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(#) Dim 25 Aoû - 16:08
Ain't no mountain high enough (Mohsen)

Ain't no mountain high enough
@Mohsen Ben Taïeb & Sven Kaplov


Une conversation sur Meet, c’est ce qu’il a fallu pour que vous vous revoyez finalement, quelques paroles incisives comme d’habitude, une volonté de toujours se tacler. Elle qui pense être apte à se protéger seule, elle qui à autant subit les aléas de la vie que toi, elle que tu as aimé dans une époque où tout semblait encore possible, une époque révolue dont tu gardes quelques souvenirs. Vous vous êtes séparé, mais tu n’as jamais cessé de veiller sur elle parce que tu sais que là, dehors, le monde est rempli de menaces errantes, que nos fantômes ne nous quittent jamais, tu le sais parfaitement toi qui te bats constamment avec ton démon intérieur. Alors même si elle t’insulte de tous les noms, te plante les plus mortels des pieux dans le cœur, même si elle te donne des droites où braque son flingue sur ta tempe, tu continueras d’errer encore et encore, parce qu’elle est un souvenir que tu ne saurais effacer parce que dans l’histoire de ta vie, elle est parmi les fondations, ancré à jamais en toi.
Aujourd’hui t’as été invité à te pointer chez elle, enfin, un pack de bière à la main, le visage impassible et un regard froid, tu toques à la porte. Tu te prépares mentalement, tu la connais Moh, elle est devenue comme toi, l’ombre d’elle-même, elle aussi à envoyé valser ses sentiments et ses belles pensées pour vivre dans les abysses. Et même si tu risques de te prendre un coup en rentrant, même si tu risques de te faire gueuler dessus, même si entre vous, c’est comme le feu et la glace, tu vas rentrer chez elle, et tu vas passer un moment avec la belle. Tu vas essayer d’en savoir plus même si tu sais qu’elle est fermée. Tu te dois d’essayer Sven non ? Finalement, la porte s’entrouvre.
« Je t’ai apporté de quoi boire comme convenu, tu me laisses entrer ? »

Aucun sourire, tu restes de marbre, vous n’avez pas besoin de ça pour vous comprendre, vous vous connaissez trop bien, ça a ses bons côtés et ses mauvais, elle sait où taper pour te faire mal, tu sais de quoi parler pour la toucher.
« De toute façon maintenant que j’suis là, si tu n'ouvres pas, j’retourne ta porte. »

Sven la finesse ou comment montrer à quelqu’un qu’on à vraiment envie de le voir. Quoi qu’elle fasse Moh, elle se débarrassera de toi qu’en te mettant une balle dans ta petite tête bornée, parce que t’es comme ça et que tu ne changeras pas, surtout pas pour elle, surtout pas aujourd’hui.
AVENGEDINCHAINS
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(#) Lun 26 Aoû - 14:32
Ain't no mountain high enough (Mohsen)


   
   @Sven Kaplov & Mohsen Ben Taieb
   to keep me from you

C
est au rebord de ta fenêtre que tu le voyais déjà arrivé et comme une enfant tu t'éloignais. Le battant du coeur pulsant le sang au maximum. Et les vibrations de ton être sous la respiration haletante de ton corps alors que tu dévales les escaliers te donnent des fourmilles au corps. Les pieds nus, les pieds chargés. Chaque pas sur le bitume qui retentissent comme une délivrance et aussi un peu comme votre histoire. Ce besoin de vous voir et de vivre loin de votre passé.

Ses mots à lui résonnent encore en toi alors que tu les lisais à haute voix. Tu ne peux pas t'empêcher, toi, d'être comme ça. Si distante, si méfiante...si toi. Il représente ce passé où les mots libérés de ses lippes avaient encore de la valeur qu'ils pouvaient te chambouler, te faire voyager toi jolie, l'innocence pure que tu étais. Et pourtant, tu cours toujours vers ce passé si souvent pour en arracher les bouts scarifiés. Pourquoi ? L'envie d'oublier ses blessures sur ta peau délicate, derrière tes nombreux tatouages, derrière tes airs de froideur. Ton allure de mannequin qui ralentit le pas reprenant ta respiration pour te coller le dossier contre la porte, à fermer les yeux. Attendre. Entre excitation et peur de le voir d'aussi près. Entre la nouvelle et l'ancienne toi.

