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(#) Dim 4 Aoû - 14:33
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra
Aux enfers, toujours le diable et moi
 
Souffle qui s'échappe. Souffle qui se rattrape. Puis se rappelle à nouveau. Vient bruire là entre mes os. Anime le délavé dansant autour des points de jais, seules lueurs vivantes à mes orbes. Je me complais dans le gris. Tout est terne, mal éclairé. Et mon âme progressivement s'absente des jours pour adopter les lueurs crépusculaires. Je ne dors plus vraiment, je me laisse portée entre deux eaux. Tantôt soumise au vide, tantôt suffoquée par mes démons. Y'a pas vraiment de répit. Juste l'absence qui crève les murs misérables. Juste les drogues qui viennent engourdir les membres et le tortueux de ma tête. Je m'assomme de travail quand je ne m'occupe pas à me détruire. Pour amasser un or dont je ne ferai rien. Il sera toujours insuffisant à votre monde. Tout juste de quoi assouvir ma faim. Mais j'ai plus faim de rien si ce n'est de vengeance et il paraît que c'est parée de glace qu'elle se déguste. Mes ivoires sont prêtes. De mes canines dévoilées au vide, je dois avoir l'air singulière. Un peu folle. C'est peut-être de ce côté que j'amorce la bascule. Je suis tellement détruite que je prête plus guère attention à mes stigmates. Ma peau porcelaine juvénile, elle se pare de couleurs drôles tu sais. De nuances verdâtres là sur la tempe, d'un nuage bleuté sous l'orbite droit et d'une fleur rougeâtre à l'angle de la mâchoire, des points encore présents sur mon arcade. C'est plus grand chose comparé au reste de ma peau. Mais le pire dans tout ça, c'est que ça fait même pas crever le mal qui me hante. Je crois que y'a qu'une seule façon qu'il le fasse, c'est tout simplement que je crève avec. Mais j'aurais pas de repos tant que je les aurai pas vengé eux. Je suis pas obligée. Pas destinée à prendre ce chemin. Mais la putain de vérité c'est que y'en a pas. Y'a aucun de putain de sens à tout ça, ni même une ombre de logique. J'expire la fumée de mon joint , je rends le gris au gris. Allez tous vous faire foutre. L'autre main sur mon ventre, je calcule le temps que je vais me mettre à me déverrouiller aujourd'hui. Elle est tenace Arabella dans le genre salope qui t'épargne pas. Mais c'est sans compter sur la porte qui s'ouvre sans frapper. Je peux même pas gueuler cet endroit ne m'appartient pas. Comme le reste. Je suis Rien. Le délavé de mes prunelles se tournent vers l'ouverture quand je t'aperçois toi Aumaric. Je fais pas un geste de plus, mais tu peux voir le sourire sur mes lèvres. T'as dû finir pour t'inquiéter. Quand même. « Salut toi. » que je lance de ma voix douce en aspirant à nouveau le poison entre mes lèvres. « Azur c'est un étage en dessous. » Les sourcils se haussent et merde, j'avais oublié les traîtres sutures. Mais peu importe, la provocation est offerte. Sous ta colère peut-être. Que je me sentirai plus vivante.
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@Aumaric Roy Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra  2691757678
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(#) Dim 4 Aoû - 19:57
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra


J'me suis inquiété.

T'es qui ?

