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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
(c) Disjointed Societies 2021
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(#) Mer 26 Aoû - 21:05
Elle ne savait plus les jours, les minutes qui avaient défilé depuis leur dernière conversation, Orphea qui s'imprégnait de dégoût pour cette solitude qui traçait des trous sur les contours de son être perdu. Elle n'avait toujours pas réussi à sécher les larmes acides de sa perte, Ash qui avait disparu derrière la porte, qui avait pris son espoir en s'éclipsant de la sorte. Elle aurait voulu le retenir, le rattraper en lui disant tout ce qu'elle avait retenu dans le creux de sa cage thoracique. Le visage fatigué par la toxicité de son cœur brisé, elle s'était laissée aller dans ses idées noires, l'appel de la drogue qui brillait dans son désespoir, comme les étoiles qui mourraient le soir dans ses rêves illusoires. Et tous les soirs, elle regardait le ciel, se demandant où il était, s'il pensait à elle comme elle, elle voulait de ses lèvres. Incapable de le haïr véritablement, elle s'était arrachée les ailes dans son désir de renaître de sa plus belle histoire, ce doux fléau qui affluait encore dans ses veines. Elle mentirait si elle disait qu'elle avait supprimé son numéro, leurs photos qui les liaient dans leur secret. Elle mentirait si elle disait qu'elle n'avait pas tout fait pour étouffer l'affaire, tentant d'admettre des doutes dans la tête de son père pour qu'il lâche les soupçons qu'il désirait confier à la police. Même de loin, elle le protégeait, bien qu'il lui avait fallu un certain temps pour comprendre qu'il avait fait tout ça pour elle, pour sa porcelaine martyrisée par un être abjecte.

Ce soir, elle avait besoin de décompresser, de penser à autre chose qu'à Ash, elle qui n'avait toujours pas désiré d'autres âmes dans ses draps tant les siens regorgeaient encore de son parfum, comme si finalement, il était encore dans sa peau, creusant ses maux. Elle avait accepté l'invitation de Noah après réflexion, s'habillant d'une belle robe pour espérer séduire afin de tourner la page sur cette rupture qui lui avait laissé des traces, des remords. Dans le fond, elle savait bien qu'elle ne pourrait pas le remplacer. Mais au moins, elle aurait essayé, espérant condamner les paroles de ses collègues et de ses amis qui lui disaient tous les jours qu'elle avait l'air morte malgré ses pauvres sourires sans vie. Rejoignant l'appartement immense, elle s'était jetée comme une affamée sur l'alcool qui jonchait le buffet entreposé, palliant à son envie de cocaïne par les effluves alcooliques, elle qui s'était jurée de ne pas retomber, de le faire pour lui. Elle accepta l'invitation d'un type qui était venu à sa rencontre, prenant sa main pour danser sous le rythme de la musique, l'éthanol déshinibant ses distances, amoindrissant le manque qui palpitait dans sa conscience.

@Ashton Grayson tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Mer 2 Sep - 18:16
Viens, tu verras, ça va être sympa. Qu'on avait pu te dire pour te motiver un peu parce que franchement t'avais vraiment pas l'air emballé et ce n'était pas qu'une impression. Depuis combien de temps tu n'es pas sorti pour t'amuser, boire un peu, danser, flirter avec tes vieux démons ? Depuis combien de temps tu ne t'es pas retrouvé en charmante compagnie le temps d'une soirée, d'une nuit ? Ça fait un moment maintenant que ça ne fait plus parti de tes envies, tu n'y trouves plus d'intérêt comme si une simple fille pouvait tout envoyer valser de tes habitudes, une vraie tornade qui prend tout sur son passage et qui soudainement te fait réaliser que c'est pas ça la vie, que c'est pas comme ça que tu construiras quelque chose parce que tu peux peut-être aspirer à mieux, ou au moins à moins pire que ce que tu as, que ce que tu es. Une simple fille... Si seulement elle avait juste été une simple fille, une de plus, le genre de personne qu'on côtoie le temps d'un instant et puis lorsqu'elle disparaît, ça ne fait aucun effet parce que le cœur n'a pas eut le temps de s'y attacher, le cœur n'a même pas eut le temps de se réveiller qu'elle s'était déjà envolée. Visage fermé, pas un sourire ne vient prendre possession de ces traits si durs. Tu n'as pas envie d'être là mais tu viens quand même parce qu'il le faut, Axel te l'a plus d'une fois répété, penses à toi, prends du temps pour toi, profites un peu, arrêtes de toujours penser aux autres, de gérer toutes ces choses que tu ne devrais même pas et vis. Bordel t'attends que ça de vivre, ou plutôt de te sentir revivre car plus le temps passe plus le cœur se meurt, retrouvant ses profondeurs là où, bien enfoui, rien ne parvient à le réveiller, le bousculer suffisamment pour qu'il se manifeste. Y a que quand tu as l'impression de la voir partout autour de toi qu'il fait un bond, soudainement, comme un espèce d'électrochoc que ton cerveau tente d'envoyer pour s'assurer que le palpitant n'est pas encore trop endormi.

