque chose en lui parvient à t’atteindre. Tu éprouves une émotion différente, savamment camouflée derrière tout le reste. « Qu’envisagez-vous concrètement, et réalistement, au-delà des promesses, de belles paroles élégamment formulées ? Quelles cloches ferez-vous retentir en premier lorsque les moyens vous seront donnés de le faire ? Qu’aurez-vous à cœur de réaliser en premier ? » J’inverse les rôles cette fois, d’un sourire qui contraste peut-être et nuance le ton employé. Loin du parfait petit lieutenant docile qu’il était en droit d’attendre. Je n’ai tout bonnement pas le temps pour ça. Je ne suis pas du genre à arrondir les angles, pas quand cela ne m’apparait pas nécessaire. Mon honnêteté n’a pas de prix, elle est parfois surprenante mais pourtant ô combien nécessaire dans un monde où tout le monde préfère s’abstenir d’exprimer la moindre forme d’opinion pour éviter d’avoir à se justifier, à argumenter.

J’enchaine les commentaires, aussi bien sur cette politique qui ne m’inspire jamais vraiment confiance que sur le taux de criminalité qui, en l’état, ne peut guère être bousculé par les moyens financiers alloués aux services de police. Je n’ai aucun mal à percevoir le regard que m’adresse mon chef, à deux doigts de m’interrompre en une vaine tentative de censure. Tu sais qu’il s’exprimera plus tard, au moment opportun. Il te convoquera dans son bureau et prendra un malin plaisir à te rappeler où se trouve ta place, celle que tu dois absolument prendre soin de ne pas mettre en péril en t’exprimant comme tu viens tout juste de le faire. L’humour dont fait preuve mon vis-à-vis a le mérite de me dérider à mon tour d’un large sourire mutin, en adéquation avec le regard que je lui adresse. « Tout à fait. J’aimerais pouvoir vous confirmer que les renforts arrivent, je n’ai malheureusement pas encore reçu ma lettre d’admission à Poudlard. À croire que les moldus ne les intéressent plus vraiment ! » Je termine sur un hochement d’épaules résilié, attristé par une telle nouvelle et tenté de rire des réactions de mon chef qui, lui, semble trop peu familier avec l’univers d’Harry Potter pour intégrer l’ensemble des références qui viennent de lui être balancées. Le sérieux n’étant jamais très loin, je m’apprête à surenchérir avec premier degré, en réaction à ces attentes irréalistes qui nous sont adressées par le Maire en fonction mais le téléphone sonne, aubaine pour mon supérieur qui me refourgue sa visite et s’éloigne sans vraiment me laisser le choix. Tu n’aurais pas pu dire non, de toute manière. Ses offres sont en réalité toujours des ordres. Tu pourrais être sur le chemin de la maison, mais non… Tu ne le prends pas mal pour autant, quelque chose te donne même envie de sourire un peu plus encore. Tu n’es pas mécontent de pouvoir lui accorder quelques minutes supplémentaires.

Visiter, ne pas visiter… Je tranche radicalement d’une proposition que je sais surprenante, aussi bien pour lui que pour moi. Résultat on ne peut plus habituelle d’une impulsivité qui s’exprime sans filtre et laisse entrevoir l’intérêt grandissant que je lui porte, peut-être. Un silence s’installe brièvement, laisse bientôt s’élargir des lèvres qui me rassurent et font également bondir mon sourire, ravi à l’idée qu’il puisse donner suite favorablement à cette proposition. Ses mots, je sais très bien qu’ils ne sont pas énoncés au hasard. La double lecture est évidente, j’irais même jusqu’à dire qu’elle saute aux yeux et fait étinceler mes prunelles, animées à une telle idée. La curiosité prend le dessus, la provocation aussi. « La transparence… Ça fait tout mon charme ! » Puisqu’il est prêt à y aller, j’attrape ma veste et lui fait signe de m’emboiter le pas. « Je connais une adresse sympa, loin des bars où se retrouvent les collègues en fin de service pour laisser exploser leur frustration et leur aigreur. » Quelques minutes à pied, un chemin que j’utilise au mieux pour alimenter une discussion classique, autour de sujets superficiels. Le silence n’a pas l’occasion de prendre le dessus, je suis même le premier surpris de constater que tout s’enchaine parfaitement bien. Il est intéressant à écouter, tout aussi intéressé par ce que j’ai à lui dire. « Nous y sommes ! » Je le devance et lui ouvre la porte. « Après vous, monsieur cloche du changement. » Chassez le naturel taquin, et il revient au galop. « Que puis-je vous offrir ? Un verre de vin ? Une bière ? Un whisky ? » Je pencherais naturellement vers cette ultime option, un homme de caractère comme lui, envoûtant, sait probablement apprécier les saveurs d’un excellent whisky. Nous nous installons tous les deux à une table, l’un en face de l’autre. « Le cadre est nettement plus agréable pour discuter, n’est-ce pas ?! » Beaucoup plus enclin à tout et n’importe quoi.



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(#) Mer 3 Fév - 0:07:12
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L'air de ce poste de police lui paraissait bien lourd: comme si sa simple visite avait suffit à contrarier ces hommes et ces femmes en uniformes, les contraignant à agir de manière significativement différente. Et ce, de telle manière que ça leur soit même pénible de faire semblant de travailler. Oui, chers employés, le chef est là et il veille au grain. Tous ici semblaient conscient de la position du chef de la police qui lui faisait la visite : Bell était là pour évaluer les bénéfices de son investissements. Et que se passait il quand un actionnaire majoritaire est mécontent ? Il investit son argent ailleurs, faisant couler la boîte au passage. Alors il était préférable de ne pas contrarier le politicien et de lui montrer ce qu'il avait envie de voir. Tout ce qu'il avait envie de voir.