◊ ◊ ◊

Je sais, je n’ai pas assuré. Je t’ai pas oublié pourtant, tu trottais tranquillement dans un coin de ma tête. Je te jure, t’étais là, des fois je regardais un peu au loin, et je me disais que je devais passer, que je devais venir te voir. Et c’est le moment, j’ai pas le temps à perdre. J’ai pas écrit un message, j’ai pas voulu te prévenir de ma présence, pour ne pas éviter la fuite, ou que tu me balances des horreurs en pleine figure. Tu sais, j’ai pas oublié, tes lèvres sur les miennes, cet échange qui n’aurait pas dû avoir lieu, mais qui a été un chamboulement bien certain. Alors, ouais. J’ai préféré m’en aller, j’ai préféré te laisser tranquille. Parce que je ne me voyais pas rester, et j’avais besoin de temps, de comprendre, de me dire que c’était juste un baiser d’ado. Après tout, c’est ce que c’était, n’est-ce pas ? Je marche en direction de l’adresse que tu m’as donné il y a quelques temps, je t’ai proposé de venir dormir au Crépuscule, mais je sais que c’est une mauvaise idée, être entouré de putain, de clients, ouais, j’avais aucune envie qu’on te prenne pour ce que tu n’es pas. Les mains dans les poches, je soupire grandement en montant les marches, saluant quelques connaissances, avant de voir la porte qui me sépare de toi. Je n’hésite pas à l’ouvrir, d’un geste assuré, et dès lors c’est ta voix qui résonne. Durant quelques secondes, je ne te reconnais pas. Puis après, je me dis que c’est ta façon de faire ton deuil. Et je suis pas ton père, j’ai pas les armes pour te faire arrêter tes conneries. Ton visage amoché, que je vois lorsque mes pas s’avancent vers toi, je me braque. Quelqu’un t’a blessé, quelqu’un t’a fait du mal, et tu ne m’as pas appelé. J’empoigne ton bras, si fort que je compte y laisser des marques. Brutalement propulser contre le mur, je pose ma poigne libre à côté de ton visage, contre le mur. Mes pupilles dilatées, ma mâchoire crispée. « Je peux savoir c’quoi ton putain de problème !? » Je hurle, ouais, sans doute que je hurle, sans même l’entendre. En lâchant ton bras, je prends en otage ta mâchoire. Je serre, jusqu’à ta blesser, jusqu’à te faire mal. « Je vais pas me répéter. C’est.Quoi.Ton.Putain.De.Problème !? » Je suis furieux, je te jure, si tu serais dans le gang, je t’aurais directement cogner, mais je peux pas, je crois pas pouvoir lever la main sur toi. Même si mes démons me demandent de le faire. « T’as décidée de jouer la racaille !? Tu crois que c’est un jeu ou quoi !? C’qui le connard qui t’a blessé !? » Ma voix est toujours forte, on peut l’entendre au loin. Je relâche toute emprise de ton anatomie, passant nerveusement une main dans mes cheveux puis sur la carrure de ma mâchoire piquante. J’arrive même pas à te regarder. J’ose à peine détourner le regard en voyant le bordel de ta chambre. Ce putain de joint qui a giclé, que j’écrase du bout de ma basket. C’est pas cette merde le problème, c’est la merde marqué sur ton visage. J’sais pas à quoi tu joues, je sais pas qui tu es en cet instant.

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(#) Dim 4 Aoû - 22:28
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra
Aux enfers, toujours le diable et moi
 
Tu ne m'as jamais vu grandir. Tu me vois comme une enfant. Un peu trop sage. Trop innocente. Idiote. Tu comprends pas que j'ai tout perdu. Que j'ai plus rien à perdre ici. Même toi, je t'ai jamais eu. Et je t'aurais jamais. Les soupirs adolescents, ils sont morts et étouffés. Je peux pas réprimer un sourire sur mes lèvres quand ton bras m'empoigne. Ça fait mal, c'est douloureux, mais ça me fait un bien fou. Tu le savais sans doute pas Aumaric que je suis tordue, vraiment bancale. Je le découvre moi-même en réalité. Mes dents se serrent lorsque je sens tes phalanges venir prendre en étau ma mâchoire. Je remonte mon genou, je frappe fort là entre tes jambes alors que mes bras te poussent. Je fais pas le poids, c'est certain mais je t'ai sans doute surpris. « C'est quoi ton problème à toi Aumaric ? » Mon regard se lève sur le tien. Je ne sais pas à quoi tu joues. « Tu vas me frapper comme tu frappes tes putains. Et bien vas-y ! » Je te jure que j'en ai rien à foutre. Des jours que je souffre alors un peu moins ou un peu plus. D'ailleurs les jointures de mes mains sont encore ouvertes, les écorchures visibles. Je respire fort, j'avance vers toi puis je recule. On dirait tu sais, ces animaux, ces proies prises dans les phares. Mais j'ai bien trop de haine amassée là dans mon sternum. Ton pied écrase mon joint et mes sourcils se froncent. Je me marre pour de vrai cette fois. « Un jeu? » Putain mais merde. Je secoue la tête de gauche à droite. Ça a jamais été un jeu, c'est juste l'enfer. En version réalité augmentée. « J'apprends à me défendre. Y'a pas de connard qui m'a fait ça. Mais tu préfères que je reste à jouer les poupées éplorées ? Le petit oiseau fragile ? » T'aimerais juste que je reste à ma place, que je garde de l'innocence. Que tu puisses me protéger. Mais tu le sais Ric que y'a pas de place pour l'innocence dans notre monde. Qu'à ne pas grandir, je vais juste mourir , me faire laminer par le premier taré venu. « Ce sera génial quand un mec parviendra à me violer pour de vrai. Tu sais ce qu'on fait aux filles innocentes pas vrai ? » Y'a vraiment suffisamment de tordus pour bander à ma simple vue. C'est ça la réalité. L'humanité elle est malsaine. Elle a rien de beau. Elle est à gerber. « Ou alors je pourrai la monnayer pour me casser dans un joli monde comme dans les films. Tu penses pas ? J'suis sûre qu'on se ferait un paquet de fric au crépuscule. Une vierge à prendre. » Y'a plus rien de bleu dans mon regard, y'a plus d'innocence dans ma bouche. Que la rage du désespoir. « Putain c'est à toi de te réveiller Aumaric. » Tu pourras pas me protéger. Pas me mettre à l'abri. Pas dans notre monde.

