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mon bloc note
the end
La grande pomme ne dort jamais. Alors que tous pensaient que le calme reviendrait sur la ville et que les gens se préparent au festival à venir, c'est une série vols qui font progressivement la une des journaux locaux. Nul n'a encore réussi a appréhender les auteurs de ces délits ou définir leurs cibles de prédilection. Faites bien attention à vous.
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(#) Lun 6 Juil - 20:27

The truth is rarely pure

and never simple


Quelle idée de t’avoir donné rendez-vous ici pour qu’on règle nos comptes. Surtout parce que je ne sais pas du tout comment tout ça va se dérouler. En fait, tu as tout su ce que tu devais savoir, par quelqu’un d’autre que moi. C’est ça qui me cause le plus de souci en fait, c’est que je ne sais pas comment je réagirai en ta présence. Si je prétends ne plus rien ressentir pour toi, que tu es plus une gêne, un parasite dans ma vie désormais et que j’ai hâte qu’on ait cette discussion pour aller de l’avant, la réalité en est tout autre.
Dans tous les cas, il me la faut cette discussion, je ne sais pas où tout ça nous mènera. Je ne sais pas si une parole dite vexera l’un de nous deux et que ça vienne aux poings, aux paroles que je pourrais sans aucun doute regretter avec du recul. Quoi qu’il en soit, il ne me restait plus qu’à attendre ton arrivée, n’en revenant toujours pas que tu sois de retour à New-York. J’ai tellement de questions à te poser concernant ces dernières années, mais je sais que je n’y ai pas droit. Je sais que j’ai perdu tous les droits le jour où tu m’as quitté.
Et me voilà aujourd’hui, sous une voiture, portant un débardeur blanc tâché de cambouis, tout comme mes mains, je t’attends. Je suis à la fois excité, tout comme je redoute ce moment. À chaque bruit venant de la porte du garage, je tourne la tête avec précipitation, dans l’espoir de te voir arriver. Te revoir après ces sept longues années. J’espère qu’une seule chose en cette si belle soirée de juillet, c’est que tu ne me pose pas de lapin. Surtout que ton Fergus, façon dont tu m’as surnommé lors de notre échange par SMS n’arrête pas de me tourner sans cesse dans la tête. Il faut me comprendre, c’était pour toi ton petit surnom doux que tu me donnais lors de nos moments les plus intimes.



@Joshua Kennedy heaart heaart heaart
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(#) Mar 7 Juil - 19:19

THE TRUTH IS RARELY PURE
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Rien ne me prépare à ce moment, absolument rien. La boule au ventre, sur un vélo que l'on m'a prêté, je me rends te voir, nerveux. Ce bref échange que nous avons eu, j'aurai aimé ne pas l'avoir, pas comme ça. Ce fut le retour des prises de têtes, de cette colère naissante, de cette rancoeur, tout ce que je déteste voir s'activer en moi, et tu y arrives avec une telle élégance qu'elle peut presque me charmer. Plusieurs émotions se mixent au breuvage et je finis pompette de cet alcool douteux. Celui des doutes qui m'assaillent, des sentiments qui se réveillent et des écorchures passées. Rien ne me prépare à te voir maintenant, et pourtant, je m'en viens.

Sept années. Sept putain d'années où je t'ai fui ainsi que ma famille. Sept années où je suis resté sur ce ressenti de trahison. Sept années où je voulais t'annoncer ce que je refusais pour toi et auquel j'ai finalement cédé. Sept années où j'ai gardé autre chose que je ne voulais, que je ne pouvais te dire. Sept années où j'ai ravalé mes sanglots et mes secrets et où j'ai appris à vivre avec. Et eux, baignés en moi, ont fusionné de tristesse, résultant une colère bien plus grave que celle qui pouvait m'habiter. Je suis devenu pire que je ne l'étais, un individu à moitié passionné et à moitié dévoré de l'intérieur. Une lumière pour les autres, une ombre pour moi-même. Il y a tellement de choses que je veux te demander, mais je n'ai pas le droit. Pas après t'avoir quitté, pas après être parti. Et pourtant, je sais que je ne vais pas pouvoir m'en empêcher. Il nous faut cette paix même si c'est bien plus que je veux. Alors j'arrive à l'adresse et descend de mon vélo, le pose de côté sans me poser bien des questions. La nervosité prend le dessus et je me concentre sur ma respiration. Respire, Josh, je t'en prie, respire, calme-toi... Je sais, je sais, c'est dur mais il faut le faire, pour toi, pour lui, pour vous deux, et pour tout le reste. Ne l'enlace pas, évite les contacts. Résiste. Une énième expiration et tu avances, pas à pas, mordant une de tes joues de l'intérieur. Lorsqu'une silhouette sous une voiture se dessine, une qui bouge, je te reconnais. Je sais que c'est toi. Je le vois dans le regard que je discerne. Fergus veut quitter mes lèvres, mais je ravale ces dernières. Un instant de panique me saisit et j'y fait face. Ce n'est rien, rien du tout, c'est normal, Josh. Je continue alors d'avancer, la mine grave. Il me semble impossible de décrocher un sourire, de me détendre normalement. Et je ne veux pas te sauter à la gorge, pas tout de suite du moins. Corey... Salut. Simple, court, efficace. J'attends de pouvoir te discerner entièrement tant nous avons changé. Mon corps est plus façonné, je fais beaucoup moins frêle jeunot. Mon débardeur met en avant ces bras qui ont travaillé, cette peau qui a pris le soleil. J'en oublie même ce qui est affiché à la vue de tous. Ce mot si tendre que je te réserverais. M'en rappellerai-je à temps avant que tu ne le vois ?
(c) ekolta
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(#) Mar 7 Juil - 20:56

The truth is rarely pure

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Pourquoi c’est aussi difficile d'attendre de savoir si tu vas venir ou pas? Parce que tu l’aimes encore connard… Mais non, je ne l’aime plus, c’est seulement qu’il y a trop de non-dit entre nous. Une fois qu’on se sera dit tout ce que nous avons sur le cœur, tout rentrera dans l’ordre. Peut-être qu’après ça je pourrai de nouveau aimer? Quoi qu’il en soit, je n’arrive tout simplement pas à imaginer comment cette entrevue, si je peux l’appeler ainsi, risque de se dérouler. Je crois que le plus stressant, voire écœurant sera d’apercevoir tout le d’égout que tu me portes, sur ton visage. Parce que oui, tu me l’as dit à trois reprises… Tu me hais. J’ai bien essayé de te rendre la pareille, te faire croire que tu n’étais plus rien pour moi également, mais je ne sais pas si j’ai réussi.