Ce soir, ça ne manque pas. A peine tu pénètres dans l'appartement que la première blonde que tu croises te rappelle Orphea. Tu passes à côté d'elle, marchant si lentement, t'as presque envie de glisser ta main dans ses cheveux, laisser tes doigts effleurer son épaules pour pouvoir renouer le temps d'un instant avec celle qui hante tes pensées mais la femme se retourne et le mouvement de recul se fait aussitôt. La tête se secoue, tu te retournes encore un peu perturbé et c'est une brunette déjà bien éméchée qui vient te tomber dessus. Elle parle si vite, si fort, sa voix est aiguë, elle tente de prendre le dessus sur la musique qui tape, bourdonne dans les oreilles et elle te glisse un verre d'alcool entre les mains. Les sourcils sont froncés, tu la regardes, tu comprends pas tout ce qu'elle te dit mais tu comprends à ses gestes qu'elle espère te décrocher un sourire et l'une de ses mains se glisse sous la tienne pour t'inciter à boire ce verre. Histoire d'avoir la paix, tu capitules et ce verre tu le descends cul sec mais lorsque ta tête s'abaisse, lorsque tes yeux s'ouvrent après qu'une légère grimace soit apparue sur ton visage tant l'alcool est fort, ils se posent sur une autre blonde. C'est pas celle de tout à l'heure, en fait, elle n'a rien de ces femmes que tu peux croiser dans la rue, au salon, celles qui te donnent ce faux espoir. Elle, c'est plus celle qui envahit ta tête lorsque tu laisses les pensées prendre le dessus, celle que tu peux voir lorsque tu fermes les yeux, celle qui est au cœur de tous tes états d'âmes et c'est juste trop réel pour que ce soit faux. Même taille, même chevelure, même silhouette, même déhanché, même tatouage prenant place sur cette épaule. Ça ne fait qu'un tour dans ta tête et voilà que l'organe central se réveille, refait un bond. La petite brune a beau faire des signes devant toi, le monde a cessé de tourner autour de toi, la fête a cessé de prendre vie, plus de musique envahissante, plus d'odeur de transpiration, plus de chaleur étouffante, il n'y a plus qu'Orphea... et ce mec qui danse avec elle.

@Orphea Adams tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Jeu 3 Sep - 14:37
Orphea, sans la main d'Ash dans la sienne, y'avait juste les doigts cadavériques et froids de la mort qui l'amenaient tristement vers son sort. Plus qu'une alliée, elle avait fait une compagne, Orphea, le visage livide et le teint pâle qui laissaient transparaître le fantôme de ses espoirs, le trou dans lequel elle se laissait aspirer dans le noir, à l'abri des regards. Comme pour survivre un peu mieux ce soir, elle s'était jetée sur l'alcool, sur ces doses de bonheur illusoire juste pour compléter les morceaux qui manquaient à son âme, le palpitant à la ramasse, proche de son marasme. Orphea, si elle était là physiquement, le coeur et la tête était ailleurs, à la recherche d'une chaleur qu'elle aurait tant voulu oublier quand bien même sa peau se rappelait encore de sa douceur. Elle était perdue dans la nostalgie de ces jours où rien ne comptait plus, juste eux, deux âmes au vécu maladif, à l'anarchie parfois passive mais hostile, eux, dont les coeurs s'étaient liés dans le plus grand des silences jusqu'à en devenir les meilleurs complices. Orphea, elle avait pas seulement perdu un homme, une personne lambda, elle avait perdu bien plus que ça, et elle s'en rendait compte maintenant qu'il était trop tard. Elle s'était enfilée quelques verres, sentant la brulure de la liqueur chauffer son épiderme, l'amenant à acceptant la danse d'un inconnu qui n'était que là pour satisfaire sa venue, ou peut-être plus, c'était à voir comment il arriverait à enrayer la blessure qu'elle portait au coeur, comme une balle logé en profondeur.

Elle se déhanchait, appréciant la légèreté de cette soirée maintenant qu'elle avait les veines explosées par l'éthanol qui coulait en masse, l'homme posant ses mains sur ses hanches, la rapprochant de son bassin pour admettre une plus grande complicité, jusqu'à ce qu'elle ne décide de se retourner, laissant sa chute de reins s'agiter au gré de la musique. Il n'avait fallu que d'un regard pour que tout explose, pour que son sourire n'implose dans les soubresauts de son palpitant à la nécrose. Ashton. Dans un regard qui s'était dirigé instinctivement vers lui, c'était ces voyelles et ces consonnes qui animaient son être meurtri. Comme si la musique devenait plus sourde, comme si la foule devenait plus floue, Orphea, elle perdait la notion des secondes qui venaient de s'écouler alors qu'elle s'était soudainement arrêtée, le regard planté sur Ashton et cette brune qui s'était mis à le coller.

- Ca va pas ?


Qu'il lança, lui, son partenaire d'une nuit, cette âme qui n'avait aucun espoir d'entrer dans ses souvenirs quand Ash s'était fait sa place dans son lit et dans son coeur, dans ses soupirs et dans ses sourires.

- Je... J'ai besoin d'un autre verre. J'reviens, je t'en ramène un.


