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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
(c) Disjointed Societies 2021
Le deal à ne pas rater :
Aspirateur eau et poussières KARCHER WD1 Compact
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(#) Jeu 3 Déc - 19:31:42

what a wicked game

the world was on fire and no one could save me but you, it's strange what desire will make foolish people do. i never dreamed that i'd meet somebody like you and i never dreamed that i'd lose somebody like you. no, i don't wanna fall in love with you



WHICKED GAME,, GRACE CARTER
1:43 ━━━━●━━━━━━━━━ 3:51
⇆ㅤㅤㅤㅤ◁ㅤㅤ❚❚ㅤ ▷ㅤㅤㅤㅤ↻


    [ sors avec moi demain soir ]
[ je veux qu’on passe du temps ensemble après le boulot ]

(( ne te fais pas des faux espoirs ))

sur ces mots, elle éteint l’écran de son portable — c’est un souffle tremblant qui s’échappe de la barrière de ses lèvres, avant qu’elles ne se rencontrent en une fine ligne. les paupières font voile sur la réalité. les mains glissent sur le visage, chassent les traits tirés par cette nuit passée à trop penser ; par cette journée à stresser. jusqu’à finir leurs courses dans ses mèches de cheveux blonds, jusqu’à la nuque. suhee, elle n’a eu de cesse de relire ces mots, encore et encore; à ne pas comprendre, ne pas capter la tournure soudaine de cette situation. d’une révélation, à une erreur commise, à des insultes mal placées jusqu’à cette demande déplacée. pourtant, elle a accepté suhee. elle a accepté ce moment, sans réellement réfléchir. le coeur en demande, la raison blessée. le corps se dandine sur le fauteuil avant de laisser tomber la tête sur le bureau, front contre bois avant de couiner l’inconfort. elle est faible, suhee. à se laisser insulter, puis inviter. et dans sa lecture incessante de ces derniers mots, elle a ventilé ses sentiments à son amie marla; à chercher le réconfort chez une personne de confiance. le verdict est clair ; ne tombe pas, suhee. à tourner la tête sur le côté, les orbes qui se plongent dans le vide de son bureau. elle se demande suhee, elle se demande beaucoup de choses, trop de choses qu’elle a l’impression de suffoquer. de se perdre dans un instant de vie qu'elle ne contrôle pas. se redressant avec un grognement, elle abandonne son bureau. portable dans sa main, ses écouteurs dans l’autre. elle a besoin de respirer ; de souffler. de se reprendre. elle dérive, sirène s'échoue contre le rivage.

à passer les dernières minutes de cette journée de travail, sur ce toit abandonné par les clients; refuge pour des pensés carnages. écouteurs dans les oreilles. se perd dans une bulle musicale. visage relevé vers ce ciel gris. la cambrure qui s’écroule sur le banc. elle ne se reconnaît pas suhee; à porter trop d’importance à cette personne qui ne veut rien d’elle. les traits se tordent, les lèvres se pincent et elle s’empêche d’hurler l’angoisse, la peur qui tiraille l'être lunaire - les deux mains qui couvrent le visage. l’enfant moon soupire, tape du pieds contre le bois. les mains tombent, touchent le sol. elle s’étale; coeur offert à son ciel.

il a raison,
tu es une putain de gamine

why her not me,,

elle se redresse, secoue la tête, chasse les pensées; le coeur serré dans sa cage dorée. elle ne doit pas, elle ne doit pas se sentir petite, se sentir rien. elle est quelqu’un, elle est elle. les poumons qui se gonflent d’un air courageux. elle se relève, décidée ((ne te brise pas suhee)). portable coincée dans la poche arrière, elle retrouve son bureau. écouteurs arrachés à la hâte, elle les fourre dans son sac à main avant de commencer la fermeture.

