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(#) Dim 1 Sep - 21:50
I want you only with this necklace (Suzy)
Arthur De Villiers était le candidat idéal pour toute demoiselle à marier dans la haute société. Bien élevé, manières distinguées, excellentes études, CEO d’une entreprise mondiale et de haute technologie, séduisant … Les erreurs de jeunesse dont il avait fait preuve – se marier trop vite, avoir un enfant trop vite, et divorcer avec autant de promptitude – étaient pardonnées. Dorénavant, toute maman inquiète de l’avenir de sa progéniture célibataire n’hésitait pas à présenter cette dernière à l’homme, dans le vain espoir qu’un déclic aura lieu.

Toutes ont échoué à ce jour. Sauf Madame Kennedy. Elle n’a jamais baissé les bras, et n’a pas cessé de faire preuve de persévérance, continuant encore et encore à inviter l’aîné de la famille De Villiers à mille et une réceptions ou dîners qu’elle organise de façon régulière. Cependant, la harpie ne s’est pas contentée de contacter Arthur, mais également le père de ce dernier – quand il était vivant. Elle a encensé encore, et encore, les avantages d’une union entre les deux familles. Et, par la force des choses, elle eut gain de cause et rallia feu De Villiers à la cause.

Depuis, il n’était plus possible à Arthur de fuir les réceptions. Son père lui « ordonnait » d’y aller et Arthur obéissait en bon enfant – s’étant promis de ne plus désobéir au paternel. De fil en aiguille, au bonheur des parents, Suzy Kennedy – prétendue blanche colombe – et Arthur De Villiers – prétendu gendre idéal – ont appris à apprécier la présence de l’autre, malgré les défauts de chacun. La première est pleine d’énergie et est dévorée par une envie de s’amuser. A l’inverse, Arthur est calme, et adepte du contrôle absolu. Un curieux duo qui semble se compléter. Mais un curieux duo brisé par les expériences passées, et qui craignent tout implication sérieuse dans une relation. Ils jouent donc, se prétendant libre de l’un et de l’autre, mais n’hésitant pas à faire preuve de jalousie le moment venu. Ou à se chercher, quand l’éloignement perdure.

Arthur a eu à s’absenter une dizaine de jours en Asie, pour des raisons professionnelles. En raison du décalage horaire ou des obligations de chacun, il n’a pas eu l’occasion d’échanger avec la brunette. Un manquement qu’il ne tarde pas à combler, profitant d’une énième invitation de Madame Kennedy pour se rendre dans la demeure familiale. Aussitôt, le Français débute son numéro de charme : un bel éventail qui appartenait jadis à une princesse pour une charmante dame – Madame Kennedy –, un assortiment d’alcools délicats et artisanaux pour un homme distingué – Monsieur Kennedy – et enfin un collier en argent avec un gros diamant en son centre à la plus belle – Mademoiselle Kennedy.

Sauf que le cadeau bling-bling de cette dernière n’était qu’une façade pour plaire au public, pour répondre aux attentes des grands. Non, il avait un autre cadeau pour elle – plus modeste, mais qui plaira davantage à la brunette. Du soju, l’alcool coréen, venant tout droit de là-bas. Une bouteille qu’il a réussi à cacher dans le jardin, avant de mettre pied dans la maison.

- Au fait, mon cadeau attend plutôt dans le jardin, souffla-t-il à Suzy, dont il s’était approché entre temps. J’espère qu’on ne va pas tarder à disparaître de la réception de tes parents. Je voudrais bien te l’offrir et en profiter, avant de dormir comme un petit vieux.