Orphea, elle avait besoin de s'approcher pour le tenter, pour le provoquer, tout pour ne pas sombrer dans l'indifférence qu'elle ne savait accepter. Faisant mine de passer devant Ash pour arriver devant les bouteilles entreposées sur la table, elle servit deux verres, faisant exprès de prendre du temps à effectuer ses gestes, ayant envie qu'Ash ne confirme d'un simple regard qu'elle semblait être prise ce soir. Le jeu ne faisait que commencer, et Orphea, elle mourait d'envie de le voir se brûler, de le voir finalement l'aimer.

@Ashton Grayson tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Mar 8 Sep - 11:01
Les pensées s'entrechoquent dans le crâne, le sang ne fait qu'un tour et tu te vois déjà en train de partir pour choper ce type, lui faire bouffer ton poing qui se serre sans que tu t'en rendes compte. Le regard devenant de plus en plus noir, cette vision était sans doute la dernière que tu aurais pensé rencontrer, surtout ici et puis tout s'assemblait petit à petit dans ta tête. Ces personnes, tout autour de toi, l'hôte qui t'avait invité, provenant de ce monde qui n'était pas le tien, t'invitant parce qu'il avait été des tiens un jour, fut un temps, maintenant plus proche de ce monde qu'elle partageait également et parce que le monde est petit il fallait qu'il la connaisse, il fallait qu'il l'invite, tout comme il l'avait fait avec toi sans se douter une seule seconde de la tornade intérieure qu'il allait réveiller en toi. La mâchoire se serre tellement que tu pourrais presque t'en péter les dents, l'effet de cette vision de ces hanches ondulant contre ce type, ses mains d'hommes sur ce corps qui ne lui appartient guère, pas encore, pas totalement du moins. Le palpitant s'adonnant à des cascades bien complexes, vacillant entre la palpitation et l'étouffement. Elle ne lui appartient pas, elle n'est pas à lui. Ni à toi, cela dit. Mais la tête ne veut l'admettre, ou bien serait-ce le cœur qui s'attache encore à ces si bons souvenirs, ce bon vieux temps qu'on regrette tous un jour tant on se sentait bien, léger, tant tu te sentais en vie, en putain de vie.

De petits bras viennent enlacer ton cou, les yeux se baissent machinalement mais l'attention est restée là-bas, sur ce duo qui se sépare sans que tu ne puisses le voir. < Je veux danser avec toi > La tête se secoue de gauche à droite, il te faut un temps pour comprendre ce que la petite brune te dit, elle voit bien que t'es totalement paumé, ses sourcils se dressent sur son visage comme pour t'interroger sur ce qui se passe sans oser le faire de vive voix mais comment lui dire, comment lui donner une quelconque réponse quand tu la vois dans le coin de ton regard se diriger vers le buffet, passant volontairement tout près de toi. C'est dingue mais tu aurais presque pu sentir son parfum venir fouetter ton visage. < Je reviens. > tu grimaces ce faux air désolé, la plantant au milieu de cette pièce. Pauvre demoiselle, tombée sur ta personne au mauvais moment. Des mois et des mois plus tôt, des années auparavant tu te serais déjà attaqué à cette danse qu'elle semblait tant vouloir, tu aurais pris plaisir à la rendre dingue sur cette piste de danse improvisée sans même que l'alcool ait besoin de t'aider et tu serais déjà en train de l'embarquer en dehors de cet appartement pour la ramener dans le premier endroit qui conviendrait. Mais pas ce soir. Plus maintenant. Le regard brun n'a même pas prit le temps de l'observer dans le moindre détail, même avec ce décolleté juste devant lui, ces regards qui en disent long, il ne s'est même pas arrêté, pas une seule fois sauf lorsqu'il était question de la sulfureuse blonde qui n'était pas juste observée par ta personne, mais aussi par ce type qui attendait sans doute qu'elle lui revienne.

Il attendra. Tu te diriges tout droit vers le buffet d'un air sûr de toi, mâchoire toujours aussi serrée si bien que les dents te lancent lorsque tu te tournes furtivement vers l'avocate pour prendre la parole. < Mignon, le gars, > lances-tu en t'efforçant de détourner le regard pour feindre une quelconque attention sur les nombreuses bouteilles d'alcool exposées sous ton nez. La main s'en saisit d'une, tu remplis ce verre que tu as en ta possession puis tout en rebouchant soigneusement la bouteille encore bien emplie de sa liqueur, tu te racles la gorge avec cet air qui se veut sarcastique. < mais trop peu habile pour pouvoir te faire grimper aux rideaux si tu veux mon avis. > C'est que tu pourrais presque prétendre être celui qui connait le mieux son corps ayant apprit à flirter avec, écoutant ses envies, son besoin, l'observant dans toutes ses coutures, sous toutes ses formes pour mieux le posséder et y laisser ton empreinte pour ce jour où, bien trop vite arrivé, il ne se souvienne que de toi et de ton pouvoir sur lui. Et toujours dans ce même but de la piquer, la chercher, tu venais prendre un de ces verres qu'elle venait de remplir sous tes yeux et tu le buvais, cul sec avant de secouer la tête en sentant la chaleur envahir ta langue, ta gorge, descendre jusqu'au fond de tes entrailles. Il attendra, un peu plus encore.