Quoi qu’il en soit, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui est cette soirée que j’attends depuis sept ans. Je n’étais même pas certain de la vivre un jour cette soirée et encore moins alors que j’étais en train de me battre avec le système d’échappement. J’étais sur le point de tout faire voler en éclats alors que j’ai entendu mon prénom, ainsi qu’un salut. Toutefois, en étant concentré sur ma besogne, j’ai sursauté et ma tête a cogné contre une pièce de métal. « Bordel! » Sortant de sous la voiture, me frottant le front je manque mon mordre la langue lorsque mes yeux croisent finalement les tiens. Ce moment me procure une décharge électrique dans tout mon corps et même si je ne veux pas réellement l’admettre, tout ce que j’ai pu dire concernant mes sentiments sont en réalité erronés. Eh merde !
Tout en parcourant ton corps de haut en bas, mes yeux risquent figés sur ce tatouage que tu avais fait en partie pour me représenter. Est-ce qui se pourrait que… non il te hait, il te l’a dit. Mais il m’a appelé Fergus et ce tattoo… Ta gueule bordel. c’est impossible. Avalant ma salive, les lèvres pincées, je te fais finalement un signe de tête, tout en prononçant : « Salut! » Tout aussi simple que toi.
Que ce moment peut être malaisant. On pourrait croire que je ne sais quoi dire et c’est peut-être le cas en vérité, sachant que tu as tout appris à mes dépens lors de notre échange par SMS.
Me donnant une gifle mentale, je finis par me racler la gorge et soupire. « Je t’offre quelque chose à boire? » Tout en me déplaçant vers le réfrigérateur j’ajoute : « Coca, bière, bouteille d’eau? » Autant se montrer courtois, c'est la moindre des choses.
Si je pouvais garder la tête dans le frigidaire, je le ferais. Il m’arrive rarement d’être mal à l’aise, sauf qu’en ce moment, je ne peux faire autrement.
« Si on en finissait? Dis-moi tout ce que tu as sur le coeur! » Même si moi je prendrais tout mon temps pour que cette rencontre dure le plus longtemps possible, afin de ne pas te perdre de vu par la suite, ma tête me dit que ce n’est pas possible de souffrir autant face à toi et qu’il faut absolument que j’y mette un terme, avant que ça n’aille trop loin.
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(#) Mer 8 Juil - 1:07

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Un bruit sec se fait entendre et je t'entends te cogner, salement. Une grimace se rajoute sur mon visage crispé et, pendant un instant, j'ai mal pour toi. Une part de moi veut te rejoindre, m'assurer que tout va bien mais mes jambes me commandent de ne pas bouger. Cela m'est impossible. J'entrouvre la bouche comme pour parler, et je ne fais que déglutir. La tension en moi est enivrante, pas contaminante. Tu te relèves, la mine agacée et tu constates les dégâts de cet bleu. Puis nos yeux se croisent. Mon corps, déjà figé, est parcouru par un éclair, quelque chose qui vient de l'intérieur, quelque chose qui ne trompe pas. Je me sens faillir. Contiens-toi, putain, ce n'est qu'un fantôme du passé, ce n'est pas celui que tu aimes... Non, ce n'est pas celui que tu as aimé. Tu ne peux plus l'aimer, tu ne peux pas l'aimer. Pourtant, je ne peux que dévisager ta silhouette qui semble être passé par certaines épreuves, ce corps gonflé par l'effort, par la fonte, par la sueur. Tu ne sembles plus être aussi doux, aussi mou, comme moi, qui ne suis pas une tempête d'énergie, de passion. J'ai l'air plus tempéré comme tu as l'air plus dur. Nous avons inversé la tendance. Et pourtant, deux flammes brûlent en nous, un élément que seul le temps aurait pu éteindre, que seul la vie aurait pu écarté et pourtant, même si elles semblent faibles, elles résistent, contre les vagues de la douleur, de l'absence et du manque. Elles persistent et nous aussi, à se retrouver là, sept ans après le drame. Sept ans après mes drames. Un pas puis l'autre, je te suis simplement, avec nonchalance. Il m'est difficile d'être soit énervé, soit enjoué. Je ne suis que nerfs à l'heure actuelle. Il t'offre quelque chose, cela sonne comme un piège. Il veut que tu t'attardes, c'est certain. Sans trop d'hésitation, je tente un faible sourire en coin. Une bière, vas-y réponds-je d'une voix basse, presque douce. Je ne viens pas pour la guerre, mais ta prochaine remarque lance le ton de suite et appelle aux armes. Un soupir agacé s'échappe de mon être alors que mes yeux roulent sans que je ne puisse le contrôler. Tu peux m'agacer si vite, quel magicien. En deux secondes, tu fais montée la sauce et je pourrai t'arracher ta peau pour m'en faire un manteau. Du coup, c'est la bière ou les reproches avant ? Je suis pas sur là lâche-je avec une pointe de sarcasme. Il a vraiment envie d'en finir, comme toi, vous êtes deux idiots accrochés à des illusions, deux animaux imprégnés de l'odeur l'un de l'autre. J'expire une nouvelle fois, baissant la tête pour me remettre les idées en place. Il faut que ça se passe bien, ce serait une excellente chose. Alors, on commence par quoi ? Tout en demandant, je redresse la tête et m'appuis contre une poutre, quasi en face lui. Le baiser ? Mon départ ? Ces sept années où j'étais déconnecté ? Le fait que tu as... Couché avec Hope ? Cette dernière partie, j'ai du l'arracher de ma bouche. Et ça fait mal, comme retirer sa dent soi-même. Tu n'as aucune idée de la violence que je me fais, de la souffrance que j'essaie de ne pas remuer. Pour toi, pour nous, pour qu'on puisse être meilleur, vivre meilleur. Et tu fais chier car la seule chose que je veux vraiment est de te sentir contre moi, t'avoir dans mes bras et ne plus quitter ces derniers. Cette même envie est partagée avec sa soeur, celle qui me crie de t'arracher les yeux et de te les faire manger à la petite cuillère. Cette part de moi qui a si mal n'arrive pas à trouver la paix et se complait dans son propre malheur. Je veux la libérer, il me faut la libérer.
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(#) Mer 8 Juil - 15:54