[[ elle ne se brisera pas ]]

(c) ekolta

Hanseol Bakh
Hanseol Bakh






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Surnom : Hans, le mauvais prince.
Âge : 25
Origines : la Corée du Sud pour mère patrie, les grandes Amériques pour foyer.
Occupation : employé en tant que serveur et barista au Winter Flower Café.
Lieu de résidence : studio n°18, immeuble 3. la poussière et le manque d'espace, l'odeur de tabac et l'obscurité pour domicile au cœur du Queens.
A New York depuis : huit ans ; le temps défile, les jours se ressemblent, et un jour le soupir franchit les lippes au regard en arrière.
Situation Amoureuse : célibataire malchanceux en amour, portant sur ses épaules le deuil d'une femme-enfant et l'abandon brutal d'un mauvais choix.
Orientation sexuelle : hétérosexuel. les cheveux longs et les rires fluets font battre son cœur ; le ravissent entièrement lorsqu'en plus de ça, elles plissent le nez.
Trigger Warning : mutilation, violence excessive, violence, pornographie, drogues, alcool, mort, sexe, body-shaming.

❝ wicked game,, heeseol Tumblr_pdxgctwtB71xxgo0ko7_1280 ❝ wicked game,, heeseol Tumblr_pdxgctwtB71xxgo0ko6_400 ❝ wicked game,, heeseol Tumblr_pdxgctwtB71xxgo0ko5_500 ❝ wicked game,, heeseol Tumblr_pg5ufgoRgI1xxgo0ko6_400

WHEN SHE FALLS ASLEEP
WHEN SHE CAN'T THINK


SHE CALLS ME
M O N S T E R
。☆゚・:,。゚・:,。★゚


❝ wicked game,, heeseol 4pg9Cnxx_oH A N S » to all my dear deadly sins » aquarius » TATTOO ONE » TATTOO TWO » TATTOO THREE » worker at the winter flower café but prefers summer iced teas » childish smile for a broken heart » i'm a fool, i'm a weirdo » daddy's jokes for a better mood » don't be silly, Billie » they don't see the monsters under my bed, waiting for the bloody moon » i wish i was special, you're so fuckin' special.
A C H I L D I S H SMILE WITH SHARP F A N G S .
❝ wicked game,, heeseol 26c72ea14c46107fbf8169e0a82a38b1619f25a4
  • United Heart
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Pseudo : ekolta(queen).
Pronom : elle/she.
Messages : 37718
Faceclaim : kim fxckin'taehyung.
Crédits : soleilplein (avatar).
Inscription : 07/01/2019
Multicomptes : none.
Nombre de mots par RP : 150-1200 mots.
Fréquence de RP : le soir souvent, selon mon emploi.
Je suis plutôt : dark et chill.
Keep Talking
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(#) Jeu 3 Déc - 22:01:15

what a wicked game

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le papier crisse sous les doigts sec. malléable, modulable, c'est le cône qu'il en vient à dessiner quand finalement son contenu se voit embrasé. l'odeur d'herbe se répand ; s'incruste dans les tissus et engouffre les étoffes, rougit les yeux et contente le désespoir d'une paix factice. il n'est plus l'heure de sauver les apparences. pour la première fois depuis l'aube [ L U C I F E R ] est serein. le diablotin a crocheté la serrure de sa cage, traverse les veines jusqu'au cœur, jusqu'à l'âme qu'il domine de sa conduite. le prince n'a jamais eu de cheval blanc, n'a jamais été paré d'or et d'argent. ne porte-t-il jamais que le glaive imprégné de sang des batailles que l'on passe sous silence. la main glisse jusqu'à la joue bleuie d'un coup si peu mérité ; et l'aura étincelle.

boom
boom boom
boom

qu'il est bon de se sentir
V I V A N T

plus rien n'a la moindre importance ; tout en a bien trop - c'est ainsi qu'il est, qu'il vit. les querelles louves d'un soir passé ont émoussé son épée, ravivé la flamme qui s'était éteinte dans la quiétude d'un doux mensonge. il n'est pas le gentil de l'histoire ; est-il si las de vouloir le prétendre. les mots traversent sa mémoire - ceux d'un ami disparu, ceux d'un allié précieux, qui susurre encore à ses oreilles. (( tu es dangereux hanseol, plus encore que tu n'en as conscience ))

et avec eux survivent les flashs
des cris, du sang
et de l'odeur putride de la mort.

