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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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Anonymous
Invité






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Invité ✧
(#) Ven 11 Déc - 1:17
J’étais entré dans cette librairie un peu par hasard. En fait, je cherchais surtout à me protéger de la pluie, me foutant que ça soit éthiquement incorrect de profiter d’un toit sans réellement avoir l’intention d’acheter quoi que ce soit. Je ne payais pas trois milles dollars par costume pour les voir ruiner par les intempéries provoquées par mère nature! Sauf que mon regard normalement arrogant et hautain avait soudainement été attiré par une douce silhouette. Rayon de soleil dans cet endroit poussiéreux qui sentait le vieillard putride (je devais avouer que je n’avais jamais vraiment aimé les bibliothèques ou les vieux bouquins), elle ne m’avait pas remarqué. Pas cette fois-là. Sauf que je n’avais jamais été capable d’effacer son visage de mon esprit et encore moins les courbes plus que féminines de son corps harmonieux. Qui était-elle? Mes nombreux passages à la librairie m’apprit qu’elle s’appelait June. Un nom qui sentait l’été. Ayant maintenant un nom à mettre sur son visage, j’aurais pensé que l’oublier me serait plus facile, mais ce fut le contraire. Mes visites au Plaisir des livres -quel nom idiot, franchement!- furent presque doublés à partir de cet instant et on commença très certainement à croire que j’étais un amateur de livres rares. Sauf qu’aujourd’hui, je m’étais mis au défi de trouver le courage de finalement lui parler. De lui offrir ce que je voulais lui offrir depuis quelques semaines déjà. Vêtu de mon costume Armani gris acier, j’ai descendu de ma Maserati noir avec un bouquet de fleurs à la main. J’ai pris une profonde inspiration et j’ai pénétré la boutique, fonçant directement vers la jolie silhouette de June. « Hmm...bonjour June» La saluais-je comme si je la connaissais bien alors que je devais lui avoir adressé la parole deux ou trois fois seulement. « J’aimerais bien te parler d’un truc important, tu as le temps de prendre une pause?» Demandais-je en me tenant très droit et adoptant une attitude beaucoup plus assurée que ce que j’étais réellement.

@June Meyer-Davis
June Meyer-Davis
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Surnom : Miss June
Âge : 26
Origines : Américaine (Franco-irlandaise)
Occupation : Chanteuse - Ecrivain - Directrice Artistique
Lieu de résidence : 30th Avenue
A New York depuis : 1er Juin 2020
Situation Amoureuse : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Trigger Warning : -

“It’s the end of the world as we know it, and I feel fine” REM
-
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Je suis plutôt : d'humeur joviale
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Citoyen de NYC ✧
(#) Ven 11 Déc - 22:08

Les journées s’enchainaient sans grandes surprises ces derniers temps. Je n’avais pas grand-chose à faire, à part compter les flocons de neige qui se déversaient au-dehors, derrière les vitres à peine fraîches de la boutique. C’était calme, beaucoup trop calme … et je ne pouvais m’empêcher de compter mes propres bâillements. Jouer les vendeuses de livres, c’était une activité qui n’était plaisante que les quelques premiers mois. A force, la routine s’installait et les tâches s’enchainaient sans grandes variations. Réceptionner, trier, classer, ranger, vendre, … et ainsi de suite. Ah ! Si ! Parfois, j’avais l’occasion de rédiger une petite note de lecture : un coup de cœur, une recommandation, et de la glisser dans les rayonnages. A vrai dire … c’était peut-être mon seul plaisir dans ce travail, qui, à la longue, avait fini par devenir une contrainte de plus en plus grande. J’avais obtenu ce travail pour remplir mes comptes en banque, pour gagner de quoi manger à ma faim le temps de stabiliser ma situation. Malheureusement, même si mes activités rémunérées s’étaient multipliées ces derniers temps et que j’étais plus ou moins sortie de la précarité, je n’avais pas eu le courage de poser ma démission de la librairie. J’étais devenue, à force, un meuble parmi tant d’autres dans ce petit coin tranquille du Queens.