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Tu es là… Tu es là à quelques mètres de moi et tout ce que j’ai trouvé à te dire c’est est-ce qu’on s’y met ? Non mais c’est sérieux tout ça . Ça sonne comme si je voulais me débarrasser de toi, comme si tu n’étais qu’une putain de corvée à faire le plus rapidement possible et ne plus en parler par la suite. Je n’ai pas envie de te repousser comme je le ferais avec de la mauvaise herbe. Oh non, crois-moi que c’est tout le contraire. Te voir devant moi attise beaucoup plus que de la haine. Chose que je ne t’ai jamais accordée d’ailleurs. Ce n’était pas de la haine que je te portais, mais comme disent en SMS une profonde incompréhension et une bonne onze d’irritation d’être parti sans jamais me donner de nouvelles.
Sauf que tout cela est du passé n’est-ce pas? Désormais que tu es de retour à New-York, nous pouvons peut-être bien, pas se retrouver où nous nous sommes quitté, mais reprendre peu à peu vers une base de l’amitié? complètement insensé mon pauvre, tu crèves d’envie de le prendre dans tes bras, ça te fera trop souffrir, encore plus que maintenant si tu gardes contact et tu le sais
Évidemment j’ai toujours eu l’art de gâcher les moments en une fraction de seconde. Aujourd’hui, ça ne sera pas différent. Je me suis montré courtois pour tout de suite tout gâcher la seconde qui a suivi. Je me retourne vers toi, suite à ton sarcasme et soupire. garde ton calme Corey, ne t’aventure pas encore plus dans un terrain glissant « C’est vrai… Désolé. Tu l’as veut ta bière?! » Que je te demande finalement avec un semblant de sourire, qui ressemble beaucoup plus à une grimace, plaqué sur le visage. Mais mon regard bifurque encore vers ce tatouage, ces cinq petites lettres écrites près de ton épaule. Je vais vraiment finir par te poser une question à ce propos, tu dois bien t'en douter, non.
Puis soudain, ma lèvre inférieure se coince entre mes dents réalisant que nous étions rendus au point du non-retour. Ce moment tant redouté et attendu à la fois. Ce moment où je ne sais en aucun cas comment je réussirai à me contenir après ces sept longues années. « Par le commencement, je suppose? » C’est-à-dire le baiser, mais quoi dire de plus là-dessus. Tu sais certainement déjà tout, ça ne serait plus surprenant que Hope décidé de tout te raconter.
Je m’approche de toi pour t’offrir la bière et te fais signe de me suivre où se trouve une table de pique-nique où nous allons être plus à l’aise.
Fermant les yeux quelques secondes pour reprendre contenance, je soupire et m’assieds sur le dessus de la table. « Déjà j’vais me répéter, mais je ne t’ai jamais trompé, je n’aurais jamais pu faire ça. » Non je t’aimais beaucoup trop pour commettre un geste aussi horrible que ça. « Je ne savais même pas qu’elle allait m’embrasser en fait. Mais je sais que ça avait rapport avec son frère. Elle voulait l’embêter… Et elle croyait que c’était lui qui arrivait. » Mais c’était toi et tu connais la suite, tu nous as surpris et bla bla bla. Je t’ai perdu cette journée-là et mon coeur en saigne encore.
Au moins, je ne te dirai pas que je t’ai remplacé par des parties de jambes en l’air à toute heure du jour ou de la nuit. Pour combler le vide, le trou béant que tu as faits dans ma poitrine.
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(#) Mer 8 Juil - 18:40

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Ton attitude contredit déjà nos derniers échanges. Que s'est-il passé ? Le choc de me voir te fait perdre les pédales ? Le calme s'impose à moi malgré tout, il est hors de question de s'emporter déjà, pour si peu, même si j'ai déjà envie de te secouer violemment. Tu m'inspires tellement de violence et bien plus. Des choses auxquelles je ne veux pas penser, là, maintenant. Ce n'est pas le moment, ça ne doit plus être le moment. Et toi qui veut garder contact, et entendre parler des personnes qui t'embrassent, que tu touches, avec qui tu couches. Cela me dégoûte rien que d'y penser, et je pourrai égorger toutes ces personnes juste pour te désirer. Juste pour te vouloir. Mais je ne peux pas, ce serait injustice et ironique de ma part. Moi, celui qui a fui, moi, celui qui n'a pas écouté. Je n'étais pas prêt alors que j'aurai du. Là, je te vois te retourner, ne pas réagir. Un mot, un simple désolé et tu m'apaises. Un simple mot et tu calmes cette flamme que tu venais de réveiller quelques secondes plus tôt. Je te hais. Je te hais de me faire t'aimer autant. Que je le réalise totalement ou non, la vérité n'est jamais caché bien loin de nous. Je soupire à mon tour, reprenant une voix basse. C'est rien... Oui, je veux bien, s'il-te-plaît réponds-je. Tes yeux, je les vois, ils s'arrêtent sur moi. Ce tatouage sur ma peau me brûle comme s'il savait que c'est ce que tu regardes. Je me sens frémir, un peu honteux. Pourquoi ne l'as-tu simplement pas retirer ? Cela aurait été plus simple pour montrer que vous devez passer à autre chose. Ou la question qui devrait se poser est : veux-tu passer à autre chose ?