@Orphea Adams tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Mar 8 Sep - 17:07
Son monde ne tournait pas rond à Orphea, depuis qu'Ashton l'avait quitté, brisant ses fondations qui avaient toujours été bancales. En surface, il n'y avait qu'un sourire, une profonde mascarade pour annihiler les bouts du massacre qui avaient explosés dans ses yeux, autrefois éclairés et amoureux, et maintenant, dévastés par une peine des plus malheureuses, des plus vicieuses, poussant Orphea dans ses travers, les vices qui semblaient son seul repère au milieu de son océan de calvaire. Elle faisait semblant, elle jouait à avoir la conscience tranquille quand tout ce qui palpitait dans son coeur était les doux souvenirs qu'elle avait noué dans ce qui lui semblait une autre vie, ces images maintenant amères qui lui donnaient envie de se fuir, envie de se faire exploser la cervelle. Elle avait simplement cru rêver quand son regard dessina sa silhouette dans un coin dans la pièce, lui qui était accompagné d'une brune pour se satisfaire. Orphea, elle crevait de jalousie, elle crevait de ses sentiments anarchiques, de cet amour qui lui revenait en pleine face comme si c'était son âme qu'on tordait et qu'on essorait pour la laisser expier tout son marasme. Orphea, elle voyait plus que lui dans la salle, la Terre entière disparaissant quand ses prunelles rencontraient les siennes. C'était comme ça depuis le début, depuis le premier achat de coke, depuis le premier sourire, et les échanges qui avaient suivis. C'était lui. Et si elle était beaucoup trop fière pour lui revenir aussi facilement, c'était tout ce qu'elle voulait, dans le fond de sa conscience. Elle avait tout fait finalement pour lui éviter que la police ne lui tombe dessus, faisant en sorte de manipuler son père et les flics qui commençaient à tourner autour de son dossier, Orphea regrettant de ne malheureusement pas pouvoir en éloigner un, qui aimait plutôt se rapprocher de son butin. Elle avait quand même fait de son mieux pour qu'il puisse lui, lui revenir, retirer ce pieu qui s'enfonçait dans son coeur malheureux, parce que si Ash n'était pas derrière les barreaux, tout devenait possible, et c'était presque trop beau pour être réaliste. Orphea, elle comprenait que tout ce qu'elle faisait pour se dépêtrer de lui, n'était en faite qu'une excuse, un déni, pour mieux se rapprocher de lui. Elle avait fait mine de se servir deux verres pour retourner auprès de son partenaire, son coeur loupant un battement quand elle entendit la voix de Ashton résonner dans ses tympans.

- Ah ouais ? Et tu l'as su comment ça, qu'il était pas assez habile ?


Elle le cherchait, au moins autant que lui, laissant son vide l'appeler pour qu'il ne vienne la remplir, lui qui préféra boire cul sec le verre qu'Orphea devait ramener à l'autre homme, comprenant silencieusement ce geste qui n'avait rien d'anodin pour elle. Elle redressa ses perles pour le toiser, affrontant enfin le fameux regard qui éclatait ses défenses.

- Il me faudrait quoi alors... Un mec dans ton genre, c'est ça ?

Un léger sourire en coin se dessina, et Orphea, c'était comme si la vie revenait peu à peu dans sa carcasse.

- Prouve-le moi si c'est le cas. Sinon, laisse-moi retourner avec lui. Depuis quand on a besoin de se demander nos avis ?


Vas-y, Ash, balance l'autre femme que je peux pas voir dans tes bras, reviens-moi encore une fois, juste une fois, laisse toi tenter par mon âme juste parce que c'est trop douloureux de te vouloir. Embrasse-moi, désire-moi, écoute ce coeur qui ne bat que pour toi, et surtout, soigne-moi de ton propre mal.

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(#) Mer 9 Sep - 22:23
Que vous vous fassiez l'amour, que vous vous fassiez la guerre importait peu, c'était la preuve qu'il y avait quelque chose entre vous, fort, bien trop fort pour parvenir à mettre des mots dessus, bien trop fort pour le décrire, bien trop fort pour le nier ou le repousser, c'est là, qu'elle le veuille ou non. Le simple fait de pouvoir être près d'elle, de sentir son parfum, de pouvoir poser tes pupilles sur sa personne te fait un bien fou même si le fait de la voir en compagnie d'un autre te rend aussi fou. Tu l'aimes et si parfois tu as pu songer à renoncer à tout ça prétextant que c'est mieux pour elle, pensant qu'elle serait plus heureuse et moins en danger dans les bras d'un autre, la vérité c'est que - malgré le fait que ça fasse de toi un putain d'égoïste - tu crèverais à l'idée de la perdre pour de bon, la voir donner à un autre ce que tu aimerais avoir rien que pour toi. Tu l'aimes, t'es dingue d'elle et y a qu'à voir ce regard que tu poses sur elle, même si les mots ne sont pas les plus romantiques, les plus tendres, même si le sourire se veut sarcastique elle comprendra qu'il y a derrière cela de la jalousie et un besoin de mettre fin à cette vision d'horreur.

