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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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(#) Mer 25 Nov - 3:51


une année. une année que le soleil se lève sans sa présence à ses côtés. sans sa chaleur quand elle l'enveloppait dans la douceur de ses bras, qu'elle lui chantonnait la mélodie de son bonheur même quand ses pétales commençaient à faner. damné dans un cauchemar éveillé, à imaginer la chimère de son enveloppe éthérée partout. à tendre le bout de ses doigts en espérant effleurer sa présence, mais que la réalité arrache le dernier brin d'espoir, le livrant à ses peines au bord de la nuit. une année, aujourd'hui, qu'aucune lumière ne luit. que les cauchemars gesticulent. que l'amertume dévore ce qui reste d'un cœur usé, dévoré par les affres d'une vie terne. il sombre, encore, toujours, dans la folie des souvenirs amers, les désillusions de pouvoir presser à nouveau ses lèvres contre les siennes, la tenir entre ses bras comme la perle précieuse qu'elle est pour la faire valser à la brise du vent. l'amour naît, l'amour meurt, mais l'amour ne s'oublie jamais, même si les étoiles sont venues la lui arracher. une année aujourd'hui, qu'il est perdu dans les nuées. à humer l'encens des pétales de jonquille, ses préférées. parmi les épitaphes, sur des tapis de couleurs vives dans l'espoir de donner un brin de vie aux âmes qui se sont égarées à jamais. l'amertume d'un sourire quand il aperçoit que sur sa tombe à elle, les fleurs sont les plus fraîches, parce qu'elle a beau être ensevelie sous la terre, sa bonté demeure la boussole qui attise tout l'amour qu'on porte pour elle.

« comment c'est là-haut, mon ange

et comment c'est en dessous ?

la mort est-elle belle ?

attendras-tu que je t'y rejoigne ? »

et il aurait aimé qu'elle soit éternelle, il aurait voulu ne jamais avoir un monde sans elle. en manque d'air, il lève les yeux vers le ciel et plus loin, sous la lumière éclatante de l'horizon il croit apercevoir son ombre et le myocarde fléchit. les jambes deviennent frêles et les larmes embuent le regard écarquillé. il tend la main vers la silhouette légère et même lorsqu'il cligne des yeux son mirage refuse de s'essouffler. ton regard céruléen ta chevelure dorée, et il n'y a qu'elle, pour arborer une beauté aussi éthérée. à la trappe de la folie, l'âme égarée court pour rattraper le rêve qu'on lui a arraché et alors qu'il s'apprête enfin à l'effleurer, les regards se croisent il se prend le mur de la réalité, s'échoue sur la terre humide tandis que de ses lèvres il ne peut que souffler : « tu n'es pas violet. » et les perles amères tant refoulées se remettent subitement à rouler, les genoux à terre l'âme déroutée. « je pensais qu'elle reviendrait. » dans un dernier soupir désemparé, ravalé par une énième détresse il continue de s'encombrer.

w/ @primrose basch

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(#) Mar 1 Déc - 20:07
TEARS IN HEAVEN

Your eyes have died but you see more than I, you're a star in the face of the sky