Tu t'approches de moi, décidé mais presque serein, me tend cette bière que je saisis en faisant attention sans perdre trop de temps, à ne pas provoquer un contact qui saurait réveiller bien des choses en moi. La proximité qui s'installe accélère mon coeur, et je peux te voir de plus près. Si beau, si désirable, et pourtant, une bouille que je veux tarter avec grande joie. Sans m'opposer, je te suis, m'installe à cette table à l'abris des regards, à l'abris des bruits. Juste toi et moi. Tes mots s'échappent après un énième soupir. C'est difficile pour nous deux, autant pour toi que pour moi mais nous devons y arriver. Pour nous, pour l'avenir. J'entends tout ce que tu me dis, mes yeux sur tes jambes. Il m'est difficile encore de te regarder directement, surtout avec pareille discussion. J'entends... Hope m'en a touché quelques mots, comme tu le sais avoue-je en écarquillant les yeux, imprégné par une certaine irritabilité qui cesse aussitôt que la phrase se termine. Je relève les yeux. J'essaie Corey, j'espère que tu vois que j'essaie de tout mon coeur. J'ai... Compris. Ce n'est pas de ta faute. Je ne sais même pas comment t'expliquer ce que j'ai ressenti, la douleur, le sentiment de trahison en voyant ça, c'était si fort, ça m'a donné mal à la tête, j'ai... J'ai paniqué. J'ai voulu m'enfuir et comme un con, c'est ce que j'ai fait. Hors de question que je te parle des larmes que j'ai versé des mois durant, des nausées les semaines ayant suivi qui ont torturé mes intestins, des pertes d'équilibre tant je peinais à passer trop de temps dehors, avec du monde. Je me rends compte que clairement, c'est moi qui ai merdé, et... Je suis désolé. Cela m'arrache la gorge tant j'ai honte. Honte de t'avoir fait ça, honte d'avoir réagi de la sorte mais ça s'est passé ainsi, je ne pouvais faire autrement. J'étais si impulsif, si incroyablement émotionnel à l'époque. Beaucoup trop pour nous deux. Et au final, je ne pouvais qu'être celui qui mettrait un terme à notre amour, ce que j'ai fait. Et je t'ai blâmé des années durant alors que la faute me revient. Elle est mienne.

Je me pince les lèvres, et je sens mes yeux briller. Hors de question de pleurer, pas là, pas maintenant, jamais. C'est une option impossible. Déglutissant comme je peux, m'arrêtant à nouveau sur tes jambes, je continue. Et... Puis j'ai compris que vous avez sauté le pas. Elle m'a dit que c'était rien, que c'était pour elle, bla bla bla. En parler est douloureux, et je sens ma gorge se nouer, ma mâchoire se serrer. L'idée qu'elle ait pu te toucher de la sorte me dégoûte. C'est aussi simple que ça. Je sais pas quoi penser de ça. C'était il y a un mois, j'ai rien à dire dessus, j'ai aucun droit. J'essaie d'être rationnel, d'être droit mais je veux te laver entièrement, te faire renaître. Tu me dégoûtes autant que tu m'attires. Combien de personnes as-tu possédé dans l'espoir que leur odeur cache la mienne ? Et cela a-t-il réussi ? Tu as du pas mal te donner en sept ans, comme ça a pu être mon cas donc... Tu veux rajouter quelque chose sur ça ? Mes yeux se plantent dans les tiens, finalement, et je reste immobile. Juste ce regard, tu m'apaises soudainement. J'ai tant envie de te faire confiance mais je l'ai brisé, pour nous deux. Et nous avons encore d'autres choses à discuter. Le temps qui s'est écoulé, ce que tu ressens, ce que je ressens, cette alliance aussi, autour de ton cou. Mes yeux descendent jusqu'à elle. Je la vois, elle brille, elle m'appelle. Et je sens une douce tristesse s'emparer de moi. C'est ça que j'ai niqué. Nous aurions pu être si heureux si je n'avais pas été le pire amant. Et le pire dans tout cela est que je te blâme. Pas pour le baiser, pas pour le reste, mais pour me faire ressentir ce que tu me fais ressentir. C'est criminel, c'est au delà des lois, au delà de tout droit. C'est aussi vivant que la mort et aussi mortel que la vie.
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(#) Jeu 9 Juil - 2:25

