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(#) Sam 28 Sep - 0:21
Cordes et bar [Megara]
Arthur De Villiers avait un rituel bien établi lorsqu’il se rendait « là-bas ». A vingt-heure, il se rendait à une rue spécifique de Manhattan brillait pour un calme olympien – et presque inquiétant – mais qui abritait une discrète entrée d’un immeuble résidentiel extrêmement bien gardé, tantôt par un système de sécurité dernier cri, tantôt par un gardien très attentif. A vingt-heure quinze, il a fini l’administration avec ce dernier, c’est-à-dire le tenir informé de l’arrivée d’une – ou de plusieurs invitées –, les noms, les prénoms, ainsi qu’une photo. A vingt-heure seize, il est dans cet ascenseur dans lequel il doit juste scanner sa carte pour monter à l’étage qui lui appartenait – oui, un appartement équivalait à l’étage complet. A vingt-heure dix-sept, il arrive au quarante-cinquième étage – sur cinquante étages –, et il traverse un long couloir pour arriver devant une porte dont il doit composer un code à la poignée digitale. A vingt-heure vingt, il est posé sur sa chaise favorite, une bouteille de vin ouverte et un verre entamé à moitié. Il est perdu dans ses pensées, et se pose les mêmes questions philosophiques.

A vingt-et-une heure, c’est le gardien qui appelle pour signaler « son » arrivée et confirme qu’elle va monter – il fait le nécessaire pour l’ascenseur. A vingt-et-une heure quatre, c’est une autre sonnerie – celle de la porte – qui lui prévient que la « demoiselle » est derrière cette porte. Pouvait-on l’appeler « demoiselle » ? « Succube » serait un terme plus adapté, déclenchant mille et une passion en Arthur. Un an qu’il la côtoie, sans se lasser, sans s’ennuyer … sans se sentir « mauvais », « sale » ou « malade ». Elle s’enfonçait avec lui dans les plans tordus, insufflant toujours plus d’idées et plus d’envies au blond. Elle l’avait tout simplement enfermé dans un cercle vicieux. Il le savait et pourtant, il continuait. Il ouvrait encore, et toujours, cette porte.

Evidemment, il se montre toujours froid lorsque la porte est ouverte au monde. Dès l’instant où cette dernière se ferme par contre, il s’empresse de donner le ton du jeu de la soirée. Un collier autour du cou – avec une petite languette qui indique qu’une laisse peut y être glissée –, des menottes solides et inconfortables aux poignets, une chaîne aux chevilles ou un premier coup de fouet sur cette chair vicieuse. Sauf ce soir. Il se contente de la laisser passer, puis de flâner tranquillement et paisiblement jusqu’à sa chaise favorite – et une petite table à côté, avec sa bouteille de vin et son verre.

Comme toujours, la structure pouvait étonner. Une première pièce traditionnelle et carrée avec un mobilier très simple – deux fauteuils individuels, une table ronde et quelques tableaux minimalistes, et une forme de bar-cuisine pour des encas. Enfin, il y avait trois portes. Celle en face de la porte d’entrée donnait à une pièce circulaire avec de grandes fenêtres – une ambiance un tantinet boudoir, avec des décors dorés et marrons, rideaux lourds tirés. Celle de droite donnait directement à une salle de bain importante et extrêmement fonctionnelle, qui prenait des allures de spa avec son petit bassin d’eau chauffée, vue sur la ville. Celle de gauche donnait à une pièce, qu’Arthur avait aménagé de façon particulière. Il y avait mis tous ses « jouets » et il y passait un temps considérable avec celle qui venait de mettre pied ici.

Et il faisait encore exception ce soir. Il invitait la demoiselle à s’asseoir, et non se diriger vers la pièce de jeu – il était toujours impatient, et davantage depuis que c’était « elle ».

- Ne nous pressons pas ce soir, finit-il par dire. Que dirais-tu de me raconter ta journée, au Luxe, sans omettre de détails ?

« Parler » était rare entre eux. Très souvent, Arthur ordonnait et « elle » obéissait. Elle avait peu, ou pas, de marge.
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Invité •
Anonymous
(#) Sam 28 Sep - 15:40
Cordes et bar [Megara]

   
cordes et bar
Arthur & Megara

   

Pour ce rendez-vous, je fais toujours un effort vestimentaire. Ce n'est pas un simple plan cul que je vais voir. Non Arthur est un peu plus que ça. Il est classe, raffiné et violemment sexy. Alors je me dois d'être à la hauteur, moi et mes maigres moyens financiers. J'ai quelques robes dans mon placard, souvent de seconde main, pour pouvoir ressembler un peu plus à une femme plutôt qu'une traînée. Celle que j'ai choisi est blanche avec des fleurs colorées. Le décolleté est léger, par contre elle est courte pour dévoiler mes jambes. J'en profite encore, tant que le temps le permet. Bientôt, je serais obligée de les couvrir si je ne veux pas tomber malade. Aux pieds, je porte des bottines. Les mêmes depuis plusieurs années. Elles résistent, elles font l'affaire.