Les yeux se plissent face à ses mots, le sourire s'agrandit gardant néanmoins cette touche de sarcasme qui va de paire avec ta réponse. < Un mec dans mon genre ? C'est quoi, un mec comme moi ? > Un pas en avant, tu te rapproches délicatement d'elle, tes yeux la fixent sans ciller, tu ne te dégonfles pas alors que tu sens ces deux paires d'yeux posées sur vous. Combien de temps avant que le type ou la brunette débarquent ? Combien de temps avant que le jeu prenne fin ? Qui de vous deux cédera le premier ? Résisteras-tu à cette invitation de lui prouver que tu es sans doute le mieux placé pour l'emmener loin ? Si loin qu'elle en redemandera encore, si loin qu'elle aura la sensation qu'il n'y aura rien de plus intense sur cette planète que la puissance d'un orgasme en se trouvant dans les bras de la personne qu'on aime. Tu n'es pas prétentieux, parfois tu perds confiance en toi, tu te vexes, tu penses au pire, tu cogites toujours trop mais pas ce soir et si tu la laisses filer entre tes doigts un autre la récupérera volontiers pour ton plus grand désarroi. < Un mec qui creuse, qui ne se fie pas aux apparences, qui apprend à te connaître, qui écoute tes envies, tes besoins,qui prend soin de toi, capable de tout pour toi ? > Tu lances un rapide regard au-dessus de ton épaule, il s'impatiente, mains sur les hanches il observe les sourcils froncés. Tu lances un nouveau regard mais cette fois-ci de l'autre côté, du côté de la demoiselle aux cheveux bruns, elle aussi commence à s'impatienter, elle regarde l'autre type comme pour croiser son regard et qu'il lui explique, qu'il l'aide à comprendre ce que vous faites là, tous les deux. Toi, s'extirpant de son emprise et prétextant revenir, elle, bloquée en ta présence qui ne revient pas vers celui qui attend simplement de poursuivre cette danse ou de repartir en parfaite compagnie ce soir. Puis tes yeux se reportent sur la blonde, ta blonde, tu la contournes légèrement, te postes dans son dos tes mains venant se poser sur ses hanches avec une certaine finesse et tu l'attires contre ton torse, ton nez rapidement caressé par cette chevelure blonde avant qu'il ne caresse lui-même l'oreille de la belle. < Un mec qui ne pense qu'à toi, ton plaisir, qui ne rêve que de pouvoir retoucher ton corps, te faire l'amour jusqu'au lever du jour ? > Les doigts s'imprègnent un peu plus de ses courbes, ton torse se colle un peu plus à son dos tandis que tu te laisses emporter par son parfum qui a fini par disparaître de tes draps, de tes tee-shirts, de ton appartement et les lèvres s'échouent sur son épaule, là, sur ce tatouage floral qui la recouvre. < Un mec qui t'aime ? > Et le cœur se soulève juste en le disant, juste en mettant des mots sur ces sentiments qui ne sont plus un secret pour toi depuis assez longtemps maintenant mais des sentiments qui n'ont jamais été ouvertement révélés à la principale concernée, sujet principal de tout ces tourments.

@Orphea Adams tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Jeu 10 Sep - 14:24
C'était troublant qu'à chaque fois qu'elle tentait d'échapper à elle-même, c'était pour Ash qu'elle sombrait, lui qu'elle avait trouvé au détour d'une ruelle, les prunelles crevant de peine, à la recherche d'un remède. Sans même le savoir, en pensant choisir la cocaïne Orphea, c'était de lui qu'elle s'était rendu addict, Ash, la voix de son exutoire, de son espoir, du secret noir de leur histoire. Damnée, piégée dans son attirance pour son monde de suie, elle s'était révélée plus vraie, plus en vie dans le creux de ses iris, son magnifique sourire qui l'avait tenu dans ses plus belles insomnies. Elle mentirait si elle disait qu'elle ne rêvait pas de ses lèvres, de son être qui était maintenant beaucoup trop proche d'elle. Ash, s'il savait l'effet qu'il lui faisait, s'il pouvait entendre les à-coups de son cœur qui l'appelaient au secours, l'homme à la malédiction beaucoup trop sucrée pour ne pas y goûter, et Orphea, elle avait croqué dans son fruit défendu, dans son amour obscur.