(( h a n s e o l )) n'a plus le temps d'attendre ; plus la patience de faire preuve de patience. cavalier seul dans la nuit noire, à gravir les sommets de ses objectifs quels qu'il soit. et il la hait, il l'exècre et la maudit - elle est son nouvel objectif. pourtant se refuse-t-il aux risques inutiles tels que l'espérance, les désillusions et le désespoir. ce sont eux qui l'ont tué une première fois. alors se montre-t-il précautionneux, et d'un égoïsme notoire, s'apprête-t-il à la faire danser entre ses doigts dans l'antre de son passé pour savourer chacune de ses réactions et s'en imprégner.

l'homme est un loup pour l'homme.
ce soir sonne l'heure de la chasse.


boom boom
LA V I E

la porte claque dans son dos, alors le joint s'écrase contre sa semelle. les doigts longilignes, osseux, rabattent la capuche sur les mèches noires corneille. l'ébauche d'un sourire est adressé à sa supérieure ((celui qui fait étinceler les canines aiguisées)) ; oh, ce soir, nous verrons bien qui le sera.

❝ es-tu prête ? — pour ce rancard damné,
pour le rideau levé,
sur l'antre des secrets ?

alors que le cône fume encore sous la chaussure, la cigarette s'accroche aux lippes sèches avec désespoir. pour la première fois ne désire-t-il rien masquer de sa personne ; ni son odeur particulière d'herbe brûlée, ni ses sourires lunatiques à la fossette dessinée. ❝ je t'emmène faire un tour dans ma vie. après ça, c'est à toi de décider de la suite entre nous sans attendre, les pas sont esquissés jusqu'au 4x4 SUV ((si américain)) ; la porte est ouverte, l'invitation est lancée. ❝ tu peux encore refuser l'invitation — les griffes lacèrent le sol, le museau frétille - l'animal est prêt à bondir.










JE T'EN PRIE,
NE ME LAISSE PLUS VIVRE SEUL.

(c) ekolta








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(#) Jeu 3 Déc - 23:22:08

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[ clap de fin ]

le rideau de fer s’abat du ciel jusqu’au sol;
gronde la fin de journée - sonne le début de la nuit,,

    tic-tac-tic-tac
    lève-toi, moonchild


c’est dans une pénombre presque rassurante, qu’elle savoure les trente secondes qu’elle vole au temps,, trente secondes de paix et de satisfaction. à balayer au vent, les dernières poussières de ces pensées ternes; elle a trop de bonheur dans son cœur, pour se faire happer par la tristesse. se fait une raison quant à ce destin encore brouillon.

seule. plantée au beau milieu du café. c’est la nuque qui roule sur les épaules, à en faire craquer les os en des petites bulles. les muscles qui dansent sous la peau, témoignent alors l’inconfort des nuits passés à trop penser. pourtant, c’est un sourire presque paisible qui se dessine sur sa bouche en cœur. les paupières à moitiés closes - la fermeture a eu don d’évacuer la frustration, la colère naissante, les doutes de l’être; elle est réelle.

[ reset ]

la vie est trop pure pour ne pas sourire, trop longue pour ne pas aimer. alors, elle fût rapide, sa façon de reprendre la mélodie de sa vie. les mains se lèvent, les doigts glissent entre les mèches libres avant de faire danser l’élastique noire pour les emprisonner. queue de cheval relevée, c’est avec un claquement de lèvres qu’elle s’enfonce dans l’arrière pièce du café. bureau. à récupérer son sac à main, le sweat qu’il a demandé. les sourcils se froncent en admirant l’étoffe sombre entre ses doigts. les épaules se haussent ; les traits se détendent et c’est finalement le cœur léger qu’elle quitte le café pour la porte de derrière. enfilant au passage, le pull.

la porte claque et c’est une odeur désagréable qui fait plisser le nez, papillonner les paupières. raclement de gorge, elle n’est relativement pas fan de ces bâtonnets qu’il se plaît à consommer à longueur de journée. le visage se relève vers le sien, caché par cette capuche qu’il vient de descendre. les joues se gonflent ; l’est-elle vraiment ?