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Lorsque tu prononces le prénom d'Hope, mes yeux s’assombrissent et je secoue la tête pour de multiples raisons. Je suis encore en colère qu’elle t’ait raconté tout ça, parce qu’au final je passe pour le crétin de service, celui qui te cachait des choses, celui qui te mentait et elle, la bonne samaritaine qui a été honnête. Mais aussi que je n’ai plus le droit de lui parler, de la calculer suite à sa période dramaqueen d’hier. Je suis en train de tout perdre autour de moi, jusqu’à ma dignité face à toi, c’est tout dire.
Mais j’essaye de tenir bon, surtout lorsque tu m’annonces enfin me croire. Tu me crois que j’ai été fidèle envers toi. Cela sonne comme une petite victoire pour moi. C’était la première fois que je désirais par-dessus tout et voilà que tu me donnes confirmation. Était-ce toutefois nécessaire d’en ajouter? Déjà que je suis dans tous mes états de te retrouver face à moi, tu me parles de ce que tu as ressenti en me voyant les lèvres collées à celle de ma meilleure amie. « Comment faire autrement après? » Je hausse les épaules, prends une bonne gorgée de ma bière avant de continuer. « Tu vois la personne que t’aime en train d’embrasser quelqu’un que tu trouves beaucoup trop proche. » Je n’ose peut-être pas le dire de vive voix, mais moi aussi, j’aurais certainement réagi de la même façon, voire peut-être même plus impulsivement.
Posant de nouveau mes yeux sur ton beau visage, je manque m’étrangler lorsque je vois la culpabilité dans tes yeux. Je ne sais pas exactement à quoi tu penses, mais je sais que tu t’en veux, je peux le voir sur ton visage.
Je ne m’attendais pas à ce que la suite soit encore plus difficile à gérer, voyant que tu as de la difficulté à gérer tes émotions. Je fais comme si de rien était, que je ne vois pas que les larmes menacent de franchir la barrière de tes yeux, mais je ne peux malheureusement m’empêcher de déglutir. Je n’ai jamais aimé te voir triste et aujourd’hui ça me pogne au coeur. Oui, ça me fend le coeur de voir que tu as tant de peine de savoir que j’ai pu coucher avec Hope.
À ce moment précis, je me fais violence pour ne pas venir te prendre dans mes bras. Te prouver une fois de plus qu’elle n’est rien d’autre pour moi qu’une amie. Amie à qui je ne peux plus parler, mais ceci est le sujet d’une autre histoire. « Pour moi t’as tous les droits. » Dis-je en baissant les yeux vers le sol. Ces quelques mots ont été dits dans un murmure… Je ne suis même pas certain que tu as pu les entendre, mais je suis honteux d’avoir cédé à cette pulsion. Si j’avais su que tu allais revenir à New York. Si j’avais su que ça te ferait aussi mal, jamais je n’aurais couché avec elle. Cependant, ressasser tout ça ne sert à rien, je ne peux pas revenir en arrière.
Et mon coeur commence à tambouriner comme un déchaîné dans ma cage thoracique. Le simple fait de savoir que tu as couché avec d'innombrables personnes en sept ans, me donne envie de vomir. Si tu regardes dans mes yeux, tu peux voir tout le dégoût, la haine, et plusieurs autres adjectifs péjoratifs du genre fusionner ensemble. « Si tu voulais me faire mal, bravo t’as réussi. Tu t’es bien vengé. Cool les représailles. » Mes mots n’étaient en rien aigris, simplement prononcés avec une immense tristesse.
Puis ce moment à la fois gênant et captivant s’invite entre nous. Un moment comme celui-ci je n’en ai plus vécu depuis au moins sept ans. J’ai toujours cette impression où je suis nu devant toi. Tu sais lire en moi comme dans un livre ouvert.
Je regarde à mon tour l’endroit où tes yeux se posent et malgré moi un petit sourire de nostalgie se place sur mes douces lèvres. « Tu la veux? » Oui je parle bien de cet anneau et non je n’attends aucune réponse de ta part. En fait en prononçant cette question, j’étais déjà en train de la détacher de mon cou. « Elle t’était destinée de toute façon. Elle est à toi. » C’est à mon tour de te regarder droit dans les yeux, me pinçant les lèvres pour ne pas commettre quelque chose d’irréparable. Je me lève soudainement et avale cul sec le reste de la bouteille de bière avant de me diriger vers le réfrigérateur pour m’en servir une deuxième. « J’ai besoin d’être loin de toi quelques minutes… Parce que c’est trop dangereux. J’ai trop envie de t’embrasser, là toute suite. » Et de te prendre sur cette table, mais ça je le garde pour moi.
Reprenant doucement contenance, je me retourne de nouveau vers toi, ma deuxième bière à la main et t’offre un tout petit sourire. « Et tu es allé où? À Los Angeles comme prévu? » dis-je pour changer de sujet. Tu ne peux pas me reprocher d’être franc. Je dis des mots qui ne devraient pas être dits, mais au moins je te dis que la vérité. « Et tu ressens quoi là maintenant? Je te fais peur? T’as envie de me tabasser de coups? Vas-y si ça peut te défouler. » Tant que tu ne touches pas à mes bijoux de famille avec ton genou, je serai capable de le supporter.
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(#) Jeu 9 Juil - 3:17

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Tu me comprends. Là, de suite, maintenant, toi et moi, on se comprend. Enfin. Je t'accorde le rétablissement de la vérité et tu avoues comprendre ma réaction. Mes yeux s'ouvrent à nouveau, roulent à moitié dans leurs orbites. Ouep... lâche-je dans un soupir, J'avais le sentiment que tu me quitterais pour une nana et Hope était typiquement le stéréotype de celle qui confirme les doutes. Alors que non, c'est faux. J'avais tort comme jamais. Et là, je le sais. Je veux dire, t'as été ma première relation sentimentale, sexuelle et sérieuse, les 3 S. Et mine de rien, j'avais peur, parfois... J'étais sans doute trop jeune. Trop inexpérimenté, trop impulsif pour être confiant en soi. Je n'étais qu'un gosse en colère qui avait trouvé en toi la paix, l'harmonie et le plaisir. Là, je me contiens, mon visage résiste à craquer. C'est si bête, je me sens si bête. Et tes yeux qui me scrutent, et je ferme brièvement les yeux. Il a le pouvoir, lui laisse pas, s'il-te-plaît, il pourrait te bouffer et laisser ta carcasse aux vautours alentour. Méfie-toi, il ferait de ton âme son dessert.