Ash, dans le fond, il savait qu'elle se fuyait, qu'elle s'abandonnait à l'autre homme tout ça faute de mieux, faute de pas l'avoir lui, dans son étreinte affectueuse. Parce qu'il avait raison. Il avait réussi là où l'échec avait régné, lui, la clef de son identité qu'il avait percé, lui son souffle qui la faisait craquer alors qu'il lui murmurait toute la vérité. Orphea, elle se noyait dans ses opales, le laissant lui décrire tout ce qu'elle pensait de lui, jusqu'à ce qu'il ne vienne dans son dos, son corps se laissant bercer par la chaleur du sien, les deux autres inconnus de toisant à l'autre bout, incapables de comprendre ce lien, ce fil passionnelle qui entourait leurs âmes à chaque fois qu'ils s'effondraient de plaisir dans leurs étreinte charnelles. Orphea, de là où il était, c'était comme si elle pouvait sentir la pulpe de ses lèvres sur sa porcelaine, des milliers de frissons la parcourant alors qu'elle sentait des soubresauts dans son palpitant. Celui-ci s'arrêta le temps de quelques secondes sous l'effet de son baiser sur son épaule, sous l'effet de ses mots qui faisaient défaut à sa raison, réveillant sa pulsion, son prénom qui semait sa destruction trop loin dans ses songes. Il l'aimait. Le temps, la vie, la mort, n'existait plus. Il y avait plus qu'eux, y'avait plus que l'émotion qui s'arrachait de la réalité en suspension. Et Orphea, dans son élan, elle se retourna, là, contre son torse, au milieu du monde qui semblait tourner au ralenti, au rythme de la mort dont elle voulait se soustraire avec son homme.

- Dis-le moi... Je veux l'entendre en entier, pour de vrai...

Les doigts qui pressaient doucement son pectoral, là où son myocarde vibrait, Orphea, les iris scintillantes d'émotions, elle cherchait à récupérer des bouts de rêve dans ses prunelles, le cœur pendant à ses lèvres.

- J'ai jamais voulu que toi... J'ai jamais attendu que toi...

Son souffle caressait ses lippes, et Orphea, elle entendait plus rires, ni les conversations insipides d'autrui.

- Je creve sans toi... Reviens-moi... Au moins pour ce soir...

Parce qu'elle n'était sûre de rien, sûrement pas de leur destin, elle avait juste peur qu'il ne parte pour de bon, qu'il ne la donne en pâture à ses démons, lui son soleil au milieu des nuages sombres.

- Dis-moi le bébé... Qu'on est liés...

À quelques centimètres de ses lèvres, Orphea, elle sentait son cœur exploser, déversant le doux poison de l'amour dans ses veines.

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(#) Mar 15 Sep - 11:46
A cœur ouvert, les mots sortent, s'enchaînent sans que tu ne puisses ou même ne veuilles les retenir. Là, tout près du danger représenté par l'homme se tenant à quelques pas de vous qui, malgré le peu de chance qu'il peut avoir d'en arriver là où tu en es aujourd'hui, la place bien ancrée, signée à ton nom, marquée par ta présence même, pourrait malgré tout faire un pas de trop dans le monde de la sulfureuse Adams bercée par l'alcool. Jamais tu ne laisserais cette vision de la femme que tu aimes repartir au bras d'un autre homme que toi, jamais tu ne laisserais un homme poser ses mains sur son corps, mettre à nu ces courbes que tu ne pourras jamais te lasser de contempler et de vouloir en être le seul possesseur. Jamais tu ne pourrais t'abandonner dans les bras d'une autre femme, là, quand tout près de toi celle pour qui le cœur ne cessait de battre à tout va, celle pour qui les pensées étaient capturées, apparaissait dans ton champ de vision. En soit, qu'elle soit là ou non tu sais que son nom est comme marqué au fer rouge sur ta peau, son nom coule dans tes veines, pulse ton myocarde quand ce n'est pas ta tête qui te rappelle qu'elle fait parti de toi, parti de ta vie et que tu pourrais presque vivre rien que pour ça. Orphea, celle dont on se noie dans ce regard azur pourtant troublé par l'alcool ingurgité, éclairé par les néons lumineux de la soirée continuant de se dérouler autour de vous, la vie continuant de défiler quand la vôtre semble s'être soudainement stoppé.

Les yeux plongent si profondément dans les siens, tu la fixes, le corps statique, seuls tes doigts s'enfoncent un peu plus encore contre ses hanches la maintenant contre toi, si près de toi que tu sens son souffle parfumé des saveurs de l'alcool contre ton visage. Le cœur ne cesse d'être bousculé par toutes ces phrases, ces mots résonnant en boucle dans ta tête, déclarations qui ne font qu'accentuer cette volonté de vouloir retrouver ce que vous aviez, cette chose si forte, unique, que rien ni personne ne pourrait briser qu'importe la complication et l'état actuel de votre relation. D'une main tu viens saisir celle posée sur ton torse, là tout près de ce cœur qui ne bat que pour elle ce soir, virevoltant au rythme de votre échange et tu veux qu'elle le sente, tu veux qu'elle puisse s'imprégner de ce cœur qui bat, cœur qui ne ment pas, cœur pouvant sans doute être plus significatif que des mots lâchés comme ça, de la bouche d'un homme qui n'a pas toujours su agir de la meilleure des façons, de la bouche d'un homme qui n'a jamais été le plus doué pour les relations. < C'est toi ou rien Orphea. > Même si les pensées ont pu divaguer, même si les mots n'ont pas su la retenir la première fois, aujourd'hui, après avoir redécouvert cette sensation de mourir à petit feu loin de la demoiselle, tu sais plus que jamais que tu ne veux qu'elle dans ta vie car à elle seule, elle comble tout. < J'veux que tu te rappelles de ce soir là, sur le toit, de ces mots, cet échange, combien c'était bon d'être ensemble... > Là, si haut, ensemble, là où vous vous éleviez à la vue de tous, là où vous laissiez le monde découvrir comme vous êtes beaux ensemble. Le front se pose sur le sien, les yeux se ferment, tu te sens de nouveau bien quand elle est là si près de toi. < J'veux que tu te souviennes de toutes ces nuits passées ensemble, à dormir l'un contre l'autre après avoir lié nos âmes, mes yeux ne pouvant décrocher des tiens...> Quand sa place se dessine à tes côtés, dans ton quotidien, quand ton monde ne tourne qu'autour d'elle et que tu appréhendes le lever du soleil marquant la séparation à venir. Bientôt ton nez vient rencontrer le sien, le frôlant, jouant avec alors que tu t'abandonnes dans ces souvenirs qui semblent si loin et si proches à la fois. < J'ai jamais été aussi bien dans ma vie, jamais été aussi heureux et tout ça, je te le dois. Laisse-moi t'apporter plus encore, laisse-moi te montrer à quel point tu comptes pour moi. Ce soir, demain soir, et les autres qui suivent encore car ce ne sera jamais suffisant. > Une chance, une dernière chance, c'est tout ce que tu demandes quand tes lèvres s'abandonnent contre les siennes après avoir résisté trop longuement.