« Je t’ai apporté de quoi boire comme convenu, tu me laisses entrer ? » cette voix. Comme s'il savait qu'elle serait là... Elle sourit puis se retient et Mohsen l'innocence disparaît. "J'suis fatiguée, pars". « de toute façon maintenant que j'suis là, si tu n'ouvres pas, je retourne ta porte. » Mohsen rit à plein gosier alors qu'elle prend l'arme, croise ses bras sur sa poitrine et après quelques secondes de silence se décide à décoincer cette vieille porte grinçante. Mo observe le jeune homme, son teint basané et ses airs d'ailleurs. Mets la charge dans la machine à tuer qu'elle pointe devant lui, la sécurité retirée. Ses longues tresses brunes qui lui retombent dans le dos. Ses miroirs qui toisent avec intensité alors qu'elle murmure : "Tu es certainement le plus grand fou que je n'ai rencontré" et cette arme chargée qu'elle colle sur son torse intensivement, se promenant en dessous de sa pomme d'Adam. Lionne tend sa main libre pour le saisir à l'encolure de son shirt. Elle est un poison pour son âme.

Et pourtant là, la diablesse se consume dans le désir de le voir aussi faible en face d'elle. Qu'il ressente un peu ce qu'il lui fait quand il revient et qu'ils s'assemblent. Son coeur qui se rallume pour des souvenirs qu'elle a jadis enfouis...elle lui en veut à chaque fois de se sentir réelle. Souffre César, Cléopâtre te fera regretter tes actes !. Elle ne veut que lui faire souffrir parce qu'elle connaît ses faiblesses où l'atteindre; folle elle est. Sans doute. Volonté de refermer la porte lorsque ses pensées sont à nouveau submergées mais soupire en abandon. "Donne-moi une raison" chuchote-t-elle en posant l'arme contre son coeur puis...descendant à l'embrasure de son pantalon. Le voir aussi retenu devant cette arme la réjouit, la fait hésiter un instant et pourtant c'est lui qui veut rentrer dans son monde, sa lubie, sa folie... et il n'en démordra pas. Et voilà, ce vent nouveau sur sa peau sucrée qui souffle une Afrique lointaine, ce sang chaud d'antan. Ses lèvres charnues qui susurrent, qui titillent "une seule" alors que ses yeux se rapprochent de son visage pour s'en éloigner.
WILDBIRD
 
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(#) Lun 26 Aoû - 18:52
Ain't no mountain high enough (Mohsen)

Ain't no mountain high enough
@Mohsen Ben Taïeb & Sven Kaplov


Sourire en coin dressé sur ta gueule d’ange, toi qui te croyais invité dans la demeure de la belle, tu te retrouvais à présent menacé par ton hôte, rire nerveux irrépressible que tu laisses échapper avant de cesser abruptement. Tu n’es pas venu jusqu’ici pour jouer une nouvelle fois à ce jeu pervers te promettant une mort certaine, tu ne veux pas encore te battre, lutter pour lui faire comprendre que sa volonté de t’éloigner, de te faire disparaître ne sera jamais exaucé. Qu’importe où elle ira, ton ombre la suivra de près, qu’importe la situation dans laquelle elle se trouvera, tu ne seras jamais loin, qu’importe la chute qu’elle fera tu seras en bas prêt à la rattraper. T’es trop bien placé pour savoir que certaines blessures imperceptibles ne se referment jamais, tu sais, t’espères, que jamais elle n’osera presser cette détente contre toi, ta main saisit la sienne portant le canon jusqu’à ta tête.
« Tu veux qu’on recommence ce petit jeu ? Tire ou range ça maintenant. »

Ton regard est froid, inexpressif, tu es las de répéter encore et encore la même comédie, tu veux qu’elle s’ouvre à toi, tu veux être cette épaule sur laquelle elle peut s’appuyer, tu veux lui montrer que ta présence n’est pas que poudre aux yeux. Et pourtant, chaque tentative semble vouée à l’échec, chaque fois que tu essaies de briser le mur qui vous sépare, tu en trouves un autre, un autre et un autre. Chaque fois que tu crois avoir fait un pas en avant tu te retrouves deux pas en arrière. Pourquoi ? Pourquoi ne te laisse-t-elle pas faire un pas dans son monde. Qu’est-ce qu’il effraie, elle avec qui tu as tant partagé de choses, elle qui a su faire battre ton cœur quand tu n’étais encore qu’un jeune homme baignant dans un océan d’innocence, qu’est ce qui s’est passé pour qu’aujourd’hui elle te considère comme un inconnu, un vaurien, un parasite.