Tous semblaient s'être donnés le mot, à l'exception de cet homme qui le provoquait ouvertement et engageait un dialogue d'une authenticité rare. Cette franchise et ce culot eurent le mérité de piquer la curiosité d'Alan, se laissant aller la discussion avec l'officier qui lui demandait - les yeux dans les yeux - quelles seraient les actions concrètes qu'il mettrait en place s'il était élu. Peu de personnes lui posaient la question, à son plus grand étonnement. La langue de bois était le jeu de tout politicien et Alan en usait en long, en large et en travers, ayant appris il y a de cela déjà des années que la formule était souvent plus importante que le contenu en politique. N'importe quelle merde semblait plus attractif emballée comme un chocolat Chef de Bruges qu'un moelleux au chocolat dans une assiette en carton. Là était la loi de la politique : parler pour ne rien dire, critiquer ses opposants pour valoriser des idées empruntées à d'autres. D'autres qui n'auraient pas su polir le diamant de leur idéologie, la laissant brute et libre de toute exploitation.

Non, Alan n'inventait rien. Mais il avait à cœur un changement radical pour New York. Un changement qu'il ne pourrait instauré en toute légalité qu'en siégeant aussi haut que possible. Un léger sourire s'étira sur ses canines sans qu'il ne prenne cependant la peine de répondre, écoutant avec attention et un certain amusement les commentaires francs et abruptes de l'homme lui faisant face. Et plus le lieutenant parle, plus le chef de la police blanchit, sentant de toute évidence son chèque annuel lui passer sous le nez, emporté par la rivière de mots de son subalternes.

Une fois que le flux de commentaires au sujet de la politique actuelle et des fausses promesses semble s'adoucir, le politicien se risque à faire une plaisanterie, comparant le maire actuel à un imbécile vivant dans un monde fantasque et en prenant pour cela la métaphore du monde crée par J.K Rolling. La réponse du représentant de l'ordre ne le déçut pas, rentrant dans son jeu avec aisance. La discussion est cependant coupée par un appel urgent adressé au chef de la police. Si urgent, cet appel, qu'il décide de laisser le politicien entre les mains du lieutenant Wolf, prenant ainsi le risque de perdre son actionnaire majoritaire.

Se tournant vers son nouveau guide, Alan remarque cependant rapidement que l'officier était sur le départ et lui proposa d'avorter cette entreprise et de le libérer de ses obligations envers lui. S'attendant à recevoir des remerciements et une escorte polie jusqu'à la sortie du poste de police, Alan se voit à la place proposée un tête-à-tête autour d'un verre. S'il n'hésita pas longtemps à accepter la proposition du lieutenant, il fit cependant tarder sa réponse. Finissant par répondre dans l'affirmative après avoir offert un sourire bien plus franc que les précédents à son vis-à-vis et lui glissa qu'il lui plaisait. Une phrase tendancieuse laissée à la libre interprétation de son destinataire, avant de lui emboiter le pas pour le suivre jusqu'à l'extérieur du bâtiment.

Le trajet à pied ne dura que quelques minutes et Alan prit le temps d'observer l'homme qui l'accompagnait. Il prenait soin de lui, c'était évident. Une musculature développée, une tenue soignée et ce "je-ne-sais-quoi" d'intriguant. La franchise de l'homme en disait long sur son passé et si elle semblait déplaire à son supérieur, elle était tolérée. Et une tare tolérée à un échelon si élevé cachait forcément quelque chose. Avait-il fait quelque chose de remarquable ? Ou du moins, de suffisamment important pour qu'on lui passe ces excès de zèle? Ou était-il particulièrement compétent ? Au point où la personnalité qui accompagnait le lieutenant passe au second pan? Il était trop tôt pour qu'Alan puisse se positionner sur ces suppositions pour le moment.

Une discussion confortable s'était installée pendant le trajet le rendant plus rapide que prévu, si bien qu'ils furent en un rien de temps. Le policier désignant un bar, Alan fut surprit de le voir lui passer devant et lui ouvrir la porte. Le commentaire eut le mérite de lui arracher un nouveau sourire avant qu'il ne plante son regard appréciateur dans celui du plus petit. Une fois installés à une table, l'homme entreprit de lui offrit le premier verre et lui proposa plusieurs breuvage. La dernière proposition fit saliver ses glandes gustatives et Alan opta pour le whisky: " Un scotch, merci." répliqua-t-il en écoutant la suite en accordant son entière attention à son interlocuteur :" Plus agréable, oui." Confirma le politicien en voyant arriver un serveur: " Et plus intimiste, aussi." lâcha-t-il en commandant son Whisky et en laissant son vis-à-vis formuler sa propre envie. Quand l'employé repartit avec leurs commandes, il ajouta en plantant son regard dans celui du lieutenant, intrigué: " Mais vous ne semblez pas avoir besoin d'intimité pour exprimer clairement votre opinion. Au grand damne de votre supérieur. N'est-ce pas Lugos ?" Usage de son prénom volontaire, de quoi réduire encore la distance qui les séparait.

Alan rajusta son assise, jouant avec la chevalière qu'il portait à l'index gauche : " Ce n'est pas une critique. J'apprécie la franchise." continua-t-il: " Sorti du cadre diplomatique, je suis moi-même quelqu'un de très franc." Le blond détailla quelques secondes son compagnon avant de poursuivre : " Dîtes-le moi franchement, Lugos, ce que le chef de la police m'a présenté n'est que de la poudre aux yeux, n'est-ce pas?"



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