tu connais le chemin vers le cimetière par coeur maintenant. comme un automatisme, ton corps se met en route vers le seul endroit où le silence te tient compagnie. le temps se fige pour un instant et ton coeur s’abandonne à la solitude qui te ronge depuis maintenant un an. un an que tu es officiellement seul au monde, un an que tu te morfond à penser à ce que ton enveloppe corporelle deviendra sur cette terre ou tout ceux à qui tu tenais sont maintenant hors de portée de main, tes larmes coulant sur ta joue comme un appel à qui personne ne répond. chaque jour est un rappel que tu es abandonnée à toi-même, à ton propre malheur et le chemin qui se dresse devant toi est de plus en plus flou, tu erres dans une ville où tu peines à faire ta place maintenant que tu n’as plus aucun point de repère. faire le tour du monde sans savoir ce que te réservais demain était beaucoup plus éclairé comme parcours, et pourtant, maintenant que tu as pied à terre, des études en cours, une carrière et une entreprise à gérer, tu sens plus que jamais que le sol tombe sous tes pieds et tu redoutes l’impact de la chute maintenant que tu doutes que personne ne s’y trouve pour te rattraper. tu enlaces les fleurs que tu tiens dans tes bras, absorbant le peu de réconfort qu’elles peuvent bien t’apporter, tes talons claquant avec le sol en contraste avec le silence qui règne dans le parc. les tombes sont alignées et tu parcours les noms qui sont gravés dans le marbre en te demandant à qui ils peuvent bien manquer. une absence que tu comprenais si peu il y a quelques années, une absence que tu comprends beaucoup trop maintenant. ta gorge se serre et tu hésites quelques secondes à rebrousser chemin lorsque tu vois une grande figure élancée se tenir devant la pierre de ta douce moitié. comme un fantôme errant, une vision terrifiante, tu haltes ton élan, reculant d’un pas espérant ne pas te faire repérer. tu n’es pas effrayée, non pas d’une vision paranormale, mais bien de la confrontation de tes sentiments vis à vis de cette soirée qui s’annonce beaucoup plus difficile à traverser que tu ne le pensais, ou que tu osais te l’avouer. ce déni constant qui t’aide à traverser tes journées t’abandonne comme un lâche et tu te retrouves seule, encore une fois, à faire face à tes démons. l’horizon écarlante trahit ta présence à la silhouette jusqu’à présent immobile, une main qui se tend vers toi et tu recules un peu plus, hésitante. ce n’est que lorsqu’il se rapproche enfin que tes genoux fléchissent et te laissent à ton propre sort, confronté à la seule personne qui a pu un jour se vanter de partager l’amour que ta sœur avait pour le monde entier. ta douce jumelle, tu es son reflet parfait et sous le doux murmure de la voix grave qui s’adresse maintenant à toi, il se retrouve affaibli sur le sol, sa longue figure soudainement chétive et fragile, tu ressens une pitié profonde que tu rejettes aussitôt.

tu soupires à la lune, enjambant le pauvre homme endeuillé pour aller déposer à ton tour ton offrande à l’âme en paix de ta jumelle, retenant les larmes qui s’écroulent à la limite de tes paupières, tes cils oeuvrant comme une barrière ébranlée qui menace de s’écrouler à tout moment. ta façade qui se reconstruit devant toi comme un bouclier que tu brandis à quiconque essaie de s’approcher dans le néant de tes sentiments, tes pensées nébuleuses ne pouvant plus dicter comme réagir à tout ce théâtre qui se joue devant toi et dans lequel tu te retrouves malheureusement actrice. « elle ne reviendra pas. » la souffrance qui déchire le doux son de ta voix, incapable de trouver les mots pour le redresser, incapable de trouver les mots pour te donner un peu de courage. tes lèvres pincées à défaut de continuer de mentionner des faits inévitables, des vérités que ni toi, ni lui ne veulent entendre, tu essaies de penser à la prochaine étape, à tout ce que tu dois affronter et que tu évites plus que la peste depuis maintenant un an. une paix à l’âme que tu ne t’es jamais accordée, à défaut de ne pas avoir été le support que tu aurais dû être pour elle, tu prends ton courage à deux mains pour t’approcher d’ulysse, le fiancé de ta tendre moitié, et tu poses avec recul, doucement, comme un papillon qui effleure à peine la laine brossée de son manteau, ta main sur son épaule, une invitation à se reprendre en main, un signe de support moral, d’acceptation et de résilience.
( c ) ekoltaqueen