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(#) Jeu 17 Sep - 21:21
Il s'était inséminé dans sa vie avec cette violence qui se mêlait à une douceur inouïe, lui qui avait fait explosé un à un tous ses mécanismes défensifs pour les abolir afin qu'elle ne puisse plus le fuir. Parce qu'Orphea, elle avait craint depuis le départ de tomber dans ses bras, de sombrer dans son regard qui la happait dans un espoir qu'elle n'était pas censée voir. Orphea, elle avait senti son coeur palpiter comme jamais, elle, poupée glacée qui s'était vue renaître, Ash qui lui avait balancé ses sentiments brûlants pour qu'il ne gagne ses veines. Et finalement, elle s'était regardée s'éteindre dans sa plus belle lubie lorsqu'il avait déserté sa vie, laissant le fantôme de leurs étreintes la hanter dans son quotidien incertain. Est-ce qu'il sentait, alors que son souffle effleurait son être, qu'elle peinait à ne pas succomber à ses lèvres ? Est-ce qu'il entendait les soubresauts de son impatience sur sa peau ? Personne ne pouvait comprendre ce qui la piégeait dans son attirance. Y'avait qu'eux finalement, au milieu de cette foule qui vivait quand eux, prisonnier du temps, ils s'emmêlaient dans leurs pans. Le regard inscrit dans le sien, Orphea elle soufflait plus fort, elle n'attendait rien si ce n'était qu'il ne s'ouvre enfin, qu'il ne lui dise tout ce qu'elle lisait dans ses iris alors qu'elle rêvait des gravures de ses lèvres sur porcelaine lisse. Y'avait pas d'après Ash, elle l'avait compris à ses dépends, lui qu'elle avait cherché avec urgence dans les ténèbres, quand l'alcool animait sa conscience, incapable de faire autrement. Elle le laissa s'exprimer, ses doigts roulant sur son myocarde quand le sien ne faisait que de l'appeler, Orphea, buvant ses paroles alors qu'elle se rapprochait de son corps, instinctivement, intuitivement, Ash qui représentait son naufrage et son rivage, tanguant dans son regard tandis que ses mots caressaient son âme. Le visage dansant tout près du sien, elle lui succomba dans un baiser d'abord doux, puis il gagna en fièvre lorsque son manque explosa contre ses lèvres, ses mains encadrant ses joues pour le rapprocher encore et encore de sa bouche.

- Ash...


Qu'elle souffla, à bout de souffle, les lèvres rougies par l'échange sulfureux de leur langue qui s'étaient rencontrées dans la passion de leur danse.

- J'peux pas renoncer à toi... J'y arrive pas... C'est trop dur...


Alors que leurs prétendants s'étaient finalement éclipsés en comprenant qu'ils avaient manqué leur coup ce soir, Orphea, elle en profitait pour rattraper le temps perdu avec Ash, le seul homme qui perçait ses failles.

- Je comprends... Je te comprends... T'as jamais voulu que me protéger. Et je l'ai compris parce que j'ai fait pareil pour toi.


Elle redressa ses saphirs pour plonger dans ses prunelles, ses dents venant doucement fendre sa propre lèvre.

- Je t'aime... Je sais pas faire sans toi... Je te veux. Comme c'est pas permis.

Elle sourit légèrement, gênée soudainement d'avoir déballé ses sentiments alors que ce n'était absolument pas dans sa nature.

- Je m'en fou de savoir qu'on est pas faits pour être ensemble. Je m'en fou de savoir que mon père s'y oppose. Je m'en fou. J'veux juste te choisir toi. Toi, encore une fois.


Choisis-moi Ash, aime-moi et possède-moi jusqu'à ce que nos deux mondes ne s'écrasent et qu'à la fin, ils ne restent que nous au-dessus de ce beau massacre. Parce qu'à la fin, ce sera toujours que toi et moi.