[ est-elle prête à abandonner ? ]

mais; c’est la surprise qui tord les traits quand il lui donne le droit de décider ce qu’ils seront après l’excursion. silence. elle le suit du regard quand il avale les mètres jusqu’à sa voiture. elle est prise au dépourvu suhee, ne s’attendait pas à ça. lui, qui s’appliquait depuis longtemps à vouloir de la distance dans les sentiments. elle contemple quelques secondes l’image, avant de s’avancer. s’arrêter à sa hauteur. ❝ ça te ferais trop plaisir, que je refuse qu’elle murmure, discrète alors qu’elle entre dans l’habitacle en un geste rapide. à attacher sa ceinture de sécurité. les bras qui se croisent sur la poitrine. frêle est la silhouette dans cette grosse voiture. à toucher le sol de la pointe des pieds. (à se sentir ridicule)

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Hanseol Bakh
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(#) Mar 8 Déc - 20:44:18

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la portière claque contre la nymphe qui croise les bras et s'enfonce dans une bougonnerie muée par l'instinct de défense. l'échine frémit, la langue roule sous les incisives à l'idée de la savoir désormais prise au piège d'un monstre de taule. à la merci de ses griffes, laissée au bon vouloir de ses désirs et de ses envies. il pourrait si bien se laisser v i v r e au creux de l'orage-carnage en ce soir. vampiriser ceux qui l'ont blessé au moyen d'une revanche aiguisée ; et le fauve gronde dans la poitrine, pétrit le sol et se prépare à l'assaut. boom b o o m boom b o o m. exprimer la haine et l'injustice, laisser crier le diablotin esseulé que l'on a abandonné. boomboom. les images se gravent sous les paupières quand le rictus s'affirme ; sinistre en approche. la portière claque de son propre côté ; h a n s e o l s'assoit au siège conducteur, n'éteint pas sa cigarette, se contente de baisser la fenêtre lorsque le moteur ronronne. BOOM BOOM.

les lippes s'entrouvrent
lorsqu'il darde ses pupilles sur elle.
❝ j'espère que tu — rien.
B O O M B O O M
B O O M
cet électrochoc grisant.
you make me feel special.

dans un vrombissement sonore, le monstre démarre et avale les premiers mètres. la colère gronde en capharnaüm dans sa tête ; le lion rugit son mécontentement. pourquoi fallait-il que d'un regard, d'un écho de voix, l'océan s'apaise un instant ? lui qui avait mis si longtemps à jouer les faux-semblants, à prétendre n'être qu'une écume sur les rochers ; lui qui d'une soirée agitée avait fini par apprécier la réalité de sa personne et du monstres qui dorment sous le lit des regrets. et de tout son soul, il la hait.

NE ME LAISSE PAS.

le silence est d'or dans cette escapade hargneuse ; les questions rencontrent la froideur, les mots sont mordus par le givre. si prétentieux dans ses attitudes, si arrogant dans ses soupirs - si royal dans ses rires moqueurs. c'est en ces instants seuls qu'il endosse le costume de l'enfant-bourge, celui qui nourrit les clichés et attire la foudre ; et c'est ce qu'il préfère ((parce que c'est ce qu'il connaît)). deux cigarettes ont ponctué le trajets - la fumée réchauffe son cœur d'une réconfortante familiarité. et lorsque la voiture s'arrête sur un bas côté, perdue dans le désert d'une ruelle vidée au plein cœur du Queens chéri, l'agressivité ourle ses mots. elle ne sera jamais Quinn, pas même son ombre.

❝ descends. — la porte claque,
les pas le conduisent déjà vers une bâtisse délabrée.
celle qui manque de s'effondrer,
et avec elle,
les souvenirs.