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(#) Lun 5 Aoû - 21:15
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra


J'me suis inquiété.

T'es qui ?

◊ ◊ ◊

Quand ton coup t’échappe, je le reçois clairement et brutalement, à tel point que mon premier geste fut de reculer et de cogner mon dos contre l’un des lits. Je te fusille du regard, je te cherche, je cherche de quoi tu es capable, et si bien que je fus surpris, je fus également bien déçu de voir qu’au contraire, toi, tu n’hésitais pas à utiliser tes mains. J’en devenais furieux, j’en devenais dingue, mes orbites furent vite encerclées de vaisseaux sanguins. Tu me hurlais dessus, tu me disais des choses, putain, je ne pensais pas que tu serais capable de me cracher ce genre de paroles. Mais c’était bien toi, la fille dont je voulais protéger, dont une tendresse m’animait régulièrement lors de ta présence auprès de moi. Mais tu n’étais plus la même désormais. Je ne dis rien, je reste silencieux en posant simplement mon regard éteint sur ton faciès meurtri. Tu ne cesses de dire des choses, des choses qui n’ont aucun sens, des choses qui dans le fond, me blesse. Tu me vois comme un homme violent, et je le suis, et c’est ça le pire, tu vois en moi un monstre qui abat son malheur sur le corps des putains. Je secoue la tête de gauche à droite. Serrant la mâchoire. Serrant les poings. « Tu n’es clairement pas à la hauteur du Crépuscule. » Je plonge mes iris dans les tiens, et je maintiens ce contact, je ne flanche pas, j’avance mon corps contre le tien, je te prends en otage entre mon anatomie et le mur sale. « Personne, ne voudra jamais d’une vierge qui se prend pour une racaille simplement parce qu’elle est blessée. » Parce que si chaque personne blessée changeait, le monde ne serait fait que de personnes monstrueuses, tu ne penses pas ? Tu n’es pas à ta place, tu ne joues pas le bon rôle. « Tu es faible, parce que si tu voulais vraiment te défendre, devenir quelqu’un de dur, tu n’aurais aucune marque sur le visage, et tu ne serais pas sur ton lit en train de te lamenter. » Parce que je suis un monstre, souviens-toi. Je suis loin d’être un bon gars. Ma main m’échappe, elle entoure ta gorge, je quitte mon corps, mon esprit n’est plus ici, je me vois en dehors de moi, comme une machine, comme un robot. Je ne me contrôle plus. Je ne suis plus moi-même. « Je regrette d’être venu ici. Tu n’es pas en train de changer. T’es en train de pourrir de l’intérieur. Alors, je te souhaite la bienvenue dans la descende en enfer. » Tu verras, ça sera chouette. Je serre si fort que mes doigts deviennent blancs, et je me recule. Mais pas assez, pas assez pour ne plus sentir ton souffle percuter mes lèvres, et si violemment que mes mots, je m’empare de ton temps, que je tire sans l’ombre d’une hésitation, dévoilant ainsi, ton soutien-gorge. « Tu veux être une putain ? Comporte-toi comme elles. » Tu sais le plus flippant ? C’est que je parle d’une telle manière, si calme, si apaisant, alors qu’au fond de moi, c’est l’anarchie, une tempête qui me bouleverse. Mon visage inexpressif, mon regard aux lueurs malsaines. Tu dis avoir changer, alors montre-moi, fais-moi rencontrer la nouvelle Lyra.

