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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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Anonymous
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(#) Sam 12 Déc - 1:09:33

torrent de souvenirs
torrent de souvenirs (vegy) - Page 2 F58ptorrent de souvenirs (vegy) - Page 2 H9eh

Tristesse d’une nuit d’hiver, passer sous les décombres d’une vie sans lendemain. Cette conversation muette avait l’don d’au moins se sentir moins seul. L’poids des sentiments qui, petit à petit, devient plus léger. Et attise une curiosité morbide, livide, sur ce linceul. Récit alambiqué d’une vie cédée. De vies perdues. D’âmes sœurs en fuites, dans deux univers parallèles, qu’on n’pensait jamais s’écarter, s’évider. Ta brutalité Storm, c’est bien la seule chose qui te reste de cette vie d’avant : ta brutalité, mêlée à la violence d’un mot griffonné sur le papier. Et les pleurs. Ces sanglots qui percent les âmes, fêlent les esprits et divisent l’humanité. Peut-être était-ce la question de trop ? Tu n’as pas osé tourner la tête vers elle, quand la neige n’est pas parvenue à étouffer ses sanglots. Désespoir d’un destin funeste. Tragicomédie d’une vie pittoresque. Et finalement, retour à l’envoyeur par juste deux mots : et elle ? Et ce coup d’poignard que tu lui as donné, quelques minutes auparavant, te voilà l’subir, sans plus de distinction. Les bras serrent et se resserrent autour de tes jambes. Et le silence reprend ses droits alors que tu peines juste à n’pas craquer. A n’pas pleurer. La tête enfouie dans c’qui te reste de vivant, impossible de montrer à la face du monde à quel point t’es brisé. Se rappeler, ce cauchemar, dans cette nuit d’hôtel. Se rappeler les premières fois, la rencontre des âmes sœurs, la reconnaissance d’un amour existant depuis tellement longtemps qu’on a oublié d’y prêter attention. Et les séjours à l’envolée, dans divers endroits, tous plus merveilleux parce qu’elle était là. Et les nuits, à tuer, s’aimer, dans le sang. Et son regard, ses azurs plantés dans les siens : un sourire, juste pour te rappeler que tout ira bien, qu’vous irez bien. Et les baisers. Ton nom entre ses lèvres. Tu peux encore l’entendre te murmurer je t’aime. Sentir son souffle dans ton cou, ses mains dans ta peau. Le goût de son sang, sur le bord de tes lèvres. Et tout devient irréel : sa mort, ta vie. La colère s’empare alors de toi alors que le torrent a fait céder le barrage.

Et comment t’as pu me laisser là ?

Moses.

Anonymous
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(#) Sam 12 Déc - 9:44:50
❝ torrent de souvenirs. ❞
-- (vegy 1).


Vega, elle bouillonnait. Se sentait prise au piège et submerger par une vague de colère, face à cette question indiscrète, malvenue. Elle méprisait particulièrement ceux essayant de s’introduire dans son existence, en posant des questions de la sorte. Pensant que cela lui ferait plaisir que l’on s’intéresse à elle, à eux. Foutaises. À quoi bon revivre des traumatismes ? Le plaisir de souffrir ? De faire quelques pas en arrière jusqu’à cette nuit de disparition ? La mâchoire se serrait, cela se voyait. Elle la sentait, la pression sur la langue. Le feu heurtant les parois du corps. Si la parole n’était pas endommagée et inutilisée depuis ses premiers pas, elle lui aurait hurler dessus, Vega, à l’insulter, le rouer de coups, jusqu’à ce qu’il cède, la supplie d’arrêter. S’acharner pour se libérer, à défaut de trouver la lame salvatrice. La poupée, elle n’en faisait rien, se contentait de dégainer le stylo comme le ferait un gangster et une arme. Et l’encre coulait, en même temps que les mots, les maux. La question renvoyée et le couteau enfoncé dans la plaie, triturant la blessure. On la savait endeuillée, Vega, mais pas revancharde. Pourtant, le cœur se serrait en le voyant, Stormy, recroquevillé, tremblant, à retenir la pluie de couler le long de ses pommettes. Un cœur, en dépit de l’amertume, qui s’animait face à cette peine qu’elle partageait également. Vega, elle n’aimait pas particulièrement les contacts physiques, refusant que l’on touche sa peau, même un effleurement, elle n’en voulait pas. Elle approchait, cependant, ses doigts de ceux de Stormy, des phalanges attrapant le papier pour y glisser un petit mot. Un regarde-moi, tendu, une main offerte pour qu’il parvienne à sortir, parce qu’il n’était pas seul, même si après une perte, l’on avait tendance à se croire abandonné, sans aucun soutien. Un je suis là pour toi, ajouté, un peu de présence, une chaleur humaine autre que celle d’un cadavre froid. Et elle retournait, entourer ses jambes de ses bras, en lui laissant le moyen de communication. Vega, elle avait beau avoir la peau souillée par le chagrin et les larmes, le palpitant en peine par cette indiscrétion, elle n’en faisait pas plus. Elle ne lui en voulait pas trop, parce qu’il pensait peut-être bien faire, sauf que la peine demeurait, sommeillait à l’intérieur, pas décidée à lui faire la guerre. Pas ici, devant eux, maintenant. L’esprit ailleurs, tentant de s’accrocher à un semblant de contact humain, alors que les prunelles étaient rivées sur ce visage camouflé, sur ce regard fuyant le sien.
(c) TORTIPOUSS.