BIENVENUE CHEZ MOI.

la colère se tait à l'instant où il s'engouffre dans le repère de son passé. surplombée par la nostalgie et une tristesse mêlée, les épaules s'affaissent, la capuche retombe sur sa nuque ; les doigts effleurent les murs. l'impression d'avoir oublié cet endroit ; les remords de l'avoir laissé tomber en ruine. l'odeur typique de la moisissure, de l'humidité ; les tasses pleines de germes et de mousse posées dans l'évier rouillé. ❝ c'était chez moi. — murmure à peine audible, les enjambées sont rapides jusqu'à la cuisine ((ce qu'il en reste)). ❝ on dirait que plus personne ne vit là. — les doigts effleurent la table au passage, laissent une marque dans la poussière ; et il se fige.

le cœur se serre.
plus rien n'existe,
si ce n'est le rire de Cheryl,
les malaises de Minjoon,
les pitreries de Bastien,
les colères d'Alisha,
les moqueries de Ben,
le regard de Quinn.

(c) ekolta








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(#) Jeu 10 Déc - 21:32:56

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regard détourné, visage tourné vers cette vitre à moitié ouverte; le palpitant agonise sous le parfum néfaste de ce qu’il semble adoré. petit bâtonnet souvent collé à ses lèvres retroussées. elle subit le voyage en silence. le paysage défile sans grande importance. coude posé contre le bord, à soutenir cette tête qui ne finit pas de s’alourdir sous le mal— suhee, elle n’aime pas l’odeur de la nicotine. c’est désagréable, c’est détestable et plus encore, elle apporte avec elle des souvenirs qu’elle aimerait oublier. la main qui se décolle doucement de sa joue. le regard qui se pose sur cette main trop souvent offerte à la mère et l’orphelin; ce qu’elle n’a jamais eu, ce qu’elle est. [ o r p h e l i n e - abandonnée, rejetée toute sa vie ] et de ses orbes teintés d’une souffrance à peine lisible, elle dessine du bout de son annulaire les traces qu’on lui a offertes. si généreusement offerts. elles ne sont pas visibles, elles se ressentent, comme sa p e i n e. jalousement gardée pour ses propres sentiments. les paupières se ferment un instant, elle inspire profondément — grossière erreur.

c’est un soupir discret de soulagement qui s’échappe du bout de ses lèvres alors que l’ordre résonne contre les parois de la voiture. poupée docile, se détache. à pincée les lèvres, les obsidiennes qui roulent vers les cieux. tête baissée, elle descend de l’habitacle, fait claquer discrètement sa portière avant de le suivre. bras croisés contre la poitrine, petit ange en enfer,, elle le suit, sans broncher.

elle observe, elle se demande, regarde les lieux;
appartement délabré, miteux, laissé en proie aux années.

et pourtant, ô pourtant que la vie fût une mélodie bruyante en cet espace désormais silencieux;
et son silence se fait armure quand son cœur explose de mille notes.

elle reste plantée là, les doigts qui s’accrochent au tissu de son pull quand elle le regarde marcher. s’accroche à ce qu’elle connaît de mieux, elle. et il s’avance, conquérant de ce qui fût, jadis, son royaume. suhee, elle se sent [presque] mal à l’aise, le visage se baisse, la gorge se serre. à avoir l’impression de ne pas être la bienvenue; les souvenirs encore trop présents, trop vivants malgré l’image abîmée par le temps. [ils ne veulent pas d’elle, ici] il vit dans le passé, hanseol. refuse le présent, ne vit pas pour le futur. et elle le ressent encore plus fort en cet instant, si elle n’avait eu que des fissures naissantes de ces mots, les maux cognent contre tout son être. ❝ ce n’est pas ce que je ressens, pourtant qu’elle murmure, détourne le visage. il y a son corps tout entier qui lui hurle de prendre la fuite, de respecter les lieux, de respecter son histoire; de lâcher prise, de le laisser partir. malgré tout, elle ose effleurer de son attention, l’appartement. égoïstement, peut-être, elle se montre désireuse de le découvrir un peu plus. un souffle s’échappe, emporte avec elle, les baumes qu’elle a si longtemps posée sur ses propres plaies — une main glisse dans la nuque. le corps croule sous le poids de ses propres souvenirs. ❝ comment c’était ? demande-t-elle, sans se tourner vers lui, s’approche d’une table. devine les repars. les rires, les regards. de vivre ici ? étais-tu heureux ? un sourire se dessine sur son visage. paisible. refuse de voir ses propres images, de revivre ses propres souvenirs. lentement, elle se tourne vers lui. les joues qui se gonflent d’air avant de relever son regard vers lui.