@Ashton Grayson tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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(#) Lun 21 Sep - 21:57
Explosion interne quand là, contre les siennes, tes lèvres s'abandonnent dans un baiser empli de douceur, douceur propre à ces sentiments de protection et de tendresse que tu pouvais avoir à l'égard de l'avocate même quand les nerfs avaient pu être mis à l'épreuve quelques minutes plus tôt face à ce type un peu trop à l'aise à ton goût. Tu ne pensais plus à ses mains d'homme sur ses hanches féminines, ces mêmes hanches se balançant contre lui pour mieux l'envoûter et faire grimper la température. Tu ne pensais plus à rien si ce n'est au manque que tu avais pu ressentir depuis cette fois où, totalement ravagée par les aveux que tu avais été contraint de lui faire, elle avait décidé de mettre fin à cette relation, te lançant ces mots qui avaient émiettés le cœur déjà bien amoché juste à l'idée de savoir que votre histoire est compliquée, que vous avez encore bien des obstacles à surmonter avant de pouvoir vous épanouir pleinement, avant de pouvoir vous aimer sans que plus rien ne vienne faire barrière à votre amour car il ne s'agissait que de ça. De l'amour inévitablement. Ce même amour, mélangé à ce besoin de lui montrer qu'il n'y aura pas meilleur échange que vos lippes se retrouvant après avoir été trop longuement séparées, tu laissais ta langue danser contre la sienne pour se séparer d'elle uniquement lorsque besoin de respirer se fait ressentir et ça dure suffisamment longtemps pour que tu te sentes revivre, le cœur tambourinant toujours à l'idée de possiblement avoir retrouvé ton amour.

Les yeux pétillent lorsque vos lèvres se séparent, ton sourire trahissant la satisfaction que tu as d'avoir pu renouer le temps d'un instant avec la vie, celle que tu peines à ressentir quand tu te trouves si loin d'elle. C'est plus fort que tout, ce sentiment d'exister, même l'adrénaline n'aurait jamais pensé avoir une telle concurrence et pourtant, il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d'une femme. Une femme qui ne semble prête à renoncer, s'accrochant même quand la raison lui crie sans doute de lâcher prise, abandonner, avancer sans ne plus se retourner. Une femme qui témoigne de sa faiblesse, incapable de suivre cette voie empruntée précédemment, elle qui semblait si décidée. Une femme avec une volonté plus forte que le reste et des sentiments bien plus forts que ce qu'on pourrait sans doute imaginer. Même a travers le regard embué par l'alcool tu le ressens cet amour, appuyant sur ses mots qui te laissent sans voix. Elle t'aime. Elle t'aime malgré tout ce qu'elle sait, malgré tout ce qui l'entoure, malgré toutes les failles, les obstacles, malgré tout ce que tu es. Les mirettes ne cessent de la fixer alors que tu ne bouges pas, statique face à ces déclarations toujours plus surprenantes, toujours plus inattendues venant de ce petit bout de femme qui, un an auparavant n'était même pas prête à assumer une quelconque attirance, te fuyant comme pour ne pas succomber au fruit défendu. Aujourd'hui elle croquait dedans à pleines dents, s'ouvrant par la même occasion comme jamais elle ne l'avait fait. L'alcool devait sans doute lui donner des ailes ou le courage de plonger dedans une bonne fois pour toute. Qu'attendais-tu pour en faire autant ? «  J'aurai jamais pu te laisser filer, j'aurai jamais pu passer à côté de nous, t'imagines pas comme tu comptes pour moi Orphea, je veux vivre que pour être auprès de toi.  » Parce que sans toi, Orphea, la vie n'a aucun sens, elle perd de sa saveur, tout est si fade, si maussade, à quoi bon la vivre si tu n'es pas là pour la vivre avec moi ? «  Je suis tellement dingue de toi.  » Ce n'est pas la première fois qu'elle l'entend, que tu le dis, que tu le penses, y a comme un goût de déjà vu, des mois plus tôt, dans sa salle de bain alors qu'elle soigne tes blessures avant de panser tes maux de ses lèvres sur les tiennes, son corps contre le tien mais quelque chose à changé, aujourd'hui ça n'a jamais eut autant de sens, ça n'a jamais été aussi réel. Tes doigts viennent saisir les siens, se resserrant autour alors que ta tête se secoue comme pour se remettre de ces coups qu'elle te distribue à se dévoiler, parler à cœur ouvert, tu peines à croire que ce soit bien réel mais ce qui te frappe, surtout, c'est que pour la première fois tu sembles te rattacher à quelque chose, tu oses espérer malgré le risque que ça comporte, faisant valser tes principes pour ses beaux yeux. T'es en train de te projeter, imaginer un putain d'avenir alors que tout est incertain, bancal, fragile, que tout peut s'écrouler du jour au lendemain mais t'as envie de t'y attacher, t'as envie de porter cela, l'élever, comme tu fais tout pour tirer vers le haut cette femme en face de toi. Qu'importe les risques, parce que c'est elle, ça en vaudra toujours la peine.

@Orphea Adams tell me when you hear my heart stop, you're the only one who knows (ash)  3751872206
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