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(#) Dim 13 Déc - 0:20:15

torrent de souvenirs
torrent de souvenirs (vegy) - Page 2 F58ptorrent de souvenirs (vegy) - Page 2 H9eh

C’est l’hiver dans ton cœur, l’enfer dans ta tête : baigné dans une atmosphère pesante, douloureuse, t’es dans l’attente de quelque chose qui n’reviendra probablement jamais, si ce n’est dans une autre vie. Une autre existence. Et ça te dépasse Storm, autant toi que Stormy, vous semblez à l’agonie : perdu quelque part entre l’irréel et les souvenirs. Brutalité incessante. Douleur constante. Et personne avec qui se souvenir : la jumelle qui n’trouve rien d’autre à faire que de supprimer votre nom de cette tombe ; l’autre jumelle qui n’t’aime pas, n’aime pas ce que tu as fais d’Ava. Et qui d’autres ? Personne ne la connaissait aussi bien que nous : si bien qu’on peut la dessiner là, face à toi. Tu les vois ? Ces courbes envoutantes qui se dévoile dans un espace imaginaire : ses jambes, si fine, à l’aube d’une nouvelle journée. Et ses hanches, que tu as aimé toucher. Une divinité sur Terre. Sa taille fine, puis de nouveau ces courbes aux épaules. Les cheveux qui plongent dans son dos, titille ton nez. Son visage. Ses lèvres, qui te sourient, d’ce genre de sourire qui raviverait une flamme sous un torrent de pluie. Et son nez. Ses pommettes. Ses yeux … Tu la vois ? Là. Devant toi. A te tendre la main, de cet air que tu aimes tant. A t’aimer toi, lui. Vos deux identités dans un seul corps. Ne jamais te juger, toujours aimer quoi qu’il arrive. Ton corps bascule un peu, d’avant en arrière : peur indomptable de se rendre compte qu’on est seul maintenant. Sans l’âme-sœur. Le bruit du papier te fait revenir dans la réalité de ta condition : la neige s’accumule, peu à peu, sur les tombes des anges. Entoure ta carcasse. Et ton corps s’engourdie, par le froid et l’silence. Trop pesant. L’impression de suffoquer qui revient. Comment on respire déjà ? Tes yeux s’rouvrent d’un coup, s’posant sur c’que tu refuses de voir. C’est douloureux. A l’intérieur. De vivre. Respirer. Souffrir. Et finalement, le regard qui dévie, lit. Voir que finalement, l’autre n’est pas l’ennemi. Qu’on n’peut pas mourir intérieurement seul. Et les azurs qui s’relèvent pour finalement se poser sur le double de la peine. Et retenir le souffle.

Le retenir.

Encore.

En secondes.

En minutes.

Je mets à délirer. J’suis terrifié. Mais j’aime ça : ne m’ramène pas. Ne. M’ramène. Pas.

Moses.

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(#) Dim 13 Déc - 17:00:14
❝ torrent de souvenirs. ❞
-- (vegy 1).


La colère s’apaisait, comme une vague s’en allant, après avoir embarqué quelques débris et dégâts en son sein humide, sous son aile vaporeuse. Vega, incapable d’en vouloir trop longtemps à quelqu’un, mettant le tout sous l’effet de l’émotion, une infime partie la poussait à croire qu’il souhaitait s’intéresser à elle. Que ses efforts du premier pas portaient ses fruits. Alors, peut-être que ses espoirs s’étiraient dans une risette en coin, teintée de chagrin, lorsqu’il daignait, enfin, à plonger ses azurs dans ses noisettes. Étrangement réconfortant. Deux regards larmoyants se rencontrant, se fracassant, dans le miroir de l’âme. Enchanté. Premier contact à travers les mots écrits, noircissant le papier désormais humide, sous les flocons de neige. Inutilisable, Vega, elle devrait s’en prendre un autre, pour communiquer, partager quelques mots avec ceux qui ne parlaient pas le langage des signes. Sous ce ciel sombre, elle en tremblait, Vega, congelée, le visage rougi et les doigts tremblants, sous la laine des gants. Les mâchoires tremblantes, les vêtements trempés. Frissons désagréables le long des galbes camouflés sous les tissus trop larges pour elle. C’était qu’elle ne tarderait pas à partir, rentrer chez elle et s’enfermer dans son cocon, en repensant. Se tuer à coups de souvenirs et simulacres. Se laisser tenter par l’appel lumineux de la lame argentée, fermer les yeux en laissant perler les gouttes cramoisies. Le mal qui faisait du bien. Tendance à l’auto-destruction, depuis la perte successive de ses amours. Plus personne pour lui tenir compagnie, pour l’aimer, toujours plus, au fil des jours et des minutes. Toujours à réfléchir, à se remettre en question. Puis, Vega, elle tentait, en récupérant son carnet. Elle déposait une caresse sur la main de Stormy. Une étreinte, brève des phalanges, si délicates, qui ne durait pas. Juste… Une présence, symbolique. Ses mirettes dans les siennes, quelques secondes. Sentiment étrange et Vega se relevait, le sac sur le dos. Sur le départ, fébrile sous les flocons. Sur le point de s’effrondrer. Elle le laissait ainsi, Stormy, sur cette caresse et ce premier échange visuel, s’éloignant des tombes, les semelles s’enfonçant dans la neige, ne laissant que quelques souvenirs et les empreintes de ses chaussures sur le tapis immaculé.
(c) TORTIPOUSS.


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