❝ pourquoi tu m’as amené ici, hanseol ?

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Administrateur et Vice-Président de la CSF ✧
(#) Mar 15 Déc - 21:26:40

what a wicked game

the world was on fire and no one could save me but you, it's strange what desire will make foolish people do. i never dreamed that i'd meet somebody like you and i never dreamed that i'd lose somebody like you. no, i don't wanna fall in love with you



WHICKED GAME,, GRACE CARTER
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les fantômes du passé font miroiter la prunelle. c'est à eux qu'il pense dans chacun de ses souffles ; dans chacun de ses gestes. c'est à ceux qui sont morts ou à ceux qui ont eu la malchance de survivre. c'est à eux qu'il pense lorsqu'il bombe le torse et fait scintiller les canines fauves. c'est à eux qu'il pense quand ses colères sont typhons et ses silences ouragans. c'est à eux qu'il pense quand plus rien n'existe et que plus rien ne se doit d'exister. c'est à eux qu'il doit de pouvoir bomber le torse et haïr le monde quand ils ne l'ont pas suffisamment fait. les doigts les effleure et leur poussière se soulève ; véhémence dans ses halètements rauques d'animal. ET IL SE SOUVIENT. de combien le monde est cruel - et de combien il s'est promis de ne l'être que bien plus.

le cœur tambourine encore à la poitrine. BOOM BOOM ; sonorité si savoureuse au creux du torse. si insignifiante et gorgée de vie que l'on oublie de la chérir. et il l'accueille quand les mirages se fanent au bord de l'âme. il l'accueille et la berce quand les pupilles retrouvent leur noirceur. c'est à eux qu'il doit la vie et c'est pour eux qu'il survivra. la rage repeint les artères du noir ; le rouge s'affole. BOOM BOOM ; il vivra.

[ ne se sent-il vivant
qu'au contact du désespoir et de la mort
]

❝ comment c’était ?
comment était-ce ?
te souviens-tu seulement réellement,
au delà des mirages édulcorés ?


H A N S E O L fait volte-face ; les iris du démon renaissant de ses cendres se dardent sur la candide. ce n'est plus le squat qu'il eut connu - c'est un tombeau. le sanctuaire de ses traversées où chacune de ses névroses et de ses monstruosités résident dans les marbrures du béton. l'ébauche du sourire illumine son visage au teint hâlé, renforce ce puissant sentiment d'insécurité. qu'il avait haï cette vie ; qu'il l'avait aimée. les peurs qui resserrent leurs mains froides sur les entrailles pour les tordre face à l'avenir incertain. la terreur de se savoir différent des autres. la honte de se laisser emporter à ces jeux macabres et en tirer satisfaction. les déconnexions noyées dans les rires quand l'alcool ourle les lèvres et que les yeux sont sanguins. la solitude des vices cachés de tous ; l'inconfort d'un masque porté au quotidien. les secrets emportés dans les tombes et ses mots avant qu'il ne succombe (( j'ai toujours su qu'hanseol était le pire de nous deux et qu'il était dangereux )). le rictus se change en rire muet, quand le visage semble illuminé. ❝ j'étais heureux — j'étais vivant.