Tes yeux sur le sol, une honte que je sens, quelques mots qui viennent titiller mes oreilles et qui me font douter. Je ne sais pas quoi ramasser de cet instant alors je reste sage. Es-tu mal à cause de ce qu'il se passe ? Sens-tu comme moi cette culpabilité ? Nous nous faisons du mal sans même le vouloir, peut-être sommes-nous condamnés à ça. Puis, je lis dans ton regard cette noirceur, le sang affluer dans tes veines. Et tes mots me sonnent comme une cloche. Entends-je bien ce que j'entends ? Pas de malveillance dedans, un simple chagrin. T'ai-je blessé ? Toi aussi tu as mal ? Elles et eux ne sont que des inconnus, pour la plupart, ces personnes ne sont en rien cette meilleure amie avec qui tu partages encore ta vie, celle avec qui tu as partagé le lit. Corey, je cherche pas à te faire du mal là... Je suis juste factuel, non ? J'ai envie de savoir mais j'ai pas envie de poser la question non plus, ça pourrait me faire vriller, mais on doit pas se voiler la face... En sept ans, on est pas resté chaste. Des mains, des lèvres, des sexes contre toi, l'idée me répugne au plus haut point. Ce démon en moi se réjouit à l'idée de poignarder à mort toutes ces ordures qui ont succombé à tes charmes. Celles qui t'ont charmé méritent une torture plus violente. Tant d'idées noires qui viennent violer mon esprit avant de le quitter aussitôt. Toute cette tension me rend progressivement dingue, et je me perds doucement. D'un geste brusque, je saisis la bière et la descend de plus de moitié. Je sais que ça va monter, vite et violemment mais je suis prêt à me donner davantage de courage pour affronter la suite de notre échange.

Ta question m'électrifie. Non, tu ne la veux pas, tu veux qu'il te la mette au doigt, un jour dans le passé, un jour dans le futur, le sais-tu au moins ce que tu veux ? Bêtement, je lève la main, légèrement ébahi, et prend la chaîne avec cet anneau autour. Je ne peux m'empêcher de le détailler et la seule pensée qui m'obsède est de savoir si elle me va. Pourquoi ai-je tant envie de l'enfiler comme tu sembles avoir tout autant envie de m'enfiler. T'es pas obligé, je... Merci..? réponds-je avec une confusion partielle. Posée dans ma main, je la sers fortement, quitte à m'en marquer la paume avant de la déposer sur la table. La tentation est trop grande, entre elle et moi mais aussi toi et moi. Tes lèvres trahissent cette tension montante et ta fuite me sort de cette bulle que je n'avais même pas remarqué. M'embrasser ? Ces quelques mots me font raidir la totalité de mon corps, et l'alcool se disperse soudainement dans tout mes membres. Tu ne peux pas me dire ça, tu n'as pas le droit. Tu fais bien, je sais pas... T'es tentant et on peut pas. On peut juste pas. On doit rester pragmatique, il le faut, il le faut, putain. Je prends une profonde inspiration et finis cette fichue bière. Elle m'agace tout comme toi, et j'ai une envie étrange de te la lancer en pleine gueule. J'ai envie que tu t'énerves, j'ai envie qu'on se lâche.

Une question semblant si aléatoire sort de ta bouche. Est-ce vraiment ça que tu veux savoir ? Oui, non, ne se prononce pas ? C'est ça te dis-je du tac au tac, me reprenant également en main, L'école était cool, j'ai vécu une autre vie mais New York me manquait trop, je préfère ici. C'est clair, net, précis, dis sèchement car la question me monte vite et je n'ai nullement envie de m'attarder dessus. C'est sans importance. Et là, tu lances l'essence sur le sol. Tu veux du feu, n'est-pas ? C'est cela que tu veux. Je ressens que tu poses des questions où la réponse t'importe peu... Tu veux vraiment savoir si je suis bien allé à Los Angeles ? Oui, seul, comme un con, mal et désespéré avec des gosses de riches avec un quotient émotionnel aussi bas que celui d'un écureuil. L'alcool continue de monter, et moi de même en ressentant le besoin de me relever. Me voilà debout, aussi. Les nerfs me prennent un peu, je ne sais pas pourquoi. Surement la frustration, l'incompréhension, le mélange des émotions. J'ai juste envie d'en finir avec toutes ces conneries. Non, tu me fais pas peur, pas dans le sens auquel tu penses. Par contre, oui, j'avais peur que tu sois totalement différent du mec que j'ai connu. Et tu sais quoi ? Ben, oui et non. Je vois encore ce Corey et l'autre, j'essaie de le comprendre là, maintenant. Je fais un premier pas en avant, un petit air de défi dans les yeux. Et lui, il a pas des choses à dire ? T'es pas en colère de me voir comme ça ? Tu étais énervé par messages quand tu as su que j'étai revenu et là, non ? C'est toi qui devrais avoir envie de me frapper, là. C'est moi qui suis parti, c'est moi qui ai fait le mort, c'est moi qui suis revenu sans rien dire. Me dis pas que t'as pas envie de me tuer, là ? Ou t'as vraiment juste envie de m'embrasser comme si j'étais encore ton mec, ta drogue, ton Ken ? Celui qui a grandi aussi, celui que tu aimais et que tu n'aimes qu'en souvenirs, je le sais. Je secoue la tête, énervé contre moi, énervé contre nous. Putain, que nous sommes deux cons. Tu veux savoir ce que je ressens, là, maintenant ? Je suis gavé par ça. Car on se rend compte que ce qu'il s'est passé était putain de con et ça s'est fini comme de la merde. Qu'on se retrouve comme deux chiens errants et que même encore là, l'idée même de savoir que tu as pu toucher quelqu'un d'autre me donne envie de vomir. Comme si tu m'avais trompé alors que merde, c'est con, je t'ai quitté. Moi, l'idiot. Et pourtant, je t'en veux car personne ne devait te toucher, personne, et c'est toxique, et c'est malsain, et le pire est que je m'en fous. Là, je m'emporte, je le sens, je le sais et ce n'est pas juste un peu d'alcool bu et monté trop vite. Les émotions, l'impulsivité ont raison de moi, là. Les nerfs passent brièvement et je me sens juste faible. J'ai craqué, putain. J'ai merdé. Malgré le temps et la distance, ça change rien, t'es toujours là, quelque part... finis-je par dire d'une voix bien plus basse, avec cette intonation comme si j'abandonnais. Et je reste là, à fixer ce sol, comme un couillon de première. La dernière place est pour moi, j'ai perdu la course contre moi-même.
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(#) Ven 10 Juil - 20:39