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(#) Mar 6 Aoû - 22:22
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra
Aux enfers, toujours le diable et moi
 
Je ne sais pas depuis quand la rage nous déchire. Tu étais ce refuge autrefois. Hier encore. Les bras qui m'encerclaient contre la misère, ce berceau de promesses. Mais je n'ai plus l'innocence d'y croire. Je te sais sincère pourtant, je sais que tu donnerais ta vie pour la mienne. Et tu ignores sans doute que je donnerai la mienne pour toi Aumaric. Sans doute pour cette raison que je ne proteste pas quand le souffle s'échappe de ma gorge. Je suis paisible, je ne me défends pas, je viens juste cueillir ta violence. Cette violence, cette haine. Elle me ranime. Elle me brise. Mes phalanges viennent se poser là, fines lignes contre les parcelles plus viriles de ta colère. Elles n'appuient pas, elles se posent simplement alors que tes mots me condamnent à la ruine. Tu ne supportes pas la violence que je m'impose, c'est comme si voulais l'insuffler toi-même. Encore une fois avoir le contrôle sur ma personne. Mon regard est dur et pourtant une perle salée vient en adoucir les tumultes. Gamine effrontée mais trop fragile encore. Je suis faible. Les mots sont justes. Parfaitement adaptés à ma sentence. Ton emprise se relâche et machinalement ma gorge reprend ses droits. Je tousse pendant quelques secondes avant de porter de nouveau mon regard sur toi. Sur cette peau que tu dévoiles. « Je ne suis pas une putain. » C'est bien la seule chose que je veux pas être finalement. C'est bien pour ça que je m'impose cette lutte. Pour ne pas qu'on m'impose à le devenir. « Je veux plus être une proie. » Je veux plus avancer chaque nuit avec la peur au ventre. Je veux plus croire comme une enfant à une bonne étoile qui n'existe pas. « Mais tu regrettes d'être venu, alors laisse-moi. T'as bien mieux à faire que moi. » Ma paume se pose sur ton torse pour te reculer. Pour te rejeter mais j'en suis incapable. Un instant, mes doigts froissent ton col pour mieux relâcher ensuite et s'aplatir à nouveau. « Tu dois plus rien à personne Aumaric. » Mon vieux sera pas là pour te faire la morale et je viendrai pas te reprocher que tu lâches le fardeau que je représente. Je dois apprendre seule, même si tu n'approuves pas la manière. Parce que tu me l'as si bien dit. « On est toujours seul. »

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(#) Dim 11 Aoû - 0:00
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra


J'me suis inquiété.

T'es qui ?