(( quand suis-je devenu l'ombre de ce que j'étais ? ))

la question reste en suspens : aucune réponse ne semble exister ((tant la sienne, que celle de S U H E E)). mais déjà le coréen fait volte-face, et le corps connaît encore par cœur les dédales et les recoins de cet enfer qu'ils eurent partagé. ❝ viens — l'ordre éclate, sans appel. elle n'est aucunement dans son droit d'en refuser l'autorité ; et conquérant, l'escalier grince sous ses foulées. le corridor rongé par le temps et le manque de présence se pare de gris et de vert ; la mousse fine en jonche les coins. une porte, deux portes et la troisième s'ouvre en grand fracas. les yeux couvent avec tendresse les deux lits empoussiérés ; les doigts se promènent sur le maigre mobilier. ❝ il y avait un bateau ici. Alisha l'a jeté par la fenêtre quand on s'est disputés — c'est un secret qu'il murmure et lui partage au souvenir de son bateau pirate censé partir à l'abordage d'une vie meilleure, échoué sur les galets au premier envol. le parquet grince, les mains saisissent la poignée cassée d'un tiroir pour l'ouvrir avec précaution. leurs vêtements troués par le temps et les mites. son pull jaune poussin qu'elle aimait lui dérober et qu'il lui a laissé à son départ pour qu'elle ne l'oublie pas dans l'au-delà. lui aussi, rongé par le temps, presque disparu.

TOUT DISPARAÎT TOUJOURS.
MAIS JE VEUX VIVRE ETERNELLEMENT.

RESTE AVEC MOI,
REND-MOI IMMORTEL.
PEU M'IMPORTE LE PRIX.



le vol est agile jusqu'au corps de la femme qu'il capture entre ses serres rapaces. le souffle s'échoue contre sa nuque quand il ronronne d'une satisfaction féline à son contact. ça brûle le derme. ❝ je voulais que tu vois et que tu comprennes qui je suis, avant de t'entêter à me vouloir le rire est doux : c'est les prémices de la folie qui gangrène son esprit. ❝ le pauvre enfant des Bakh. une famille si fière, qui lui promettait un grand avenir. des voyages au quatre coins du monde, des amis partout où il allait — ça n'est alors pas de lui qu'il parle ; c'est de cet homme qui est mort quand il est né. ❝ des rêves plein la tête et puis c'est le drame. il vise trop haut, il se brûle les ailes, termine à la rue puis ici — il feule contre la nuque, relâche le corps qu'il abandonne pour prendre appui près de la fenêtre, l'ouvrir et embraser une cigarette. ❝ j'ai fais vraiment beaucoup de mauvaises choses. je regrette seulement la moitié d'entre elles, et c'est peut-être ça la pire chose que je puisse faire — a-t-il esquissé une tentative pour s'ouvrir à elle ; mais il se referme brutalement, réfute les mots qui s'apprêtaient à sortir. ce sont ses secrets qui le maintiennent en vie.

mais alors se permet-il de la dévisager avec une nouvelle curiosité. l'attente de ses réactions est insoutenable ; n'a-t-il pourtant poussé la prédation que dans ses préliminaires et déjà se surprend-il à ne craindre qu'elle ne s'enfuit. à craindre qu'elle ne soit raisonnable.




VAS-T-EN ET NE TE RETOURNE PAS,
NE PREND PAS LE RISQUE DE RESTER,
PUISQUE DES CET INSTANT ALORS,
TU DEVIENDRAS MIENNE.

(c) ekolta








Spoiler:
 
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Invité ✧
(#) Mar 15 Déc - 23:25:52

what a wicked game

the world was on fire and no one could save me but you, it's strange what desire will make foolish people do. i never dreamed that i'd meet somebody like you and i never dreamed that i'd lose somebody like you. no, i don't wanna fall in love with you



WHICKED GAME,, GRACE CARTER
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le souffle est arraché alors que la question résonne, se cogne contre les murs de l’appartement délabré. elle frissonne. resserre l’étreinte autour de sa propre enveloppe corporelle. les obsidiennes se détachent de la silhouette; enfant roi de son royaume perdu. pincement au cœur. elle détourne le visage et doucement, lentement, les couleurs explosent contre les murs. les pensées donnent naissance à des images passées. [ inventées ] elle fabrique des souvenirs, elle s’imagine la vie; le bonheur qu’il semblait éprouvé en ces lieux. faible sourire se devinant sur le bout de ses lèvres, elle hoche à peine la tête. elle comprend, suhee. elle ressent, suhee. gamine aux intuitions toujours fondées; sens constamment éveillés.