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Je te regarde ébahi par ton commentaire. Je n’arrive même pas à croire, ne serait-ce une seule seconde ce que tu es en train de me dire. Ce que je suis en train d’entendre de mes propres oreilles. C’est sérieux tout ça? Ce n’est pas une blague de mauvais goût? Tu croyais vraiment que j’allais un jour ou l’autre te quitter pour une femme? « Dax… C’est toi que j’avais choisi, pourquoi je serais aller voir ailleurs? J’étais mort de trouille d’aimer un mec, c’est vrai, mais c’est toi que je voulais. » Ça m’avait pris un certain temps avant de me l’avouer cette attirance, mais tout ça a sonné comme une évidence, tu étais ce mec qu’il me fallait. Tu étais celui que je cherchais.
Dans un autre sens, c’est complètement normal que de me rendre compte que tu es allé voir ailleurs suite à notre séparation, puisse me faire mal. Évidemment, je ne t’en veux pas, tu avais tous les droits, nous n’étions plus ensemble, mais tout de même. Avoir l’impression que tu m’as oublié si rapidement n’est pas une partie de plaisir. « Je ne dirais pas que c’est de ta faute, mais depuis ta disparition un certain terrain de chasse nommé New York s’est ouvert devant moi et je ne me suis pas empêché de quoi que ce soit... » Bon, j’avoue que je traitais beaucoup plus les femmes comme des catins et des vides-couilles qu’autre chose. Puisque j’avais l’impression que c’était à cause d’elles que nous n’étions plus ensemble, à cause d’elles que tu ne m’aimais plus et que tu en étais même disparu. Cependant, avec ton retour en ville, on pourrait jurer que j’ai moins envie de batifoler. « Mais j’en ai plus envie... Plus autant du moins. »
Au point où j’ai presque envie de te faire miens de nouveau, de te la donner cette chaîne qui aborde fièrement cet anneau depuis plusieurs années. Je te l’offre, par pour que tu la glisses à ton doigt, mais bien parce qu’elle t’appartient. Tu peux en faire ce dont tu désires, quitte à la vendre. Ça pourrait me permettre de conclure que tu n’en as vraiment plus rien à faire de moi. Néanmoins, ce détail je ne suis pas capable de l’accepter, de le croire. Premièrement parce que tu as encore ce putain de tatouage sur le bras gauche et aussi la façon dont tu me regardes. J’ai vraiment envie de t’embrasser, je te le dis, m’enfuyant et tu sembles d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas une bonne idée. Mais j’en crève d’envie, bordel. J’essaye de passer à un autre sujet te parlant de l’école, de ce que tu as fait ces dernières années, sans grands résultats puisque même si tu m’as répondu, tu as deviné que je n’en avais rien à faire de la réponse. Tu as deviné qu’en fait, ce n’était qu’une tactique pour ne pas penser à tes lèvres, à tes mains sur mon corps, à ma bouche sur ton épaule où est écrit « amour ».
Au moment où tu fais un bas vers moi, je fais un pas vers derrière, c’est difficile bien difficile de te résister, alors ne me cherche pas, pensais-je silencieusement. Beaucoup moins par contre lorsque tu montres le ton et que ta tirade commence. Je ne suis pas fâché contre toi, je ne suis pas en colère non. Mais je pourrais rapidement le devenir si tu continues à employer ce ton. « Ferme ta gueule » que je dise une première fois. « Tu n’as rien à dire sur mes faits et gestes comme je n’ai rien à dire sur les tiennes. C’est toi-même qui l’as annoncé plus tôt. » Pas exactement dans ces mots-là, mais moi je les ai pris de cette façon. Parce que c’est bien la réalité, non? Et tu continues dans tes plaintes, je te regarde et mon visage se détend. Tu arrives à chasser toute animosité que je peux ressentir du revers de la main. Et ton murmure me fait craquer, je ne peux plus résister. En trois enjambés me voilà devant toi, alors que je te prends dans mes bras. Je ne t’embrasse pas, non, je ne fais que te serrer fort contre moi comme si c’était possible de faire en sorte que ces sept dernières années n’eussent pas existé. « Je sens l’huile mais tu t’en moque, okay? Je ne te lâcherai pas pour autant. » Je te serre toujours plus fort dans mes bras. Nous avons toujours été si différents. Tu es plus enclin de dire ce que tu ressens, alors que je suis plus tactile.
Au bout de quelques secondes, j’agrippe ton visage entre mes mains et te force presque à me regarder droit dans les yeux. Nos visages sont à quelques centimètres l’un de l’autre, mais je ne t’embrasse pas pour autant. Ce que je fais en revanche est mieux qu’un baiser, selon moi. Je continue à te regarder de nombreuses secondes sans émettre le moindre son. J’essaye seulement d’imprégner ton être jusqu’à ce que je finisse par te dire, d’une voix confiante : « De mon côté.. T’es tout pardonné »
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(#) Sam 11 Juil - 3:18