◊ ◊ ◊

Tout à changer. Tu n’es plus celle dont je voulais préservée. Hors de cet univers, hors de cet enfer, je voulais garder un œil sur toi, m’assurer de garder cette innocence au fond de ton âme. Mais tu as perdu ton éclat, la noirceur t’a englouti si brutalement qu’elle n’a laissée qu’une trace de lumière aux creux de tes prunelles. Je te regarde, silencieusement, comme si je regardais un spectacle, je vois, je comprends, mais je ne commente pas, juste pour garder un souvenir. Juste pour garder le plus important. Ton visage, tes cheveux, tout de toi, qui me fait encore croire, qu’il y a de l’espoir. Puis doucement, mes paupières se ferment lorsque je sens ta paume rentrer en contact avec mon torse. Je me sens brûlant, désirant de ta personne, et je me souviens, du goût de tes lèvres, de ton souffle contre ma bouche. Je me souviens de ton odeur qui se faufilait doucement sous mes narines. Et tout disparaît. Ta dernière phrase me coupe le souffle, parce qu’elle vient de moi, elle vient du gars enfermé. Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Que je te dise que nous ne sommes pas seuls ? Regarde-moi, regarde-toi. Regarde autour, les gens meurent seuls. Et c’est la triste réalité. Je serre la mâchoire, quand je réalise que tu me prends à mon propre jeu. Je m’approche de ta silhouette féminine, je te coince contre ce mur froid et contre ma cage thoracique. « Tu n’as jamais été seule, quand tu étais avec moi. » Même lorsque nous étions loin l’un de l’autre. Je gardais un œil sur toi, et ce n’était même plus une obligation de ton père, c’était juste parce que, je te voulais en sécurité. Mais ça, ça, je n’arrive même pas à le dire à haute voix. Ma poigne droite se glisse sous la courbe de ta mâchoire, je t’oblige à pencher la tête sur le côté, pour simplement et tendrement, nouer nos lèvres ensemble. Me demande pas pourquoi, ni comment. J’agis comme un idiot. Mais je le fais. Je t’embrasse, embarquant tes jambes au-dessus du sol pour que tu t’empares de ma taille. Je cogne mon bassin contre le tien, et lentement, se baiser tendre, ce transforme dans un baiser sauvage, où ma langue vient à la recherche de la tienne. S’il faut que tu changes, je veux pouvoir garder ce souvenir au creux de ma tête, enregistrant cette douceur, que tu perdras petit à petit, jusqu’à n’avoir rien d’autre que la noirceur au fond de tes yeux.


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(#) Dim 8 Sep - 19:36
Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra
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M'infliger les poisons, c'est le seul remède que j'ai trouvé à ma peine. Qui voudrait d'une réalité pareille sérieusement ? Qui voudrait être conscient de sa solitude à ce point ? Ma mère était belle, d'un prestige sans nom, d'un monde de riches. Elle a renonce à tout par amour. Elle a quitté son monde pour rejoindre celui de mon père. Et tout ça pour quoi, dis-moi ? C'est ça la triste vérité. Il n'y a juste aucune logique à ce putain de monde. Alors moi je nourris mon gosier de chimères. Elles me font oublier la misère même si ça ne dure qu'un instant. Même si finalement, c'est bien moins puissant que de me retrouver là entre tes bras. Un rictus anime mes lèvres juvéniles. J'étais pas seule avec toi, non. Tu étais tout Aumaric. Le Nord, le sud, la boussole même. Mais... « Tu ne seras pas toujours là. » Et c'est normal. Tu as ta vie, bien mieux à faire que de te préoccuper d'une gamine comme moi. Je ne dis rien lorsque ta main s'applique à mon angle, je laisse simplement le délavé se faire une place dans tes mers agitées. Mes épaules se raidissent puis se libèrent dans un souffle lorsque tes lèvres s'apposent aux miennes. Je n'y réponds pas timidement non, pas comme ce soir là sous les étoiles. Cette fois la drogue aide à m'imposer, à me frayer ce chemin volontaire entre tes machoires pour mieux te posséder. Ce baiser il n'a rien de vraiment tendre finalement, il est violent empressé. Un peu comme ton bassin qui percute violemment le mien. Mon dos échouant au mur. Je laisse mes phalanges remonter le tissu de ton haut, jusqu'à le faire voler au dessus de ta tête. Je me retrouve accrochée à toi, coincée contre ce mur et mon regard se lève à nouveau vers toi. Y'a plus grand chose de timide en moi, si bien que mes paumes s'appliquent au tissu qui me reste, que je jette ce tee-shirt désormais en lambeaux et que j'enlève mon soutient gorge dans cette même foulée. J'ai jamais fait ça devant personne et j'ai cette impression étrange d'être vulnérable mais puissante. D'ailleurs ma gorge se relève doucement et mes lèvres murmurent. « Touche-moi. » ça n'a rien d'une supplication, c'est bien un ordre. Que je ne veux donner à personne avant toi.

(c) AMIANTE

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Je vais bien ne t'en fais pas † Aumyra
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