la sensation au savoir


c’est ce qui fait son sourire lunaire, son grain de peau coloré, ces yeux émerveillés - elle ressent, elle chasse les émotions. collectionne les cicatrices, à y faire bourgeonner des fleurs. à peindre en couleurs les zones trop sombres. [ elle sait, elle refuse ] préfère crouler sous le poids de ses sentiments plutôt que d’écouter cette raison, dictée par une pensée qui lui est impropre. le visage se relève, regard en biais sur la personne de ses désirs. [ elle est folle, de te vouloir ] mais ça la prend aux tripes, ça la prend au coeur - ça le fait vibrer, à se sentir v i v a n t e — l’ordre est donné et elle sursaute légèrement. pince les lèvres, tête baissée, épaules voûtées ; elle se sent toujours pas à l’aise. passé qu’il semble vouloir lui montrer comme une porte fermée, celle qui doit rester oubliée. l’escalier grince sous les pas et suhee, elle a cette infime peur qu’il s’écroule sous leurs poids. reste loin des murs; pas forcément princesse, juste une petite santé. une porte, deux portes, trois portes. elle déglutit, poupée docile quand elle pénètre la pièce. chambre à couché, colorée par une couche de poussière. elle s’avance, lentement. une moue presque triste sur le bout de ses lèvres à l’allusion de ce bateau échoué, brisé par des mains colériques. le regard s’attarde sur les murs, sur les meubles. jusqu’à le regarder près d’un tiroir. se détache une nouvelle fois, le visage baissé. la gorge qui se serre quand, de ces souvenirs racontés, les siens se mélangent. ils ne sont pas tous beaux. tâchés par des couleurs qu’elle n’arrive pas à modifier, qu’elle n’arrive pas à effacer.

souffle coupé, ce sont ses bras qui la tiennent captive et, elle rougit. se fige. les paupières qui papillonnent, les pensées sont glacées. la mâchoire se contracte alors que les yeux s’abaissent, incapable de croiser son regard. le ton fait frissonner, les mots sont des griffures. puis, un récit. une histoire. la sienne, d’un enfant qui s’est fait icarus; à voler trop près du soleil, s’est brûlé les ailes. il la relâche et les poumons se gonflent, se rend compte qu’elle a cessé de respirer. il s’échappe, s’approche de la fenêtre alors qu’elle tente de calmer le tambour. les traits se relâchent; c’est un vide.

un silence, vide de vie, vide de tout, un vide de rien —
les bras se relâchent, les doigts se détachent ; poupée inanimée.

boom.
boom.
boom bo-
boom boom.

ça reprend vie, douce chaleur se répandant dans les sillons, réchauffe la vermeille. ❝ et si une pensée, une idée, un bourgeon d’espoir - un simple murmure, à peine audible. inspire profondément, les traits sereins - pose son regard sur hanseol. ❝ et si je décide de rester ? qu’elle commence. un pas. boom boom. ❝ malgré ce que tu es, si je m’entête à te vouloir, me laisseras-tu rester ? deux pas. à se rapprocher de lui. s’arrêter à quelques centimètres. ❝ je suis folle, n’est-ce pas, de désirer quelqu’un qui ne cesse de me repousser un sourire presque amusé se dessine sur les lèvres. les traits se parent d’une mignonnerie. les joues reprennent des couleurs, à pencher la tête sur le côté. les bras se croisent dans le dos, les mains s’enlacent. et pourtant à secouer un peu la tête. à aucun moment, ne serait-ce qu’une seconde, tu n’as pensé à mon passé hanseol … je ne sais pas si, en me montrant tout ça, tu cherches à me faire peur ou à vouloir me protéger de ce que tu es mais, désolée, je n’ai pas peur … ouais, je te désire… un peu plus maintenant, mais, c’est comme ça. je n’y peux rien. c’est plus fort que moi. à glisser une main dans sa nuque. les joues qui se gonflent. les mots manquent; elle ne sait pas ce qu’elle peut faire pour lui comprendre, pourquoi.
(c) ekolta
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