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Ta surprise ne m'étonne qu'à moitié. Comment en arriver là ? Comment ai-je pu te cacher ça ? C'était si simple, si beau, nous deux. Et pourtant, j'avais si peur au fond. Si peur de ne pas être assez, peur de ne pas pouvoir tout te donner. Nous avons tous nos failles, la mienne était cette confiance, un manque cruel que je cachais derrière des couches de rebellion. Une confiance que j'ai acquise au fur et à mesure. Je sais, c'est con, tout était tellement nouveau, mais je me rends bien compte, avec le recul, que tu n'allais pas le faire. Il n'y a rien de plus à ajouter, c'est ainsi, et c'est fini. Parler ensuite des lits que tu as visité, des possibilités que tu as exploré me serre le coeur mais je prends sur moi, je n'ai pas le choix. Tu étais dans ton droit et tu l'es toujours. Je ne peux que soupirer, compréhensif. Sauf sur cette dernière phrase, elle me fait tiquer. Le reste, je ne peux te répondre mais là dessus, je peux rétorquer, ou essayer tout au plus. Tu n'es plus d'humeur ou..? bien est-ce ma présence qui fait virevolter ta libido dans tous les sens. Cette douceur dans mes mots, cette question si innocente sortant de ma bouche et ma curiosité qui m'effraie, encore et toujours.

Le ton est donné, on ne peut plus reculer. Tu le sens que je ne peux plus me contenir, que j'ai compris que je ne suis pas venu pour des futilités. Il faut que ça sorte mais pas tout. Si je te dis tout, tu prendrais ce pouvoir et t'en servirais à ta guise. Tu ferais de moi un pantin que je mériterai d'être pour t'avoir fait souffrir, moi, la bête qui a saboté ce que nous avions de plus beau. Moi le monstre qui s'est perdu dans son égo. Tes mots me touchent et m'énervent, et tu as raison, je n'ai rien à dire, toi non plus, c'est comme ça. Que puis-je rajouter d'autre ? Je l'ai dit plus tôt comme tu me le fais remarquer et je ne peux que fermer ma gueule. Pourtant dieu seul sait à quel point je rêverai voir ta tête si tu me voyais avec quelqu'un, voir si tu n'auras vraiment rien à redire, si tu ne réagiras pas. L'idée me quitte cependant aussitôt tant elle m'est insoutenable. Car voir dans tes yeux une parcelle de toi se briser encore pourrait m'être fatale. Car je préfèrerai payer pour mes crimes que de te faire mal, pour si peu de surcroît.

On se calme, moi surtout. Je suis à bout à la fin de mon discours, fatigué par ce bazar émotionnel qui m'incombe. Ton ombre se rapproche, tes bruits de pas aussi et tes bras m'entourent soudainement. Mon souffle se coupe, et je déglutis péniblement. Après le choc vient l'incompréhension, vite balayée par la sensation si agréable de te sentir contre moi. Putain ce que ça m'a manqué. J'hume ton odeur sur ton torse, l'huile qui m'engraisse et me font luire. Tout ça, je m'en fiche complètement, juste toi et moi. Mes bras viennent à leur tour t'entourer et d'une petite voix presque enfantine, je te réponds un ça m'est égal avant de poser ma tête contre ton épaule. Tu es si chaud, si doux, si reposant. Il n'y a rien que tu puisses faire qui m'est indifférent car tout chez toi m'émeut, en bien ou en mal. Puis tes mains sur mon visage, la proximité de nos visage et mon coeur s'arrête. Qu'est-ce que tu fous ? Tu veux nous tuer ? Mon coeur se stoppe, ma respiration se bloque, je peux crever sur le moment. Juste tes yeux dans les miens, nos pupilles qui se présentent et ces quelques secondes de silence me rapproche progressivement de l'asphyxie.

Et ces mots. Ces foutus mots. Mes mirettes s'étincellent, ma bouche tremblote et je ne peux retenir cette larme de perler, coulant sur ma joue devant toi. Que je peux avoir honte de craquer, dans ce silence absolu. Que j'ai honte de te laisser entrevoir ta puissance. Je ne peux juste pas, car en quelques syllabes, tu viens de libérer un poids immense. Et ma tête s'empale sur ton torse, l'humidité de mon faciès absorbé par le tissu recouvrant tes formes. Les sanglots se font sentir, doucement. Il n'y a qu'à tendre l'oreille pour les entendre. Mes bras te serrent davantage, je ne peux te remercier, je ne sais pas comment. Je tourne doucement mon visage pour respirer, reprendre mon souffle. Putain que c'est trop fort pour moi. Et de mes lèvres distraites sortent la seule chose que je peux dire. Merci... Toi aussi, tu l'es. Je ne sais pas de quoi je dois te pardonner, mais je sens que dans cet instant, tu as besoin de l'entendre, besoin de lâcher cette culpabilité que tu as revêtu alors qu'elle n'est pas tienne. Maintenant, j'en prends l'entière responsabilité, elle est mienne, elle n'est pas à toi, elle m'appartient, merde. Ma pulsion diminue et je me calque sur ta respiration pour me bercer. Un enfant, un doux enfant entre tes bras. Je redresse la tête, juste un peu, juste pour te voir, regarder dans tes yeux. J'ai envie de me damner pour toi, là, tout de suite et t'accorder ce câlin éternel. Car je sais, quand tes bras me quitteront, je dirai au revoir, je reprendrai mon cadeau et je rentrerai chez moi, usé par les mots, usé par l'effort, usé par ce coeur. Plus je te regarde, plus j'y vois cette étincelle. Est-elle un mirage ? Est-ce une illusion ? Ou l'émotion me met en phase avec la tienne. Quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne, nous serons toujours inscris dans les étoiles que nous pouvons tenter de voir si, juste en levant la tête, nos visages se dirigent vers le ciel. Sous ce ciel, sous cette lune, nous sommes deux corps perdus dans l'espace, deux âmes en une dans le temps.
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