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(#) Mer 9 Déc - 0:41


dans la cascade des malheurs s'échouent les larmes peinées, le long du derme pour disparaître sur la terre et pourtant la douleur solide refuse de s'estomper. les larmes se meurent mais l'âme fêlée continue de vivre dans la misère d'une vie sans elle, la fleur que les pétales ont quitté beaucoup trop tôt, pour se fondre dans les réminiscences derrière un aurore qui pleurera à jamais son envol. et il y'a des gouttelettes de pluie, les larmes du ciel dont les sanglots accompagnent les joues ruisselantes à ulysse. les genoux toujours écrasés sur la terre détrompée, cotonneuses et frêles parce qu'elles l'ont porté beaucoup trop longtemps et aujourd'hui est venu le temps de s'effondrer. dans l'espoir le désespoir qu'on l'épargne de l'affliction d'une vie dont il ne veut plus. sans sa violette, ulysse n'est qu'une plume insignifiante, errant dans le vent de la vie sans but ni envie. une plume inerte emportée dans la mélancolie éternelle et la rage parce qu'elle n'existe plus et que les toiles ont toutes flétri. la silhouette chétive, agenouillée sur la terre à force d'avoir été abattu, voilà qu'il se permet enfin de s'écrouler après une éternité à tenir sans la certitude de pouvoir avancer. à implorer le ciel, exutoire pathétique, le cœur effrité, comme les feuilles automnales mortes et desséchées. il enlace le vide et le vide l'enlace. il enlace l'espoir et les souvenirs mais n'a écho que du vent qui lui susurre de continuer à vivre. alors il vit, même si l'âme est inerte. il vit, même si le monde est incolore et terni. il vit sans vivre ulysse, vit dans la désillusion de la voir revenir du brouillard pour continuer à avancer avec lui. il en oublie qu'il n'avance qu'avec son mirage, son fantôme tombé du ciel pour bercer ses maux sordides. et le temps d'un instant, il a cru voir la chimère devenir réelle mais a été une fois de plus giflé par la violence qu'est la réalité. brutale, sans pitié. cruelle, et pourtant rien pour la changer. si ce n'est la force de se remettre sur ses pieds, et courir dans le brouillard en espérant ne plus retomber.

elle ne reviendra pas.

(( jamais ))

telle est la réalité. il pourrait crier, hurler, maudire le monde mais aussi simplement ces mots amers s'essoufflent-ils des lèvres : elle ne reviendra pas. elle demeurera mirage, un murmure que le ciel fera tomber pour offrir du réconfort le temps d'un instant mais fera mourir aussitôt, parce que l'au-delà est éternel et la promesse a été scellée, il vivra pour elle même si c'est trop dur de se sentir exister. l'accalmie finit alors par tomber. les larmes coulent toujours mais les sanglots ont cessé. le ciel continue de pleurer mais les gouttelettes de pluie sont fines, délicates, presque là pour adoucir le cœur volcanique, faire taire l'enfer qui réside en lui. et il y'a la chaleur qui réchauffe un cœur gelé. une main sur son épaule, l'invitation de se relever. mais toi primrose, qui viendra donc te ramasser ? les genoux trémulants encore, il parvient néanmoins difficilement à se relever. malgré les fissures qui saignent, les craquelures et toutes les déchirures, au nom de la belle promesse il essaye de se tenir debout, le sol redevenant doucement solide sous ses jambes fragiles. tu ne reviendras pas. et pourtant, tu as l'air d'être là, violet. moins chaleureuse, brisée, sans doute. la corolle moins douce parce que cette fois-ci tu as des épines, et tu n'es pas violette mais rose. primrose, fruit des échanges épistolaires et il ne croyait presque pas à son existence tant elle semblait lointaine et irréelle. et pourtant elle est là, pas une illusion mais bel et bien réelle. primrose que violet chantonnait comme la plus belle des mélopées. elle est là enfin, et l'âme frêle s'en retrouve bouleversée, de ça à fendre dans une crise de folie. « tu lui ressembles tant. » et pas du tout, à la fois. le regard éteint même si les yeux semblent plus azuréens. le visage céleste mais pas le grain de beauté à la commissure des lèvres qu'ulysse aimait tant effleurer. violet était ensoleillée et prim n'est éclairée que par la lumière de la lune. « excuse-moi. » les mots faibles que la peine fait chevroter, il détourne le regard parce que c'est trop dur de continuer encore à la regarder.

w/ @primrose basch
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