L’après-midi était déjà bien entamé et la neige continuait à tomber avant de fondre sur le sel projeté sur les pavés. Les rues de New-York étaient constamment animées et même si la boutique n’avait pas tellement de clients en cette période, il restait tout de même du travail à faire et des piles d’ouvrages à ranger et d’autres à faire passer dans la case promotion.

L’hiver étant arrivé et mes finances ayant retrouvé leur teint d’antan, j’avais pu refaire une partie de ma garde-robe entre deux séances d’écriture et de chant. Mon dressing était désormais plein, de vêtements bon marché certes, mais tout avait un prix à New-York et je n’avais pas encore tout à fait les moyens d’acheter de la haute qualité ou de la haute couture. Etant donné que je n’avais pas spécialement envie de finir en glaçon, je portais depuis peu des vêtements chauds. Aujourd’hui plus particulièrement, je portais une tunique bordeaux à col roulé assez serrée me tombant jusqu’à mi-cuisses. Mes jambes étaient recouvertes de bas noirs épais pour me protéger du froid et je portais à mes pieds des bottines en cuir noires à talons plats. Je n’avais pas l’air très distinguée, avec mes cheveux lâchés et mon absence de maquillage. Mes vêtements étaient propres et bien choisis, mais je n’avais clairement pas l’air d’être quelqu’un de distingué dedans. J’étais une simple vendeuse, rien de plus.

Je relisais pour la troisième fois d’un air distrait le carnet des commandes – une activité totalement inutile puisque celles-ci étaient automatisées – quand la sonnette de la boutique retentit. Je reconnus immédiatement, à sa mise impeccable, l’homme qui trainait dans la boutique depuis quelques semaines. Je ne connaissais pas son nom, ni son prénom, mais on ne pouvait pas ne pas le remarquer. Les costumes chics se voyaient à des lieues à la ronde dans le Queens et les habitants apprenaient bien vite à repérer ceux qui n’étaient pas du coin. Un frisson me parcourut l’échine quand je vis le bouquet de fleurs … Cette expérience, je l’avais déjà eu il y a quelques semaines avec l’étrange chinois … Et ça n’augurait que deux choses. Premièrement, cette journée allait m’apporter son lot d’ennuis et deuxièmement, cette journée allait enfin être intéressant.

« Note à toi-même June … il doit y avoir une raison pour laquelle tous les hommes étranges du Queens viennent te donner des fleurs … »

Fort heureusement pour moi, il ne m’entendit pas me murmurer à moi-même ces mots. Il tenta une légère salutation … une politesse un peu familière, comme s’il me connaissait bien. C’était un homme sans âge véritable. Je n’arrivais pas à déterminer la décennie dans laquelle il était né. Kennedy ? Reagan ? Bush Père ? Impossible à dire. En tout cas, son costume – Armani au vu de la coupe – ne pouvait me tromper : cet homme avait les moyens de ses ambitions. Et au vu du bouquet de fleurs, qui n’était ni trop volumineux, ni trop précieux, il avait du goût. C’était à ça que l’on reconnaissait les hommes de goût et que l’on pouvait distinguer les nouveaux riches des gens bien éduqués : il suffisait de savoir quels types de fleurs ils s’apprétaient à offrir. Un trop gros bouquet signifiait un être désordonné, peu clair dans ses sentiments. Une fleur unique faisait pingre. Des fleurs mal assorties témoignaient d’un manque flagrant de culture florale, ce qui était très mauvais signe généralement. Or, là … le bouquet qu’il tenait entre les mains était d’une précision et d’une composition parfaitement maîtrisée. C’était bien la première fois que je pouvais décemment me sentir impressionnée par une telle maîtrise de la composition florale. Soit il maîtrisait à la perfection cet art, soit il était en contact avec un véritable artiste !

« Bonjour. Y’a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ? »

Sa réponse me noua quelque peu l’estomac. A quelle sauce allais-je être mangée ? Quelle sorte d’aventure cette journée me réservait-elle ? Je me retournais et regardais les rayonnages. Personne. Haussant des épaules, je me contentais de lui répondre en croisant les bras :

« Il n’y a personne à part moi aujourd’hui. Et comme vous pouvez le voir, il n’y a aucun client non plus. Que me voulez-vous ? »





June Meyer-Davis, l'Eternelle Optimiste, Chicago girl in New-York
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