« J’entre que tu le veuilles ou non et on va boire ces foutues bières. Si ça ne te convient pas, je m’en fous. Compris ? »

Ta voix s’élève, témoignage fort d’un ras le bol insoutenable, incapacité à contenir ses crises enfantines, si Moh ne veut pas entendre raison par la douceur, tu laisseras l’animal en toi lui montrer qu’elle ne fait pas la loi, qu’elle n’a aucune autorité sur toi. Que sa comédie prenne fin, ici et maintenant et que c’est toi qui lèves le rideau de cette grande mascarade. Tu erres dans son repère, son intimité, ton regard se balance de meuble en meuble à la recherche de réponse. Tu effleures du bout des doigts les murs. Les oreilles tendues, tu écoutes le moindre bruit. Ton nez qui s’agite pour tenter de connaître des effluves familiers. Si Moh te cache quelque-chose, tu le trouveras, parce que t’es comme ça Sven, un aimant qui se ne détache pas tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il voulait. Et ce que tu désires là, plus que tout, c’est elle, sa version d’elle honnête, qu’elle fasse tomber le masque du grand méchant loup insensible, qu’elle expose sa vraie nature, qu’elle laisse le temps d’un instant la vraie Moh resurgir, celle d’antan, celle qui n’avait pas peur de discuter avec toi, celle qui t’as séduit, celle avec qui tu as tant partagé et qui a laissé son empreinte à jamais dans ton corps, dans ton esprit.
Tu l’attrapes, l’attires vers toi, et la serre dans tes bras sans poser aucune question, sans demander aucune autorisation, tu veux la sentir contre toi, lui montrer que tu es là, pour elle et que tu ne partiras pas.
AVENGEDINCHAINS
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(#) Lun 26 Aoû - 21:41
Ain't no mountain high enough (Mohsen)


   
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L
e canon est pointé contre son crâne et elle frémit. Ce canadair entre ses mains. L'entre-deux. Le pouvoir de la vie ou de la mort. L'idée même de le perdre totalement ou de le laisser vivre. Ce plaisir et ce malheur. « Tu veux qu’on recommence ce petit jeu . Tire ou range ça maintenant. ». son souffle est entrecoupé, réduit à néant.  Se débarrasser de Sven au point d'aller en prison. Et pourquoi pas ? Son destin semble tout tracé. « J’entre que tu le veuilles ou non et on va boire ces foutues bières. Si ça ne te convient pas, je m’en fous. Compris ? ». sa voix encore qui résonne, cogne sa boîte crânienne. Elle hoche la tête comme une enfant tentant de redescendre l'arme, l'éloigner de lui avant de le laisser passer. Mohsen s'écarte et retire le chargeur avant pour le glisser dans sa poche arrière.

Il est observateur, elle le suit des yeux. Chacun de ses mouvements sont des couteaux plantés en son coeur. Elle suit sa finesse, ses doigts qui se collent aux murs alors qu'elle tente de se rapprocher pour lui demander ce qu'il fait. pourquoi agit-il ainsi ? Mohsen ne veut pas qu'il s'attarde sur ses meubles vieillots, ses photos anciennes et la décoloration de son papier peint qui se décolle d'ailleurs. Ce papier peint qui date et qui connaît les aléas de sa vie mieux que quiconque, les yeux de cet endroit. Mais, il l'attrape déjà alors qu'elle est distraite et sa crinière se coince derrière ses bras féroces. Une peur envahit son être. Va-t-il ? Va-t-il ?!non, il ne pourrait pas.

Lionne hurle de peur, d'inquiétude mais ce sont des cris étouffés qui résonnent dans ses bras, et elle à se débattre de son odeur, de tout chuchote un "Lâche-moi s'il te plaît. Ne fais pas ça !" à finir par le supplier, les larmes qui s'alignent l'une après l'autre, qui l'apaisent étrangement parce qu'elle se voit pleurer pour une fois depuis bien longtemps. Sa respiration haletante. Ses souvenirs qui la calment, la bercent. Sa poitrine contre son torse, ses joues contre son cou et ce parfum, le sien qui l'enivre encore. "Sven lâche-moi ! pleure-t-elle à se battre contre l'ancienne Mohsen, l'amoureuse Mohsen, la douce Mohsen. À s'accrocher aux battants de la vie, ses mains qui tirent dans son dos sur son habit. Ses ongles qui s'enfoncent dans sa peau jusqu'à ce qu'elle se fatigue et abandonne. Et c'est comme une éternité qui passe, le temps n'existe plus et elle n'est qu'elle là dans les bras d'un homme qu'elle aimait, aime ou peut-être moins. Elle relève la tête puis passe son front contre le sien avant de fermer les yeux, les larmes qui ne s'arrêtent pas et son corps qui sanglotent. "J'ai eu peur..." exprime-t-elle..."il m'a tellement fait du mal" et son incapacité à parler tellement la douleur qui la hante encore, toujours. "J'étais sa chose, son objet" elle ferme les yeux, autant se les crever à appuyer fort dessus pour ne plus voir sa misère. Des milliers étoiles dans yeux, la tête qui tourne. Elle se mordille les lèvres à vouloir laisser le sang perler sur ses mots. "Tue-moi" souffle-t-elle. Que cette douleur parte et qu'elle soit enfin heureuse.
WILDBIRD
 