Je prends le métro pour me rendre dans Manhattan. Quartier chic où je ne vais jamais. A part pour le voir, lui. Pour notre séance de corps à corps particulier. Seul moment où je me soumets totalement. Où je ferme ma bouche. Aucune injure, aucune insulte. Juste des gémissements et parfois des cris de douleur/plaisir. Un exutoire bienvenu dans ma vie somme toute merdique. J'apprécie ces moments là, j'y ai pris goût au fil des mois. Je me réjouis même quand le rendez-vous arrive enfin. De le revoir, de le sentir près de moi. L'attirance est certaine. C'est purement physique entre nous et pourtant, l'alchimie est là. On ne parle pas beaucoup lors de ces échanges. C'est lui qui donne les ordres et moi j'obéis. Puis quand arrive la fin, on repart chacun de notre côté. Reprendre le court de notre vie. La richesse, le pouvoir, la belle vie pour lui. Le travail, la misère et la fatalité pour moi.

Nous venons de deux mondes totalement différents et pourtant, pendant ces quelques minutes, ces quelques heures, nous laissons ces différences aux vestiaires. Il n'y a plus qu'un homme et une femme en proie aux mêmes désirs. Lui aime dominer, assouvir, contrôler. Moi j'aime la soumission, le plaisir, la perte de contrôle. Je me sens plus vivante que jamais à ce moment là, sensuelle et désirable. D'où mes efforts pour lui plaire dès mon arrivée. Même si je suis très peu de temps vêtue une fois le seuil de l'appartement franchi. Je connais le chemin par coeur à force. Je salue les employés d'accueil, chose que je ne fais pas dans mon quartier. Je deviens une autre personne ici, plus civilisée, plus "normale". Je n'ai pas besoin de hurler, d'agresser ou d'insulter pour être entendue ou qu'on me laisse tranquille. Tout est différent alors que la ville est la même.

J'entre dans le lieu de rendez-vous, mes pas résonnent tandis que j'avance vers lui. Je m'attends à ce qu'il me donne des consignes sur la marche à suivre. Les vêtements à porter, les jouets à utiliser, la posture à adopter. Mais non. Il me fait signe de m'asseoir sur le fauteuil à côté du sien et je fronce les sourcils de surprise. Qu'allait-il me dire ? Voulait-il qu'on arrête ? La peur que ces moments spéciaux pour moi se terminent me fait frissonner et fait battre mon coeur plus fort. Je ne comprends pas ce que j'ai pu faire de mal pour qu'il veuille me repousser. Ou alors avait-il trouver mieux ? Une envie de changement ? Je m'installe sans un mot, bien droite dans le siège, mes mains sur les genoux. Il a ouvert du vin et en a déjà bu un demi verre. J'ai l'estomac trop noué pour en faire autant. Tant que je ne saurais pas ce qu'il en est, je n'arriverais pas à me détendre. Moi qui me réjouissais de le retrouver.

Il veut que je lui raconte ma journée. Qu'on prenne notre temps. Encore une fois, mon visage montre ma surprise. Je mets quelques secondes à répondre. Le temps de faire le tri dans mes pensées et de trouver quoi dire. En faisant attention aux termes employés. Parce que je ne veux pas parler comme je le fais tout le temps. Mon langage de rue n'a rien à faire ici dans ce lieu, avec un homme tel que lui. "Et bien.." je toussote, un peu gênée par sa question. Je mets une mèche de cheveux derrière mon oreille puis lève les yeux vers lui. "Je n'y étais pas aujourd'hui. J'ai pris ma journée pour..." Je fais un geste de la main pour désigner le lieu où l'on se trouvait. Je n'aime pas travailler quand on se retrouvait. Je sors souvent de nos rendez-vous complètement lessivée. La peau parfois un peu meurtrie et rouge. Les jambes en compote à cause des attaches qu'il a utilisé. Je ne me vois donc pas danser autour d'une barre après ça. Ni avant même. "J'ai travaillé hier soir. Pendant quatre heures. Le bar était plein. Des étudiants pour la plupart. Et hum.. j'ai fait quelques danses. Sur scène et en privé." Je ne sais pas jusqu'où je dois aller dans mon récit. Il veut que j'omette aucun détail mais c'est sensé vouloir dire quoi ? Je dois lui décrire mes tenues ? Mes danses ? Le regard que m'ont lancé mes clients en privé ? Je préfère qu'il me pose des questions plus détaillées pour que je sache ce qu'il veut vraiment. Surtout que c'est la première fois qu'il veut savoir ce que je fais quand je ne suis pas sa soumise.

(c) DΛNDELION



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