@Suzy Kennedy
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(#) Mer 25 Sep - 0:08
I want you only with this necklace (Suzy)
Une énième réception dans la maison familiale a lieu ce soir. Une énième fois où un bon nombre de personne très influente seront présente pour ce repas organisé par ma chère mère. Cette jeune femme qui fait tout en grand et ça, depuis des années. Ce genre de soirée, j’ai l’habitude. Un moyen pour elle de me garder à résidence comme par le passé. Plus les années passent, plus je m’éloigne de la maison et plus elle craint pour ma sécurité, pour ma vie. La liste des invités change à chaque soirée, mais un nom revient assez fréquemment : Arthur De Villiers. Cet homme qui est si souvent invité, j’apprécie sa compagnie même si ce n’était pas gagné il y a quelques temps. Je sais que mes parents sont derrière tout cela. Je peux le voir quand je vois ma tendre mère nous regarder du coin de l’œil dans l’espoir de voir une quelconque romance entre nous deux. Une illusion ou un rêve, je ne cherche pas à savoir. Elle s’imagine peut-être que je serais en sécurité si je porte le nom De Villiers. Qu’aucune menace ne va planer au-dessus de ma tête si je trouve un homme respectable et que je l’épouse… Je ne suis pas prête à cette vie si bien rangé. Je l’apprécie, j’avoue que de le voir au bras d’une autre femme me dérange, mais je suis sûr que c’est juste parce qu’on passe pas mal de temps ensemble. J’enfile cette robe digne du repas organisée par le patriarche Kennedy et je gagne la grande salle pour accueillir tous les invités au côté de mes parents. Une politesse pour chaque invité qui franchis la porte jusqu’à ce qu’il passe à son tour cette dernière. Sans m’en rendre compte, un léger sourire se dessine au coin de mes lèvres. Soudainement, la soirée me semble un peu plus palpitante. Il est là et pas les mains vides. J’observe ma mère fondre sur le jeune homme quand il offre ses présents. Comment dire que mes yeux se sont grand ouverts lorsqu’il a ouvert la boite pour me présenter ce magnifique collier. Je vais commencer à croire qu’il a bon goût et qu’il a quelque chose à se faire pardonner. « Il ne fallait pas… Il est magnifique. » J’aurais dû le mettre directement, mais je préfère refermer la boite et la garder avec moi. Je ne veux pas offrir le luxe à ma mère de le voir me mettre un collier sans qu’elle ne s’emballe pour un rien. « Excusez-moi. » Un signe de la tête et je m’éloigne accueillir deux vieilles connaissances, laissant Arthur entre de bonnes mains avec mes parents. Les minutes défilent, le temps me semble presque long jusqu’à entendre sa voir non loin de mon oreille lorsque je me retrouve enfin seule. « Et le collier alors ? » De Villiers, tu commences à m’intriguer là. « De quoi s’agit-il ? Et comment t’as fait pour passer par le jardin sans te faire voir ? » Il connait mes parents et la propriété avec tous les agents de sécurité dans tout le secteur pour notre « protection ». « Retrouve-moi dans le hall d’ici cinq minutes. » Je termine mon verre que je pose sur un plateau avant de m’éloigner de lui et subtilement, m’échapper de cette soirée plus que barbante. La boite du collier dans ma main, je tapote cette dernière jusqu’à le voir arriver discrètement à son tour. « Tu m’as presque fait attendre. » mes yeux se lèvent au ciel comme pour lui montrer mon impatience légendaire. Non, c’est juste pour l’embêter pour ces dix jours d’absences et le peu de nouvelle qu’il m’a donné. « D’autres invités seraient ravis de passer plus que cinq minutes en ma compagnie tu sais. » J’hausse les épaules, me recule jusqu’à ouvrir la porte pour filer en douce dans le jardin. Soit tu me suis, soit tu retournes à la soirée Arthur. C’est ton choix

@Arthur De Villiers
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(#) Ven 27 Sep - 23:46
I want you only with this necklace (Suzy)
La drôlesse l’amusait toujours autant. Effectivement, sa compagnie était appréciée – et même recherchée avec ardeur par quelques hommes – et Arthur n’était qu’un parmi d’autres à s’être fait charmé. Pourtant, loin d’être gêné ou en colère, il riait. A ses mimiques, à son ton, à ses phrases … à vrai dire, inconsciemment, un rien lui arrachait un petit sourire au coin.

- Vois-tu, Miss Kennedy, commença-t-il à lui susurrer lorsqu’ils étaient seuls, dans ce hall, prêts à se diriger vers les jardins qu’il ne connaissait que trop bien, si je me contente d’offrir un beau collier, je vais finir par être vraiment « remplaçable ».

« Remplaçable », en référence à une conversation échangée il y a peu, par téléphone. Elle s’était vantée, en disant qu’il n’était pas le seul à vouloir venir à cette soirée ou à être à ses bras, et qu’il n’était pas plus unique à ses propres yeux. Du moins, c’était ce qu’elle avait écrit – difficile de distinguer la vérité du mensonge sur un écran noir et blanc, après tout.

- Tu devrais également commencer à m’apprécier à ma juste valeur, sinon je vais me contenter de venir de moins en moins, et juste te noyer avec les autres sous les diamants et les perles, dit-il, le ton faussement désolé et les traits exagérément gonflés.

Il ne savait pas pourquoi, mais il retrouvait cet âme joueur – et presque innocent – avec elle. Cependant, il serait mentir de dire qu’il n’avait aucune de saisir de ses lèvres, et de l’embrasser longuement. Ou tâter ses courbes. Il restait un homme, après tout. A défaut, il dépose une main au bas de son dos, et la pousse avec douceur vers une direction. Sans plus tarder, il prit les commandes et attira la brunette vers la « cachette » de la bouteille d’alcool, l’une des meilleures de la Corée – en terme de goût, d’âge, de fabrication … etc. Elle n’était ni spécialement chère, ni honteusement bon marché. Un juste prix. Une perle qui se cache habilement. Une bouteille qu’il présente solennellement à Suzy.

- Que dis-tu de boire, pas une, mais deux bouteilles, sous ce clair de lune, et à insulter le monde comme deux ado ? proposa-t-il, en dévoilant la seconde bouteille. Il finit par faire un petit clin d’œil, et indiqua avec ce même œil le sol. Est-ce que la princesse voudrait bien s’asseoir par terre, ou avait-elle besoin de sa terrasse confortable ? Il ne saurait dire, et il s’en fichait. Il voulait tout simplement se poser, boire en agréable compagnie et surtout parler.
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