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(#) Mar 27 Aoû - 19:45
Ain't no mountain high enough (Mohsen)
Citation :

Ain't no mountain high enough
@Mohsen Ben Taïeb & Sven Kaplov


Lutte acharnée, tu ne te laisseras pas faire, tu la brûleras de toute la chaleur humaine qu’il te reste, tu lui donneras les quelques miettes du restant de ton humanité s’il le faut, tu ne la laisseras pas t’écarter à nouveau , trouver un énième prétexte idiot, tu ne la laisseras pas fuir encore comme elle le fait si bien, tu sens qu’elle essaye de t’échapper, tu sens ses cris, ses coups, tu sens ses ongles pénétrer lentement ta peau de pierre, ses larmes perler sur ses joues avant de pénétrer ton épiderme, ses larmes qui se frayent un chemin jusqu’à ton cœur, volcan d’amour, source de malheur inépuisable, que tu croyais définitivement éteint. Elle aura beau dire toutes les atrocités qu’elle désire, elle aura beau prendre toutes les armes pour te faire mal, tu resteras là, à l’encercler de toute part de tes bras que tu veux protecteur, tu ne fuiras pas comme elle le fait, ton cœur gronde, le volcan se réveille et tes yeux s’emplissent d’un liquide que tu ne pensais plus jamais verser, tes lèvres restent scellées, tu es incapable de dire quoi que ce soit. Les coulées de lave se déversent sans que tu ne puisses les arrêter, ta gorge se noue, ton pouls s’accélère, t’es pris dans ce tourbillon d’émotion que tu n’avais pas anticipé, tu te retrouves un genoux à terre, sa voix, ses larmes, c’est trop pour toi, les souvenirs d’antan défilent à toute vitesse dans ta tête, vos moments heureux, votre paradis qui semblait si durable, les larmes de joies que vous partagiez ce sont transformé en tristesse absolue.
Tu ignores ses paroles, tu ne lui donneras jamais ce qu’elle désire, tu sais ce qu’elle a vécu et combien elle a tant souffert, tu la serres encore plus fort dans tes bras avant de finalement lui voler un baiser interdit où tu déverses toute ta passion, où se mélange tristesse et amour, ce baiser amer pour signer cette lettre authentique d’amour.
« Je ne t’abandonnerai jamais Mo. Jamais. »

Tes paroles sonnent le glas d’une déclaration que tu aurais dû faire bien longtemps auparavant, toi qui avais peur de reconnaître ce sentiment de déchirement dans ta poitrine, toi que les épreuves de la vie ont forgé pour devenir une arme sans cœur. Un homme dénué de sentiment. Toi qui venais de t’effondrer sous le poids d’une émotion bien trop forte.
Le tourbillon cesse, la lave se pétrifie, le volcan s’éteint et ton humanité replonge dans les abysses peu à peu. Faiblesse que tu ne te résoudras jamais à accepter, tu dois être fort, pour elle. Tu dois lui montrer que même si les fantômes la pourchassent, tu seras toujours derrière elle pour les chasser. Tes yeux se perdent dans les siens. Tu es prêt. Prêt à recevoir tous les coups qu’elle te donnera, prêt à recevoir la balle qu’elle t’avait tant promis, prêt à embrasser le repos éternel, tu as fait ce que tu avais à faire et ta conscience s’en retrouve apaisée. Un sourire orne peu à peu ton visage, les nuages se dissipent et le soleil brille au-dessus de ta tête. Parle-moi Mo, insulte moi, frappe moi, tue moi, mais parle-moi, laisse-moi entendre une fois de plus ta voix.
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